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mercredi 13 décembre 2006

Renaître de sa douleur


Descartes imaginait l’âme comme une sorte d’ectoplasme reliée par un fil invisible à l’épiphyse. Les neuro purs et durs, eux, ne jurent que par les cartographies du cerveau qu’ils aimeraient bien colorer avec de la chimie tandis que les psy tentent de relier les bouts. Parce que la souffrance, celle qu’on ressent au fond de soi, se moque des frontières. Elle est là, un point c’est tout. Au milieu de tout ce fatras, vint le neuropsychiatre Boris Cyrulnik et sa théorie de la résilience : comment renaître de sa douleur, tel un phénix. Il a évidemment l’avantage de bien connaître le cerveau mais il conduit surtout de belles analyses sur l’homme. Il continue sa voie de l’espoir avec ce dernier livre De chair et d'âme, aux éditions Odile Jacob. A conseiller absolument à tous ceux qui doutent du bonheur et qui souffrent d’eux ou des autres. Il n’y a pas que la sérotonine (la substance du bonheur ?) dans la vie, il y a aussi notre rapport à l’autre :« …Pour devenir intelligents, nous devons être aimés… Sans attachement, pas d’empathie… » Notre vulnérabilité est à la fois biologique et sentimentale. La morale de son histoire est qu’on n’est plus obligé de choisir entre le corps et l’âme, même si les choses sont moins faciles aujourd’hui : « L’homme n’est plus sacré depuis qu’il n’est plus surnaturel. La technologie a tellement modifié la condition humaine qu’elle a naturalisé son âme ». Pour finir, je vous propose de réfléchir sur ce constat de Boris Cyrulnik : « Les aveugles de naissance rêvent sans images. »…

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