lundi 22 décembre 2008

Penteo, un concurrent de Gartner

Dans le petit cercle des cabinets d'analyses spécialisés en TIC, il y a Gartner, Forrester, etc. ... Et puis il y a Penteo, un cabinet d'origine espagnole qui tente de se déployer en Europe.
J'ai rencontré le fondateur Toni Macia et il a l'air d'avoir plein d'idées.
C'est toujours intéressant de voir quelles peuvent être les analyses d'un cabinet européen par rapport à celles des grands cabinets américains.
Prochaine rencontre à Paris, le 4 février sur le thème "Prévisions d’investissement en technologie d’information et de communication des entreprises espagnoles, françaises et britanniques
pour l’année 2009".
Communiqué de presse et renseignements pratiques ci-après

Paris, 4 Février 2009
Hôtel Saint James Paris – Club Room. 43, Avenue Bugeaud, Paris 75016
Penteo, un des leaders européen d´analyse et d’étude du marché TIC, présente à Paris son étude á l’échelle européenne des prévisions d’investissement en technologie d’information et de communication des entreprises espagnoles, françaises et britanniques pour l’année 2009.   
La crise économique a transformé, en 2008, la problématique des entreprises en termes de gestion et d'acquisition de solutions et services TIC (infrastructures, logiciels, externalisation, services). Penteo a réalisé ainsi une étude des entreprises européennes dans le but d'évaluer l'impact de l'environnement économique actuel sur la stratégie des DSI ainsi que leurs priorités en matière de projets et de gestion de ressources.
Pour répondre a ces questions, Penteo a mené une étude globale auprès de 105 dirigeants TIC en Espagne, France, y Royaume Uni. Les résultats de cette étude seront présentés lors de la première Rencontre Thématique Penteo à Paris.
Une des conclusions significatives de notre recherche, effectuée durant les trois premiers trimestres de 2008, met en évidence le maintien d’une certaine confiance de la part des DSI avec cependant de nouvelles priorités.
08:00    Accueil participants + café.
08:30    Introduction.
M. Roger Pottlitzer (Directeur Associé, PENTEO France)
08:40    Proposition de Valeur European Penteo Forum.
M. Toni Macià, Conseiller Délégué, PENTEO
08:55    Présentation du rapport  «European IT Spending»
M. Sandro Pichegru,  Analyste Sénior  France, PENTEO
09:40    Entretien avec Jorge Chumillas CFO Groupe Puig (Paco Rabanne)
10:15    Débat
10:45    Fin
Merci de confirmer votre participation par email á l‘adresse suivante : i.salmero@penteo.com avant le 30 janvier 2009.

Dama velata, la plus belle dame de Venise


C'est au Ca'Rezzonico de Venise

et, à chaque fois, je reste devant,

le souffle coupé.

C'est en marbre.

- Dama Velata (Puritas)

- Antonio Corradini (1668 - 1752)

mercredi 17 décembre 2008

La mauvaise humeur de Lucien: Mythes et réalités 2.0

A entendre les commentaires élogieux des observateurs habituels et des acteurs infatués du web X.0, tels qu’ils se sont auto-congratulés à un symposium récent, on a l’impression que rien n’a changé, le miroir aux alouettes fonctionne toujours. Les vendeurs de mirages sont toujours là et l’on boit leurs paroles parce qu’ils nous promettent un cybermonde rose bonbon.
Bien sûr, la première bulle internet a éclaté mais, disent-ils,  c’était la faute aux financiers. Bien sûr, c’est la crise mais, tiens, c’est encore la faute aux financiers, bonne idée,  et on souffrira tous ensemble,  non mais. Bien sûr, le web X.0 ne fait pas repousser les cheveux, il ne change décidément rien à la guerre, ni à la famine, ni à la fonte des glaciers mais on ne peut pas tout lui demander, quand même ! Ca me rappelle cette phrase terrible d’Isaac Singer à propos des écrivains qui eux aussi croiraient à leur destin : «  Ils ne peuvent pas changer le monde. Ils ne peuvent même pas le rendre pire. »
Par contre, les messages alarmistes des techno-gourous sont toujours là : attention, si vous ne prenez pas le train en marche, vous allez louper le prochain virage, vous ne serez ni Google, ni Meetic, tant pis pour vous ! Sous-entendu grossier : venez me voir que je vous explique, ça ne vous coûtera pas cher, je vous jure !
Le problème, c’est que depuis 8 ans, on cite toujours les mêmes rares acteurs, ceux qui ont su perdurer, ils devraient prendre des royalties sur le nombre de citations ! Et ce qu’on ne vous dit pas, c’est que pendant ces 8 ans, de par le monde, il y a beaucoup plus d’entrepreneurs qui ont fait fortune dans la finance, l’import-export ou l’immobilier, la pharmacie, la beauté ou le luxe que dans le web !
Ce qu’on ne vous dit pas non plus, parce que ce n’est pas internetement correct c’est que les seuls vrais business models à succès de la toile sont ceux du piratage, du spam et de la pornographie qui concentrent à eux trois 90% du trafic. Evidemment, à l’affiche d’un symposium, c’est moins vendeur.
Et enfin ce qu’on ne vous dit pas vraiment, à part récemment dans Sciences et Vie, bravo, c’est que jamais le réseau n’a été aussi près de l’implosion parce qu’il est le résultat d’un empilage invrai-semblable de bricolages successifs. D’abord des militaires puis
des universitaires, imaginez le résultat ! Il n’y a strictement aucune raison scien-tifique pour qu’il continue à fonctionner. Surtout que, dernière grande plaie, les pirates malveillants de tous bords qui sont de bien plus grands techno-experts que nos pseudos-gourous de salons, ont pris le pouvoir depuis longtemps sur internet parce qu’ils sont les seuls à avoir à la fois la compétence (achetée si besoin), les moyens et la volonté de parvenir à leur fin qui est, choisissez, de blanchir l’argent sale, manipuler les foules, financer le terrorisme ou d’escroquer son monde.
C’est dommage que personne n’ose dire tout cela, oui , c’est dommage parce que si on faisait la part des choses, alors, là , peut-être, on commencerait à voir émerger de vrais projets porteurs de progrès c’est-à-dire d’histoires belles et humaines,  comme tout ce qu’on sent de possible et d’authentique qui se cache derrière les réseaux sociaux et le collaboratif, derrière l’entreprise virtuelle et le social lending, derrière la co-création et le business en réseau.
On peut toujours rêver en attendant que le  ciel d’internet nous tombe sur la tête.

mardi 9 décembre 2008

Je cherche des infos sur l'école "Sup de l'Homme"

Son lien:
http://www.cerpac.fr/enseignement/index.htm
C'est pour la fille d'un ami qui est intéressée..
Je suis preneur de toute piste ou toute info, ici en commentaire ou en privé sur rmon mail : lucATfayard.com
Merci d'avance!

lundi 8 décembre 2008

Photos Mystères, un plaidoyer pour l'environnement


Ou en plein écran (powerpoint pps): ICI. Ou en version vidéo (wmv): LA.
-- source : le site inépuisable de Roland Moreno  Déliro http://deliro.net , merci Roland!
tag technorati :

mardi 2 décembre 2008

BlackBerry Storm: ce que j'en pense (ma chronique à Radio Classique)

Ma chronique diffusée ce matin mardi 23 décembre 2008, à écouter en streaming ou à podcaster( écoutez-bien, je suis en direct et je dis "bourreautique" au lieu de "bureautique"!!!... :)
J’ai testé le dernier modèle de téléphone intelligent de BlackBerry, le Storm. Il est souvent présenté comme un concurrent sérieux de l’iPhone car il offre lui aussi un grand écran tactile, avec un atout très médiatisé de plus, ce fameux effet d’enfoncement quand on pose le doigt sur l’écran : effectivement la sensation est assez agréable. Du coup, plus de clavier, eh oui !  Alors que ce clavier a été l’argument majeur de BlackBerry pendant des années.
Après quelques jours de prise en main, je confirme : dans cette catégorie des smartphone  - ou plutôt même un cran au-dessus -  des PDA comme on dit en anglais, Personal Digital Assistant, voilà peut-être le modèle idéal, le killer app comme on dit toujours en anglais, celui qui va tuer tous les autres.
Il est en effet très rapide, notamment pour la synchronisation des données avec le PC. Il a un écran de très bonne qualité et un son excellent ce qui en fait un lecteur parfait de musique et de films.
Ecoutez le son d’une bande annonce
C’est la bande annonce du film Babylon AD. Et quand vous la visionnez sur le Storm, c’est très impressionnant !]
Deus bémols : le maniement de l’appareil photo ne m’a pas du tout convaincu. Pas plus que le changement d’orientation automatique portrait – paysage qui met parfois du temps à se déclencher.
Point forts en revanche, le Storm a tous les outils bureautiques pour faire du Word, de l’Excel ou du Powerpoint,  avec un clavier virtuel qui fonctionne assez bien,  à condition de privilégier l’usage des deux pouces, ce qui est assez particulier mais on s’y fait assez vite.
La gestion des emails, point fort initial de BlackBerry, est toujours aussi bonne : vous tapez votre adresse et mot de passe et hop ! quelques minutes après, vous recevez vos mails de manière automatique. C’est le meilleur du marché dans cette fonction.
Gros point faible du Storm : son logiciel d’accompagnement Media Manager. Il est très loin d’avoir le niveau et il souffre de la comparaison avec iTunes. A mon avis, il faut tout revoir dans ce logiciel, sa performance et son ergonomie.
ET enfin, un gros regret et un gros étonnement: pas de wifi ! Un oubli assez incompréhensible mais c’est comme ça. En tout cas, il manque , ce wifi, parce qu’on en prend vite l’habitude. Peut-être dans la prochaine version ?
Alors, iPhone ou Storm ? Eh bien moi, pour l’instant, je garde les deux !

dimanche 30 novembre 2008

La France 20e au palmarès mondial de compétitivité de l'industrie desTIC


Ce genre de classement vaut ce qu'il vaut: on triture des chiffres dans tous les sens et on en sort ensuite de beaux tableaux. Mais comme tout le monde est logé à la même enseigne, il a au moins une valeur relative. Et donc la France est 20e dans ce classement des pays censés être les plus compétitifs dans le secteur des T-I-C (technologies de l'information et de la communication).
Classement réalisé par The Economist Business Intelligence Unit et sponsorisé par BSA (Business Software Alliance)
Critères pris en compte et place de la France


La meilleure place relative de la France est dans l'environnement légal : 12e mondial!

C'est son meilleur critère!

Je trouve ça très drôle quand j'entends les pleureuses de tout poil se plaindre des obstacles administratifs en France!...

Il va falloir maintenant qu'ils trouvent une autre raison pour expliquer leurs échecs.

Pour les enfants de Ouagadougou


Je ne sais pas pourquoi, parmi tous les pays pauvres du monde en général et du continent africain en particulier, le Burkina Faso a toujours eu la cote dans les écoles françaises...
Tant mieux pour lui.
L'ancienne Haute-Volta s'est rebaptisée "Le pays des hommes intègres" (ne  pas confondre avec "le pays des hommes debout",  le Nunavik, pays des Inuits) et dans les rues de sa capitale Ouagadougou courent des enfants par milliers.
Ma fille m'a vendu des cartes de voeux parce que ces enfants ont besoin de nous...
Très jolies cartes d'ailleurs.
14 millions d'habitants, soixante ethnies.
Agriculture, coton.
Et c'est l'un des pays les plus pauvres du monde: PIB de 350 euros par an par habitant. (26 000 euros en France)
Mais comme ils n'ont pas beaucoup la télé, peut-être auront-ils plus de chance d'être heureux (une étude de l'Université de Maryland montre que les gens heureux regardent deux fois moins la télé que les gens malheureux!...)

vendredi 21 novembre 2008

J’ai testé pour vous une bête de course : l’Alienware M17-R


La marque reste connue pour son design futuriste qui, lui, a été maintenu, on n’aime ou on n’aime pas le style alien. Le modèle que j’ai testé offre en outre un dispositif de sécurité renforcé avec reconnaissance faciale et biométrique (empreinte du doigt) assez impressionnant.
Alors, à vos manettes !

vendredi 14 novembre 2008

Le jeunophile

source photo : la formidable galerie flickr de noiselot
(PS: c'est pas moi sur la photo mais je l'adore!)
Je suis prof en fac et je dois vous l’avouer : j’adore les jeunes d’aujourd’hui ! Je sais, ça peut faire bizarre, le prof jeunophile, à l’époque de tous ces politiquement corrects qui s’enchaînent les uns aux autres et finissent par museler le discours et les idées, j’imagine les réactions, c’est qui se mec d’abord et qu’est-ce qu’il leur veut aux jeunes, j’appelle les flics moi s’il continue à les regarder comme çà ce monsieur– mais tant pis j’assume !
D’abord, je les trouve beaux, garçons et filles, ils ont de la gueule, à l’aise dans leurs fringues, j’ai l’impression qu’ils se tiennent plus droits que nous à leur âge, ils se la pètent, c’est des frimeurs , ça me fait marrer l’apparence qu’ils prennent quand ils déambulent, ils sont très attentifs à se faire bien voir, au sens littéral, on dirait des hérons de concours. Ca bouge bien quand ils marchent, y’ a comme une danse dans l’air , c’est des co-propriétaires de l’espace, ils s’y sentent bien.
Ensuite, c’est dingue ce qu’ils ont le regard naturellement insolent , ils te regardent comme un truc à bouffer, un produit low cost à consommer : qu’est-ce qu’y m’veut celui-là, à quoi va-t-il me servir ? Et malheur de toi si leur tête se détourne, c’est qu’ils t’ont zappé, pauvre zigouille, t’existes plus, t’es plus qu’une ombre sur le trottoir et tes larmes n’y pourront rien changer. Faut les accrocher très vite et très fort comme ces foutues pages web sur lesquelles ils ne restent que 3 secondes en moyenne. Faut que ça flashe si tu ne veux pas que ça washe, faut que ça tripe si tu ne veux pas l’exit.
Ils sont nuls en français, font des contresens incroyables même sur des mots que je croyais courants mais ils s’en foutent et, comme ils sont tous de la même nullité moyenne, ils se comprennent très bien entre eux ; d’ailleurs, je ne sais pas comment ils font, mais c’est sûr que les mots aujourd’hui n’ont plus la même importance, en ont-ils jamais eu d’ailleurs ? Les mots s’effacent derrière un geste ou un sourire. C’est la génération image et son. Comme dit le jeune écrivain et musicien Alessandro Barrico : « Il y a de la musique dans les mots ; mais la musique est plus forte, elle n’a pas besoin de mots. »
Ils ne sont pas mauvais en maths, ces jeunes, et surtout, d’une promo à l’autre,  de plus en plus forts en sciences et en techno. Je le sais car je leur fais passer les mêmes tests chaque année, le laser où les gênes n’ont plus de secret pour eux. Mais ça tout le monde en parle : génération Y multimédia et tutti quanti…  Les mauvaises langues disent que ça empêche de se concentrer, tous ces bidules branchés en même temps. Mais ils n’ont pas compris que ceux de la génération Y n’ont pas le cerveau câblé comme nous, ils sont des mutants du numérique, des hybrides en gestation. C’est leurs enfants qu’il faudra regarder avec attention !
Et puis d’abord, bande d’ignares, Einstein lui-même le disait : l’imagination c’est mieux que la connaissance.
Moi je les aime ces jeunes, c’est des voraces, ils ont de l’appétit, ça se voit, veulent bouffer la vie. Ils sont ciblés dans leurs envies et leurs questions, vont droit au but, z’aiment pas le superflu.
Ca ne les empêche pas de consommer à tout va, plus que nous à leur âge j’ai l’impression. Je ne sais pas comment font les filles pour avoir toutes les mêmes bottes au même moment, ça m’a toujours impressionné cette focalisation temporelle de la mode.
Les mecs sont plus bavards qu’avant, nous on se taisait pas mal où on disait des conneries en parlant fort, eux ils ont l’air de causer davantage entre eux, de manière sympathique et conviviale. C’est pas sûr qu’ils s’écoutent plus les uns les autres mais ils font bien semblant en tout cas et ça donne envie de faire partie de l’orchestre. Ils sont en train de jouer une nouvelle partition. Ca serait con de louper l’audition.
Et puis surtout la grosse différence d’une génération à l’autre c’est que filles-mecs ça se mélange sans vergogne et ça bouge plus qu’avant, les groupes se font et se défont au gré des tchats et des textos.
Alors, pitié, que les vieux cons se la ramènent pas, please, en se plaignant des jeunes d’aujourd’hui qui ceci qui cela, saute du mur et puis s’en va. Qu’ils aillent voir ailleurs cela, dans le cimetière des pleureuses éternelles.
Le seul petit reproche que je leur ferai, moi, c’est que je les trouve pas très drôles, ces jeunes, j’ai l’impression que nous on rigolait plus volontiers. Sont sérieux, quoi, pas beaucoup d’humour. Mobiles, ouverts, communiquants, voyageurs et polyglottes, mais sérieux comme des petits papes. Y’a le Sida qu’est passé par là et autres joyeusetés de la modernité sanglante. Nous en 68 on lançait des pavés en l’air en pensant qu’ils ne retomberaient jamais. Eux peut-être ont-il trop vu de tout trop tôt. En même temps qu’eux, avec eux, ou à cause d’eux, je ne sais pas, le temps s’est accéléré et tout s’est mis à changer très vite comme les images à l’écran. On aurait du leur dire que si les mots ne sont que des mots, les images c’est pire c’est même pas des images mais des caricatures, des mensonges. Entre réalité virtuelle et déformation médiatique, les repères et les structures, ça devient plus dur à trouver.
Mais je m’en fous, je suis définitivement piquousé aux jeunes, je revendique haut et fort ma jeunophilie et tant que c’est pas interdit par la loi  - on ne sait jamais avec les légiféreurs fous qui nous gouvernent- tant que je pourrai les voir bouger et les entendre causer et please rire un peu plus, je continuerai à les aimer et à me sentir moins vieux.
Allez les jeunes !



mercredi 12 novembre 2008

Le PDA idéal n'existe pas

PDA, ca veut dire personal digital assistant en anglais, un truc intraduisible en français, c’est le sigle courant pour ces appareils comme l’iPhone d’Apple  ou le Blackberry qui cumulent le téléphone, l’internet, la messagerie et le multimédia.
On les confond souvent avec ce qu’on appelle des smartphones, des téléphones évolués.
La différence est que les PDA sont de véritables ordinateurs de poche communiquants, ils ont même prétention à devenir demain le terminal universel qui servira aussi de moyen de paiement et de coffre-fort numérique personnel.D’où l’angoissante question : lequel choisir ?
Trois modèles dominent le marché : le Touch Diamond de HTC ,le Bold de Blackberry et l’iPhone 3G d’Apple. J’ai eu la chance de les avoir tous les trois en main, suffisamment longtemps, et je peux donc vous dévoiler l’horrible vérité : le PDA idéal n’existe pas, c’est un compromis des trois.

A l’iPhone il prendrait  l’écran tactile, les icônes et l’internet; au
Blackberry, le clavier, le mollette et la messagerie ; enfin, au  HTC
Touch Diamond, la puissance, la compatibilité Microsoft Office et
l’écriture manuscrite.
Une fois qu’on a relevé ces qualités respectives, il ne reste plus que
des défauts communs aux trois modèles, défauts que les fabricants
doivent absolument corriger.
D’abord l’autonomie : elle est ridicule, à peine une journée alors
qu’il faudrait passer à une semaine comme avec les téléphones modernes.
Ensuite la fiabilité ; ces appareils plantent régulièrement, même
l’iPhone d’Apple et il faut les redémarrer après avoir effacé la
mémoire ce qui est pour le moins agaçant. Enfin l’ergonomie qui est
largement perfectible sur chaque modèle : certains menus du Blackberry
sont des listes alphanumériques indigestes ; la simplicité du maniement
de l’iPhone tourne parfois à la pauvreté ; quant au HTC il ne sait
toujours pas quand il vaut mieux prendre le stylet ou tapoter avec le
doigt.
Quant à moi, j’ai choisi, je me balade avec les trois modèles dans la
poche, chacun chez un opérateur différent. Mais est-ce bien raisonnable
?

mardi 14 octobre 2008

Innovation et web 2.0: ma célèbre conférence au Cnam


A la demande insistante d'un public fébrile et nombreux, voici, en flash, ma conférence de printemps aux mardis de l'innovation, sur le thème "Innovation et web 2.0, les nouvelles armes de l'entreprise."

mardi 7 octobre 2008

D + V + F > R

La mode est aux maximes anglo-saxonnes. En voici deux:
1/ D + V + F > R
Ca veut dire:
Dissatisfaction + Vision + First steps > Resistance to change
Quand vous menez des opérations de conduite de changement, c'est un truc pour vous rassurer et vous dire que quelque chose est possible quand même: identifier les points de mécontentement, faites partager une vision par tous les gens concernés, conduisez rapidement des premières étapes d''actions expérimentales et si vous faites tout ça, ça devrait être supérieur à la résistance au changement. Ouf!
Le truc date de plus de dix ans aux Etats-Unis et il a mis tout ce temps à parvenir jusqu'à moi. Quand je pense à tous les changements que j'ai du faire louper à cause de cette ignorance!...
2/ Do, Like, Learn
Si vous voulez apprendre quelque chose, commencez par l'aimer et par agir.
Ou bien l'inverse : commencez par agir sur le projet d'enseignement - agir au sens participer, donner de soi-même - , vous finirez par l'aimer et vous apprendrez alors plus facilement le contenu du cours.
C'est la nouvelle maxime en vogue dans les écoles branchées, genre écoles supérieures de commerce, pardon de management.
Derrière l'apparence supra-démagogique de la formule, il y a quelque chose de vrai: je vois vraiment mal les profs de quoi que ce soit se mettre aujourd'hui au tableau noir avec une craie blanche, dans notre monde hyper-connecté.
Ou plutôt, si, ils peuvent toujours le faire, et ser bercer d'illusions, mais toute la classe derrière pensera à autre chose.

dimanche 5 octobre 2008

Je publie sur Presaje.com : "Le jeu vidéo Spore, modèle de société"

Jacques Barraux, ex directeur de la rédaction des Echos, est rédacteur en chef de Presaje.com, qui réunit juristes et économiste pour tenter de percevoir les nouvelles tendances, à travers les "signaux faibles".
Je publie dans leur dernière édition un article sur le jeu vidéo Spore que j'analyse comme un modèle de société.
A lire ICI.

mercredi 1 octobre 2008

J’ai testé pour vous la tablette multimédia Archos 5

Infos Archos 5.
On ne voit d’abord que son écran, de belle taille ; autour, deux boutons seulement , on-off et volume ; tout le reste se commande en tapotant du doigt sur l’écran, d’une manière relativement efficace, mais moins satisfaisante que sur l’iPhone.Il n’a pas notamment les fonctions zoom de l’Apple.
Un bel objet néanmoins, agréable en main, pour visionner des films, des clips vidéo ou des émissions TV qu’il va chercher sur internet car il se branche facilement en wifi. La qualité d’image est tout à fait surprenante, bluffante même. La taille de stockage aussi, qui peut monter sur certains modèles jusqu’à 320 gigaoctets. Normal puisque le stockage est un domaine que connaît bien le constructeur. Mais les défauts sont encore nombreux.

Ainsi, l’ergonomie et les performances sont largement
améliorables. Certains menus se terminent en impasse, on ne trouve pas
facilement trace de ses téléchargements, la saisie de formulaires sur
internet est délicate (quand le clavier s’affiche, il cache la moitié
de l’écran !), etc.
Mais comme il se branche facilement sur internet, on peut espérer
des mises à jour rapides de ses logiciels et de son  firmware. Et le
catalogue du constructeur propose déjà plein d’accessoires comme le
GPS, le branchement sur télé, une télécommande FM etc.
Pour finir, je ne l’ai pas eu en main assez longtemps pour tester
l’autonomie de la batterie mais je n’ai pas  eu le sentiment qu’elle
atteigne des sommets.
Disons donc qu’il s’agit d’une première version de ce qui sera
peut-être demain notre instrument de loisir multimédia préféré, à
condition qu’il ait fait d’ici là de gros progrès dans son
fonctionnement. Ce qui est sûr, c’est qu’on peut déjà envisager de
passer du bon temps devant ce type de petit écran, ce dont franchement
peu de gens étaient convaincus il y a quelques mois seulement.

mardi 30 septembre 2008

La banque du futur, c'est sur MyDSI-Tv !



C'est sur MyDSI-Tv que ça se passe en ce moment!
Pour tout savoir sur les nouvelles tendances techno et management et ce qui agite les directions informatiques.
Accenture a mis en place une web-tv avec plein de reportages et d'émissions intéressantes.
Je me fais un peu de pub puisque j'y participe!
Une conviction simple: la web-tv est le média d'avenir, pour tous les sujets, qu'ils soient techno ou pas, grand public ou professionnels.
Dans le temps on disait un bon dessin vaut mieux qu'un long discours.
Aujourd'hui, je vous dis: une bonne vidéo vaut mieux que n'importe quoi!
Lien direct sur la banque du futur.

mardi 23 septembre 2008

J’ai testé pour vous le Reader de Sony

Une élégante pochette cuir, un design sobre, un minimum de boutons, un écran de bonne qualité… Le Reader de Sony se présente bien. Ce type de lecteur de livres électroniques, comme le Kindle d’Amazon et bien d’autres ne peut que gagner du terrain, ne serait-ce que par son rapport capacité/
encombrement : pour la taille d’un bloc-notes petit (inférieur au format A5) et mince, on peut emporter avec soi toute une bibliothèque.
Le Reader de Sony accepte des cartes mémoire externe (SD) qui vont couramment aujourd’hui jusqu’ à 4 Giga-octets et demain toujours plus. Un livre correspond à  une taille de fichier informatique de 500 kilo-octets en moyenne, vous pouvez donc en théorie stocker et lire jusqu’à… 8 000 livres. Ca ira ? Seul bémol : je n’ai eu l’appareil en main que quelques heures et il a refusé de lire ma carte SD de 1 Go que j’avais bourré à mort, pour voir. Résultat : je n’ai rien vu…

Il faudra donc compter avec les limites de performance des appareils actuels.
Le Reader de Sony se situe probablement dans la moyenne, c’est-à-dire
que des gens comme moi, exigeants sur tout type de temps de réponse, le
trouvent nettement trop long, sauf sur le tournage de page qui
s’effectue assez vite.  Mais le lecteur habitué à prendre son temps
avec des livres ne se rendra sans doute compte de rien. A noter quand
même un désagréable affichage noir clignotant quand on passe d’une page
à l’autre, qu’il faudra abolument corriger dans les prochaines versions.
Quelques manques étonnants: pas de fonction recherche par exemple alors qu’elle existe sur PC. Aucune fonction tactile non plus alors que l'iPhone est en train d'imposer définitivement ce mode de fonctionnement et qu'il s'avère très pratique pour passer d'une page d'écran à l'autre que ce soit en texte ou en photo.
Le Reader n’existe vraiment que grâce à sa connexion USB avec un PC et
le logiciel eBook Library qui effectue les synchronisations. Ce
logiciel est frustre et lent et il ne faut rien en attendre d’autre que
d’être une courroie de transmission pour déposer des ebooks sur le
Reader.
Le format informatique des fichiers ebooks de Sony est évidemment
spécifique mais son Reader accepte heureusement des formats répandus
comme le RTF de Word ou le PDF. Et si vous faites comme moi, vous
amuser à tester des outils de conversion d’un format à l’autre, vous
n’avez pas fini de vous arracher les cheveux. C’est une opération à
laisser aux spécialistes. Heureusement, comme toujours, des tas de gens
s’y sont mis bénévolement un peu partout sur le web et on peut trouver
assez facilement son bonheur. Méfiance quand même aux petits détails
comme de savoir si votre table des matières ou vos images seront bien
convertis!
Il ne reste plus qu’une seule interrogation : le plaisir physique
d’avoir un livre en main et de tourner les pages, la sensualité du
toucher du papier, l’odeur même du livre, tous ces sens et ces plaisirs
auxquels on est habitué pourront-ils être remplacés par la facilité
d’usage et la capacité de stockage de ces appareils sobres et froids ?
Pour avoir une chance de se développer vite, il faudrait quand même
qu’ils gagnent tous en convivialité et en performance et que les
formats des ebooks se standardisent. Car pour le moment c’est une
fantastique pagaille, qui profite à tous les bidouilleurs.

lundi 22 septembre 2008

Leo Perutz, un auteur à (re)découvrir: jubilatoire!

Honte sur moi! Je ne connaissais pas l'écrivain hongrois (écrivant en allemand) Leo Perutz.
Je viens de lire Turlupin et je me suis beaucoup amusé!
Apparemment, beaucoup de ses livres sont bâtis sur les mêmes ingrédients: sur un fond historique, un grain de sable raye la mécanique et détourne le cours des grands événements.
Dans "Turlupin", Richelieu n'est finalement pas assassiné parce qu'un perruquier se prend pour un fils de noble... Dans"La Troisième Balle", Cortez au Mexique est sous la menace d'un mousquet luthérien...
Bien sûr, rien ne se passe comme prévu. C'est un pince-sans-rire, ce monsieur, c'est Dumas avec une grosse pointe de sarcasme en plus et le résultat est absolument étonnant!
Je vais lire tous les livres de Leo Perutz et je vous conseille d'en faire autant.
Il n'est pas assez connu, cet auteur dont la biographie est également étonnante, en tout cas il faut lui rendre la place qu'il mérite, en France, qui reste un pays incroyablement fermé à la littérature étrangère!

vendredi 19 septembre 2008

Conseils de femmes managers

[Librement traduit, adapté et commenté de l’étude McKinsey « Centered leadership: How talented women thrive »]
Les business women à succès ont en commun ce que McKinsey appelle le “leadership centriste” dimensionné sur 5 axes:
  • sens
  • énergie managériale
  • cadrage positif
  • réseau
  • engagement
En particulier, les femmes interrogées montrent une forte capacité, supérieure à celle des hommes selon McKinsey, à positiver leurs émotions et elles l’utilisent de manière beaucoup plus intensive.
(en photo un des innombrables livres sur le sujet, en tout cas aux Etats-Unis : celui de Margaret Heffernan, avec des phrases-clés comme : "Le seul échec est de ne pas avoir essayé."...)
Voici les conseils que l’on peut en tirer, commentés à ma façon.


1. Sens (le mot anglais d’origine est : « meaning »)
C’est ce qui nous fait bouger. Etre heureux dans ce qu’on fait, adopter
(consciemment ou non) la psychologie positive (définie par exemple par
Tal Ben-Shahar, Jonathan Haidt, and Martin Seligman) qui permet de
passer du plaisir à l’engagement et de l’engagement au sens.
« Aimer ce que vous faites et trouver que c’est important, que peut-il
y avoir de plus excitant ? » dit Katharine Graham, PDG du Washington
Post. Les managers qui donnent du sens à leur travail sont plus fidèles
à leur entreprise, plus productifs.  Une condition : savoir faire la
part des choses entre ce qu’on aime faire et ce sur quoi on est bon !
2. L’énergie managériale
Pas rare de travailler 80 heures par semaine quand on est un(e)
patron(ne) impliqué(e) ! A la maison, 92% des femmes patrons
interrogées continuent pourtant leurs tâches ménagères. Le compromis
vie privée –boulot n’existe pas, le seul compromis qui existe est de
savoir gérer son énergie là où il faut quand il faut. Le sens du temps
est différent: on est en flux continu. Savoir identifier les situations
qui vous redonnent de l’énergie et celles qui vous la sapent. Savoir se
ménager du temps d’isolement, sans interruption de gens ni de téléphone.
3. Le cadrage positif
Les optimistes voient le monde de manière plus réaliste que les
pessimistes, paraît-il. Seul problème : les femmes ont tendance à être
deux fois plus dépressives que les hommes. L’optimisme, ça  s’apprend,
paraît-il aussi [là, je suis sceptique, ça sent le marchand de soupe
!!!!]
Ne pas confondre cadrage positif et pensée positive : cette dernière
tente de remplacer l’adversité par des croyances positives alors que le
premier accepte la réalité de l’adversité et tente de la contrer par
des actes.  Vous vous plantez lamentablement dans une réunion ? N’en
faites pas un drame, débriefez tout de suite, limitez les impacts à des
faits précis et conjoncturels et la prochaine foiq vous ferez mieux !
4. Le réseau
Les gens qui ont un bon réseau de relations et de bons mentors ont plus
de promotions, une meilleure paie et une plus grande satisfaction de
carrière que les autres [qu’est-ce que je devrais être riche, alors ! 
] Ca donne un sentiment d’appartenance au monde, on existe et ça rend
notre vie pleine de sens.
La différence entre un leader et un manager : ils savent tous deux où il faut aller mais le premier sait comment et avec qui.
Il y a tout un débat entre sociologues de l’organisation pour savoir
qui des hommes ou des femmes ont les meilleurs réseaux et en profitent
le mieux. Je vous laisse juge !...
5. L’engagement
Beaucoup de gens pensent qu’il suffit de travailler dur pour que ça se
remarque et qu’on en soit recompensé. Les femmes patrons interrogées ne
sont pas de cet avis ! Il faut aussi saisir les opportunités, prendre
la parole au bon moment au bon endroit, sous-entendu dans les comex
(comité exécutif) – comdir  (comité de direction), bref in the boadroom
of course ! Ne pas attendre que les autres vous disent ce que vous avez
à faire, faites-le et parlez-en !
S’engager veut dire prendre des risques, évidemment. On est plus
heureux quand on prend des risques, paraît-il  [j’adore ce genre de
conclusions d’études savantes !....]
--source photo --

mercredi 17 septembre 2008

Grand Collisionneur de Hadrons, je t'adore!


Un nom pareil, fallait l'inventer, c'est sûr qu'ils ont le sens de l'humour au Cern, c'est pas parce qu'ils sont des scientifiques qu'ils peuvent pas rigoler, non mais! Le LHC...
(je ne mets pas de liens, j'en ai marre de mettre des liens pour les feignants, vous n'avez qu'à taper LHC dans Google, comme tout le monde, et vous en saurez autant que moi... Non!  Y'a un truc que vous ne savez peut-être pas, en tout cas pas tous, c'est que les sites et les blogs qui mettent des liens, c'est pas pour vous faire plaisir, pas pour vous faciliter la vie, pas pour vous faire découvrir des choses qu'ils ont découvert -  parce que personne ne découvre rien sur le web, tout le monde copie tout le monde - , non, c'est simplement parce que plus vous mettez de liens dans une page web, plus vous avez de chance d'être repérés par les robots du web qui vous classent et vous rankent mieux que les autres; d'ailleurs dans certaines rédactions de web, les rédacteurs sont payés au nombre de liens qu'ils mettent par page, c'est vous dire comme on s'intéresse à la qualité dans ces sites-là...)
... c'est ce tunnel de 27 km dans le quel vont se cogner des amalgames de quark pendant des jours, sous les regards nanoscopiques de la terre entière.
Ce que je veux dire c'est que j'adore cette expression: salut à toi "Grand Collisionneur de Hadrons"! On dirait un titre de polar de science-fiction, ça doit être ça d'ailleurs. Des pervers polymorphes pourraient aussi y voir des fantasmes de torture sexuelle sado-maso. A moins que ce ne soit tout simplement une recette de cuisine façon grand-mère, hadron ça fait penser à chaudron,  et je vous collisionne dans le ragout quelques oignons sur fond de veau que vous m'en direz des nouvelles!...
Tout çà pour espérer voir sortir comme un lapin du chapeau le boson de Higgs (Google je vous dis, vous saurez tout) dont Google me dit que c'est la particule de Dieu!... Je m'en doutais, à force de se collisionner comme çà à toute vitesse on va remonter le temps à la vitesse de la lumière, traverser le Big Bang à l'envers et enfin savoir si le Grand Barbu nous attend de l'autre côté. Allez le LHC!
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LaCie : des enceintes USB design

Plus connu pour ses produits de stockage, LaCie sort une très belle paire de petites enceintes USB.
Elles sont dessinées par le designer écossais-parisien Neil Poulton.
Résultat: on dirait des petites aérations de paquebot, ça sent l'air du large, on entend les mouettes, on voit les dauphins, ça se branche comme qui rigole et ça sort un son... on va dire sympa, pour être gentil.
Mais l'important n'est sans doute pas là, c'est déjà mieux que les hauts-parleurs de votre PC.
Et leur rondeur marine est très agréable.
Prix conseillé de 49,99 € TTC.
Plus d'infos ICI.

vendredi 12 septembre 2008

Mauro Israël pris en flagrant délit de bonnes idées


Mauro Israël est un expert en sécurité informatique qui collabore à de nombreux médias depuis des années. Et c'est un ami de longue date. Il a tenté un très joli coup à la convention Black Hat qui réunit tous les hackers du monde entier et tous les journalistes qui se préoccupent du sujet (seule la délégation française brillait par sa maigreur): il a piraté le réseau utilisé notamment par les journalistes, pour montrer deux choses :
- un, même dans une Convention top moumoute sur la sécurité informatique, il y a avait des failles grosses comme le Grand Canyon;
- deux, même des journalistes traitant de ces sujets ne prennent pas le minimum de précaution.
Il l'a fait bien sûr dans les règles de l'art, uniquement dans le cadre de la Convention et sans se cacher. L'affaire aurait pu être riche d'enseignements.
Mais patatras, croyant agir pour le bien de tout le monde, il s'est pris en retour une volée de bois vert! Au point de se faire éjecter comme un malpropre de la Convention.
Il ne fait pas bon mettre leur nez dans leur caca aux organisateurs américains de conventions informatiques ni aux journalistes du monde entier! Ici, on explique qu'il a violé des lois, là les journalistes lui donnent des leçons de déontologie (c'est tout ce qu'ils savent faire aujourd'hui, les pauvres, moi qui suis journaliste, cela me désole de voir mes confrères totalement dépassés par la vitesse de transformation des médias et de l'information...). Je ne mets pas les liens sur ce genre de bêtises, si vous voulez les lire, ça se trouve facilement!... Lire ici la version de Mauro Israël.
Allez, t'en fais pas, Mauro, ceux qui te connaissent savent ce que tu as fait, pourquoi et comment tu l'as fait! Alors, surtout, continue à mettre le doigt là où ça fait mal et un jour, peut-être, ça fera vraiment avancer les choses!

mercredi 10 septembre 2008

Le volume de données explose = bon business en perspective

C’est le leitmotiv de la rentrée : on va crouler sous les données de toute sorte.
Ici on nous prévient : dans l’entreprise 50% des données existent de manière non formelle, en clair ne sont pas organisées en bases de données centrales. On pense aux e-mails, aux vidéos, aux chats, aux texto, aux infos fournies par les collaborateurs sur des réseaux sociaux ou tout type de site web externe.
Là, c’est IBM qui prédit : le volume de l’empreinte numérique de chacun d’entre nous va être multiplié par 16 d’ici 2020 (finalement, je ne trouve pas ça si énorme ! 
IDC nous annonce1 000 exaoctets créés dans le monde en 2010. Why not? Ca fait combien déjà un exaoctet? 10 puissance 18 octets, si vous voulez savoir, ou encore 2 puissance 60, bref quelque chose comme 1 024 petaoctets, eh oui, un pleu plus de 1,15 milliard de millard d'octets,  deux bons petits milliard d'encyclopédies qui se trimbalent comme ça dans la nature.
Les raisons de l’explosion ? En vrac le web mobile, les capteurs connectés partout (dans les voitures, dans les pipelines…), les renseignements médicaux on-line, les tags RFID.
Le tout, bien sûr, sur fond de démocratisation du web : selon IBM, en 2011, il y a aura deux milliards de gens et un milliard d’objets connectés , rassemblés dans le concept de « l’internet des objets ».
Les données et les réseaux de communication seront disponibles partout, c’est l’image du « cloud computing », l’informatique est dans les nuages, autrement dit accessible partout, par tout type de terminal.
IBM affûte ses arguments pour se préparer à cette révolution avec un nouveau disque de stockage, issu de son rachat de l’israélien XIV en janvier dernier, construit autour d’une architecture de type « grid computing » (grille informatique).
Bref, c’est parti, la course à l’innovation technologique est relancée, on ne va pas s’ennuyer dans les semaines et les mois à venir !
Un seul problème, de taille, n’est pas tout à fait résolu : que va-t-on faire de toutes ces données quand elles seront à portée de clic ?...

vendredi 5 septembre 2008

L'actualité high-tech sur Radio-Classique: tous les matins à 6h55!

Vous ne pourrez plus m'échapper!
Petits et grands, amateurs et professionnels, si la high-tech vous intéresse, ça se passe exclusivement à deux endroits: ici bien sûr, sur ce site-blog à nul autre pareil et maintenant, à partir du lundi 8 septembre, tous les matins sur Radio-Classique!
Je dis bien tous les matins, bon enfin disons 5 jours par semaine et vous avez intérêt à mettre votre réveil: c'est à 6h55, vous avez bien lu: 7 heures moins cinq!
Décryptage, Tendances, Produits, Interviews, je vous décortique tout ça au petit-déjeuner , vous ne pouvez pas rêver meilleur réveil.
A lundi!

jeudi 4 septembre 2008

30 ans de Cnil et un très joli film

Pour fêter ses 30 ans, la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés) , présidée par Alex Türk (secrétaire général: Yann Padova), publie sur son site web un très joli film réalisé à partir des archives de l'INA. On y voie François de Closets prédire les maux de Big Brother en 1976, et l'ineffable Léon Zitrone demander, en 1960, de son inimitable air pénétré à un expert: "Pouvez-vous nous expliquer ce qu'est... une carte perforée? "!...
Bravo en tout cas pour ce clip et ces archives de l'Ina qui sont vraiment formidables.
Sur le fond.. restons vigilants!
Extrait du clip:

Cnil 30 ans - De Closets en 1976 et Zitrone en 1960

mardi 2 septembre 2008

Métiers des TIC: dossier complet emploi et formation

Pasc@line, l'association des écoles d'informaticiens, vient de pondre un bon dossier - état de l'art qui rassemble toutes les données sur les métiers de l'informatique.
C'est un document sans grande surprise mais de référence: téléchargez étude et synthèse.
Quelques infos clés à retenir:

  • 540 000 ingénieurs et techniciens en informatique
  • dont 228 000 en sociétés de services et d'ingénierie informatique (SSII)
  • en informatique de gestion, six familles de métiers:
    • maîtrise d’ouvrage
    • support et assistance aux utilisateurs
    • exploitation des équipements
    • études,développement et intégration
    • support technique interne
    • administration et gestion de la direction des systèmes d'information (DSI)
  • en SSII, 5 familles de métiers:
    • développement et architecture
    • maintenance
    • gestion de projet
    • vente
    • réseaux
  • taux de chômage : 4%  (1,3% pour les ingénieurs diplômés)
  • poids de l’informatique :  20% de l’ensemble des diplômés scientifiques
Extrait sur les prévisions:
"Avec un maintien du taux de croissance des dépenses liées aux TIC au niveau de 5 à 6% par an et sachant que sur les 20 dernières années, le taux de croissance de l’activité des Sociétés de Services — directement corrélé à l’emploi dans ce secteur — est de 7% en moyenne annuelle, contre 2,5% pour le PIB national, ces projections aboutissent à un taux de croissance spécifique de 3,9%, notablement plus élevé que celui des ingénieurs dits “techniques” (3,2%), avec 149 000 créations nettes d’emploi et un besoin d’embauche de 207 000 sur 2005-2015. Ces estimations renvoient à un postulat de moindre croissance des besoins de la spécialité, par rapport à la période 1990-2005."
-- source image --

Un gros radio-réveil pour IPod: Logitech Pure-Fi Dream

Les différentes déclinaisons d'iPod, iTouch et autres iPhone livèrent l'imagination des fabricants d'accessoires en tout genre. Un des créneaux est celui du son : on peut désormais connecter son iPod sur toutes sortes d'enceintes et de hauts-parleurs.
Dans ce marché foisonnant où l'on trouve tout et n'importe quoi (et beaucoup de n'importe quoi), Logitech se taille une place intéressante avec des produits mixtes comme ce Pure-Fi Dream qui peut faire rêver mais qui n'a sans doute pas le son à la hauteur de ses ambitions.
Par contre, il possède un joli gadget: des capteurs cachés qui illuminent la paleteforme de dessus dès qu'on approche la main!
Sinon, l'écran et la télécommande n'ont rien de particulier; la zapette notamment ne prend pas en charge toutes les fonctions de l'iPod.
Mais c'est surtout au niveau du son que l'ensemble est décevant: il est assourdi et peu puissant. Je ne peux qu'encourager les iPodiens à enregistrer dans un maximum de qualité (320Kbps) et de puissance pour pouvoir tirer parti de ce système audio.
Attention aux petits muscles: il est étonnamment lourd pour sa taille ( ce qui, en audio, serait plutôt une qualité).

Prise en main : Mes vacances avec le GPS Navigon 8110 édition ViaMichelin

Il a de la gueule!
Look soigné, grand écran, support costaud et design, il a tout pour plaire, ce GPS de voiture (trop lourd et trop grand pour être vraiment portable).
A l'usage, il est plutôt agréable avec quelques fonctions supplémentaires sympa comme le téléphone mains libres ou le lecteur mp3.
En GPS, il n'offre par contre qu'un minimum de fonctions et cela peut décevoir les habitués des petits extras, genre radars mobiles actualisés. L'avantage est évidemment celui d'une très grande simplicité.
Quoi qu'il en soit, j'ai fait la route avec le TomTom de base à côté et ce n'est pas très facile de voir de grandes différences!

Ceci dit, le logiciel PC de mise à jour, Navigon Fresh, est à peu près aussi décevant que la plupart de ses concurrents: on n'y trouve que le minimum, dans une interface sans grand intérêt. Les fournisseurs n'ont sans doute pas encore fait le tour de toutes les posssibilités ouvertes par ce type de produit,
La marque Michelin fait saliver à l'avance, on imagine les adresses gourmandes à dénicher,  et l'on peut effectivement trouver à tout moment un bon restaurant à proximité de l'endroit où l'on est où de celui où l'on va; reste à savoir si la base de données Michelin est celle qu'on a envie d'utiliser. Celle de TomTom offre aussi, via sa fonction PI (points d'intérêt) de nombreuses adresses.Je n'ai pas fait un comparatif de la qualité des restaurants proposés dans les deux cas. Mais on imagine très bien l'évolution des GPS de voiture vers un maximum d'adresses de services et de loisirs, classées et labellisées en fonction de vos goûts personnels.
En attendant, on peut se contenter de cette belle version!
PS: il m'a fait un drôle de bug sur la route du retour, le syndrome de la fin des vacances sans doute: plus de signal GPS pendant un bon moment! (tandis que le TomTom fonctionnait sans problème)... Pas compris pourquoi...
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samedi 30 août 2008

L'ultra-marathonien: Paris-Pékin, une jolie course pleined'enseignements high-tech

Je parlais il y a quelque temps du Virtual+Reality Challenge de Dassault Systèmes, ultra-marathon inédit entre Paris et Pékin au service de la science et de la solidarité couru par Philippe Fuchs.
Voici le bilan de l'opération:
Après 5 mois de course à travers 2 continents et 7 pays, Philippe Fuchs est arrivé le 14 août à 14h30 (heure locale) au Stade Olympique de Pékin !
Retrouvez photos & vidéos du V+R Challenge à l’adresse suivante : http://www.vplusr-presse.com
La course en quelques chiffres:

  • 8 500 kilomètres
  • 10 paires de chaussures
  • 2 continents et 7 pays
  • 24 semaines et 161 jours de course
Pour rappel, le V+R Challenge, c’était :
  • Un volet high-tech avec la retransmission en direct de la course sur un mini-site Web à la pointe de la technologie : http://www.3ds.com/vplusr
  • Une course solidaire organisée en partenariat avec l’association Sport Sans Frontières qui permet au grand public de courir son propre marathon via une application exclusive, disponible jusqu’au 15 septembre.
  • Une étude inédite dans le domaine des sciences et du sport : l’Institut des Sciences du Mouvement de Marseille va exploiter les données biomécaniques du pied de Philippe Fuchs afin de le modéliser en 3D.
Avec les kilomètres courus par Philippe et grâce à la participation des internautes au relais virtuel, ce sont déjà 59 200 € qui seront reversés à Sports sans Frontières sous la forme de mécénat de compétence.

samedi 2 août 2008

Pyramid of the World: inscrivez-vous!

C'est Sherif Danish, une de mes vieilles relations amicalo-professionnelles qui lance ce projet fou:
PYRAMID OF THE WORLD
= construire une nouvelle pyramide pour témoigner aux futures habitants de la planète, dans 5000 ans, de ce que nous sommes aujourd'hui.
Faites-comme moi, inscrivez-vous vite sur le site pour faire partie des premiers à avoir soutenu ce projet.
http://pworld.ning.com/?xgsi=1
En plus, il faut trouver comment faire exister cette pyramide-musée-témoignage pendant 5 000 ans sans aucun entretien, évidemment, on va quand même pas payer des femmes de ménage!

samedi 26 juillet 2008

Créer ensemble, l’innovation nouvelle


[traduction libre et commentaire de l’article « The next step in open innovation » publié par The McKinsey Quaterly ]
En anglais on dit « open innovation » comme on dit « open source » : on crée ensemble des idées, des produits, des technologies, comme on crée ensemble des programmes et des logiciels.
Personne ne le fait encore vraiment mais tout le monde y pense.
Plutôt que d’enfermer des ingénieurs isolés dans des bureaux de R&D, on va utiliser des réseaux de fournisseurs, partenaires et clients, les faire bosser avec des experts et des universitaires.
Le mot clé officiel c’est : la co-création distribuée. Le travail se fait via des plateformes web, les équipes sont partout dans le monde.
Peugeot va-t-il vraiment fabriquer l’automobile de rêve que lui ont dessiné des millions d’internautes ? Rien n’est moins sûr mais il en sortira des idées nouvelles, ça c’est sûr. Et ce qui est sûr c'est que les robots Mindstorm de Lego (photo) ont été un énorme succès communautaire.
Trois atouts à la co-création :

- elle peut aboutir réellement à de nouveaux produits créateurs de valeur ;
- elle peut créer des produits ou services complémentaires, également créateurs de valeur ;
- elle crée de la valeur d’image pour la marque.
Cà c’est la pub pour le concept.
Sur le terrain, concrètement, les entreprises tâtonnent. Comment trouver les bons talents, comment les motiver ? Comment laisser l’imagination se débrider tout en orientant les développements ? Y a-t-il des seuils dans les tailles d’équipes concernées ? Comment éviter les fuites de propriété intellectuelle ? La règle implicite des fans du web qui dit « plus on met du monde, plus il y a de la valeur » est-elle toujours valable ?
Et, au fait, les logiciels développés selon le modèle open source sont-ils vraiment de meilleure qualité que les logiciels propriétaires ? La démonstration n’est pas aisée.
Deux certitudes :
1/ les internautes participent de plus en plus à tous les débats, tous les processus de création : 25% d’entre eux donnent régulièrement leur avis.
2/ les sites à contenu participatif (UGC User generated content) développent leur audience en moyenne 4 fois plus et plus vite que les sites classiques.
Sur Second Life, 1 participant sur 10 est engagé dans un processus de co-création avec des fournisseurs (par exemple des tests de produits).
La confiance reste un facteur décisif : 40% de ceux qui seraient intéressés par une co-création ne le feraient qu’avec une marque dans laquelle ils croient.
Conclusion : la co-création, il faut se lancer, même si on se sait pas très bien comment ni ce qu’en seront les bénéfices tangibles !
Un article de plus dans la série : bouges ou meurs !....
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Top Design pour iPhone iPod iTouch



Les iPod, iPhone et autres iTouch ont déclenché une vague de produits design en tout genre, notamment dans les enceintes et haut-parleurs.
Dernier en date, primé par Business Week, le Zeppelin en forme de zeppelin, une grosse ogive pour micro hifi, désignée par les britanniques Native Design and Bowers & Wilkins.
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Pierre Gattaz (FIEEC) : 20 propositions pour une ambition industrielle

"Une stratégie industrielle pour les marchés du futur": la FIEEC (Fédération des industries électriques, électroniques et de communication) a rendu son rapport à Luc Châtel, secrétaire d’Etat chargé de l’Industrie et de la Consommation.
C'est du concret, à l'image de son président rapporteur Pierre Gattaz, pdg de Radiall.
Les secteurs à développer, selon la FIEEC:
  • développement durable :  efficacité énergétique des bâtiments, éco-conception des produits;
  • sécurité: territoires, réseaux, ciotoyens
  • e-santé et télémédecine
  • haut débit fixe et mobile
  • solaire
  • automobile électronique, voiture et route de demain
  • haute définition audiovisuelle
  • mécatronique
  • microélectronique
Pour y arriver, les axes, classiques: formation, normalisation, recherche, innovation,
Et enfin, quelques pistes intéressantes:

- " renforcer les pôles de compétitivité par une démarche marchés" : un doux euphémisme pour essayer de leur donner une vraie vision business!
-  renforcer l'écosystème grands groupes - PME et développer les ETM (entreprises de taille moyenne), avec en sous-jacent l'idée récurrente d'un Small Business Act  à la française, ou plutôt à l'européenne.
Et, évidemment, comme tout bon rapport à la française qui se respecte, cela se termine par la proposition de création d'une nouvel organisme très rassembleur puisqu'il serait un "Conseil stratégique industriel de l'énergie, du nmérique et du développement durable". Rien que cela!
Au final: un beau travail collaboratif qu'on peut saluer.
Et maintenant?

vendredi 18 juillet 2008

Les PC continuent de bien se vendre : +16% au second semestre 2008

Entreprises ou particuliers, on n’a manifestement pas fini de d’équiper, selon la dernière enquête Gartner.
=> Plus d’infos sur le site Gartner .
Principaux résultats du second semestre 2008
  • Marché mondial  ventes PC : 71,9 millions d’unités, +16%(2Q08%2Q07)
  • EMEA (Europe-MiddleEast-Africa) : 23,1 millions,  +23,5%
  • Asie-Pacifique: 20,1 millions, +18,1%
  • Amérique latine: 7 millions, +23,2%
  • Japon : 3,6 millions, +8,2%
  • HP leader mondial : 18,1% des ventes
  • Dell leader US : 31,9% des ventes
  • Apple n’est pas dans le top 5 mondial mais il est 3eaux US (8,5%)
  • Marché des PC portables : +40%Asus dans le top 5 EMEA pour la 1ère fois :5e avec 5,4
Preliminary EMEA PC Vendor UnitShipment Estimates for 2Q08 (Thousands of Units)


Company

2Q08 Shipments

2Q08 Market Share(%)

2Q07 Shipments

2Q07 Market Share(%)

2Q07-2Q08 Growth(%)

Hewlett-Packard

4,456

19.3

3,473

18.6

28.3

Acer

3,492

15.1

2,587

13.8

35.0

Dell Inc.

2,761

11.9

2,175

11.6

27.0

Toshiba

1,350

5.8

796

4.3

69.6

ASUS

1,259

5.4

485.9

2.6

159.1

Others

9,797

42.4

9,203

49.2

6.5

Total

23,114

100.0

18,720

100.0

23.5
Note: Data Includes Deskbound, Mobile and X32/64Servers.
Source: Gartner, July 2008
Autres tableaux:

Preliminary US PC Vendor UnitShipment Estimates for 2Q08 (Thousands of Units)



Company

2Q08 Shipments

2Q08 Market Share(%)

2Q07 Shipments

2Q07 Market Share(%)

2Q08-2Q07 Growth(%)

Dell

5,254

31.9

4,697

29.7

11.9

HP

4,166

25.3

3,944

24.9

5.6

Apple

1,397

8.5

1,011

6.4

38.1

Acer

1,331

8.1

1,680

10.6

-20.8

Toshiba

907

5.5

882

5.6

2.8

Others

3,437

20.8

3,607

22.8

-4.7

Total

16,491

100.0

15,821

100.0

4.2

Note: Data includes desk-based PCs, mobile PCs and X86servers. Acer
data includes Gateway's consumer shipments and Packard Bellshipments.
Source: Gartner (July 2008)
Preliminary EMEA PC Vendor UnitShipment Estimates for 2Q08 (Thousands of Units)


Company

2Q08 Shipments

2Q08 Market Share(%)

2Q07 Shipments

2Q07 Market Share(%)

2Q07-2Q08 Growth(%)

Hewlett-Packard

4,456

19.3

3,473

18.6

28.3

Acer

3,492

15.1

2,587

13.8

35.0

Dell Inc.

2,761

11.9

2,175

11.6

27.0

Toshiba

1,350

5.8

796

4.3

69.6

ASUS

1,259

5.4

485.9

2.6

159.1

Others

9,797

42.4

9,203

49.2

6.5

Total

23,114

100.0

18,720

100.0

23.5
Note: Data Includes Deskbound, Mobile and X32/64Servers.
Source: Gartner, July 2008

mardi 15 juillet 2008

Enfants du web, génération instantanéité

Un article d'Andrée Muller, journaliste, auteur de La Net-économie.
Un sondage effectué à l’Université de Montréal auprès de plus 10 000 étudiants montre le désintérêt des élèves pour la bureautique traditionnelle au profit des outils du web. Bien sûr, les étudiants utilisent sans problème messagerie électronique et moteurs de recherche. Et c’est de loin dans les usages d’internet qu’ils sont le plus à l’aise : plus de 95% d’entre eux manipulent sans soucis moteurs de recherche, outils de navigation internet et de clavardage (forum et chat). A tel point qu’en comparaison, l’usage du courrier électronique apparaît en retrait, avec prés de 20% des
étudiants qui ne s’y sentent pas à l’aise.
Plus révélateur encore du désintérêt des jeunes pour les fonctions bureautiques traditionnelles, et la logique statique qui en découle : seuls 30% d’entre eux se sentent tout à fait à l’aise avec un tableur, contre près de 80% pour la navigation sur internet et le clavardage.
En phase avec l’individualisation de la société
Cette différence d’attrait entre outils de bureau et outils du web s’estompe toutefois un peu avec les logiciels de présentation. A l’image des réseaux sociaux, on pourrait percevoir ici le signe d’un certain besoin d’affirmation de l’individu à travers ses écrits. Quoi qu’il en soit, une chose est sûre : cet attrait pour les outils du web est en phase avec l’individualisation de la société.
Difficile à ce propos de ne pas relever les difficultés rencontrées par les enquêteurs au démarrage de leur étude : prévue au printemps 2005, la distribution des 25 000 questionnaires a d’abord été annulée en raison d’une grève étudiante ; puis, à l’automne 2005, elle a été reportée pour cause de grève des enseignants. Du coup, les responsables de l’enquête ont modifié leur idée initiale de collecte et se sont orientés vers le questionnaire en ligne. Résultat : 74 % des répondants ont choisi ce mode de consultation !
 -- source photo --

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mercredi 9 juillet 2008

Enfants du web, la génération de l’instantanéité

Un article de Andrée Muller

Un sondage effectué à l’Université de Montréal auprès de plus 10 000 étudiants montre le désintérêt des élèves pour la bureautique traditionnelle au profit des outils du web.


Bien sûr, les étudiants utilisent sans problème messagerie électronique et moteurs de recherche. Et c’est de loin dans les usages d’internet qu’ils sont le plus à l’aise : plus de 95% d’entre eux manipulent sans soucis moteurs de recherche, outils de navigation internet et de clavardage (forum et chat). A tel point qu’en comparaison, l’usage du courrier électronique apparaît en retrait, avec prés de 20% des étudiants qui ne s’y sentent pas à l’aise.

Plus révélateur encore du désintérêt des jeunes pour les fonctions bureautiques traditionnelles, et la logique statique qui en découle : seuls 30% d’entre eux se sentent tout à fait à l’aise avec un tableur, contre près de 80% pour la navigation sur internet et le clavardage.

En phase avec l’individualisation de la société

Cette différence d’attrait entre outils de bureau et outils du web s’estompe toutefois un peu avec les logiciels de présentation. A l’image des réseaux sociaux, on pourrait percevoir ici le signe d’un certain besoin d’affirmation de l’individu à travers ses écrits. Quoi qu’il en soit, une chose est sûre : cet attrait pour les outils du web est en phase avec l’individualisation de la société.

Difficile à ce propos de ne pas relever les difficultés rencontrées par les enquêteurs au démarrage de leur étude : prévue au printemps 2005, la distribution des 25 000 questionnaires a d’abord été annulée en raison d’une grève étudiante ; puis, à l’automne 2005, elle a été reportée pour cause de grève des enseignants. Du coup, les responsables de l’enquête ont modifié leur idée initiale de collecte et se sont orientés vers le questionnaire en ligne. Résultat : 74 % des répondants ont choisi ce mode de consultation !

mardi 8 juillet 2008

Sites communautaires: la règle des trois EX

EXpertise, EXperience, EXpression = les trois conditions pour qu'un site communautaire, type commentcamarche.net, fonctionne.
C'est le conseil de Christophe Pouilly, directeur associé de CRM Company Group qui vient de publier une enquête sur les rapports entre les communuatés et les marques, en interrogeant justement les internautes de commentcamarche.net.
Résultat:
- un sur deux est prêt à collaborer avec des fournisseurs pour tester leurs produits
- deux sur trois veulent de conseils d'achats et des offres promotionnelles.
Alors:
-EXpertise: un contenu utile, l'accès à des experts, des réponses compétentes...
-EXpérience utilisateur: positive et enrichissante; facilité d'accès et d'utilisation, performance du site (temps de réponse); taux de satisfaction, taux de participation...
-EXpression: capacité du site à fournir aux visiteurs tous les espaces de commentaires, avis, forums; mais aussi pour ces interautes EXigeants : co-production de contenu et des offres, interaction avec les guides d'achat.
Simple, non, :)
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vendredi 4 juillet 2008

Design et fonctions : dilemmes et paradoxes de la high-tech

Un article de Jacques Eltabet
Le "mock-up" d’un portable du futur est constitué de 2 écrans dont l’un sert de clavier sensitif.
Constat : la techno existe.
Problème, il n’y pas pour l’instant de solution esthétique, radicale et viable pour les articuler et en faire un produit attrayant, que ce soit via charnières, glissières, radio...
Proposer un PC à processeur quadri-cœurs dans un boîtier noir qui se veut « design » avec un système d’exploitation universellement reconnu comme lent est, pour rester soft,  plutôt une aberration et reste significatif de l’âpreté des constructeurs à toujours maximiser le prix payé par l’utilisateur à l’achat ?
Un article récent de Max Baron constate que la puissance de calcul et la capacité de stockage peuvent maintenant s’échapper du boîtier du PC pour former un exosquelette articulé par des bandes passantes diverses : USB 3, Ethernet 10G, WiMax, 4G, Firewire S3200, UWB.
Il stigmatise explicitement un des principaux déséquilibres du PC: une électronique embarquée dans un boîtier avec par dessus des applications bureautiques et multimédias non choisies et développées sans tenir compte des performances et des faiblesses de l’électronique sous-jacente.
Résultat, un cocktail hétéroclite et implosif, puisque beaucoup s’interrogent sur l’opportunité à mettre 1 000 euros dans un PC.
Voici 3 exemples de la distorsion entre fonction et design.

Les objectifs fonctionnels devraient gouverner la conception d’un
nouveau produit, encore faudrait-il s’entendre sur les thèmes nouveau
et produit. Qui a intérêt à délaisser le fonctionnel  au profit
d’objectifs seulement esthétiques? Le travail sur les dimensions, les
formes, les matériaux et les couleurs envahissent tout le domaine
perceptif. Bien beau quand  il s’applique encore au produit. Dans de
nombreux cas, seul le packaging au sens large (le lieu de vente en fait
partie) est ultra abouti. Ne dit-on pas que le coût total d’un
packaging rempli d’air tiède, acheminé et scénarisé sur un lieu de
vente (corner) serait peu différent de celui avec un vrai produit
dedans. Les compromis à faire entre l’océan de fonctions qu’amène le
numérique et les idées de design sont éminemment compliqués. Il
n’existe pas de solution à un problème avec autant d’équations. 
Trois opérateurs quasi  mathématiques sont manipulés par les apprentis
sorciers de la conception pour éviter de partir d’une feuille blanche.
L’opérateur: Somme. L’utilisation de composants pré fabriqués et
pré-designés provoque certes une surcharge de fonctions mais, limite
l’efficacité du design global.  Le design résultant est loin de la
somme des designs des parties. Il y a de la masse manquante dans le
design global.
L’opérateur: Repiquage de Solution Existante. Il fournit rapidement le
contexte utile pour identifier les critères de décision des acheteurs.
Mais cela évite de se poser les vraies questions d’où émergent de
vraies innovations.
L’opérateur: Analogie. On applique des solutions qui ont marché
ailleurs à un nouveau domaine. Difficile aussi de tout laisser entre
les mains de la "serendipité". Jean-Louis Swiners, consultant, parle de
flexibilité mentale « à reconnaître immédiatement que ce qu'on a trouvé
a plus d'importance que ce qu'on cherchait et à abandonner son ancien
objet de recherche pour se consacrer au nouveau ». Le résultat est
alors aléatoire et la cohérence à construire. Pas besoin de cherche des
exemples.
PS: « Plus aucun produit n’est conçu à partir de zéro », devient un
postulat assez vérifiable. Un autre s’impose: Le couplage du monde des
idées avec celui du monde réel reste un couplage faible. Qu’on se le
dise.
Sources: Max Baron Senior Editor, Microprocessor Report & Principal Analyst
ASPECTUALIZE AND CONQUER IN ARCHITECTURAL DESIGN SVEN BERTEL, CHRISTIAN
FREKSA Universität Bremen & GEORG VRACHLIOTIS Swiss Federal
Institute of Technology
-- source photo Compenion --

mercredi 2 juillet 2008

Les entreprises de plus en plus branchées web 2.0

Selon une étude de Forrester "Global Enterprise Web 2.0 Spending Forecast", les entreprises vont investir massivement dans les différentes technologies du web 2.0 entre aujourd'hui et 2013.
Les réseaux sociaux se taillent la part du lion en volume mais ce sont les mashups qui devraient progresser le plus vite.
Forrester table sur un marché mondial de plus de 4,6 milliards de dollars en 2013, soit un marché multiplié par 9,6 en 6 ans, ce qui fait, si je ne me suis pas trompé avec mes formules Excel dans ce foutu calcul du TCAM dont je ne me souvients jamais, une progression moyenne annuelle de : 47,26%.
Il y a beaucoup des ecteurs et d'industriels qui aimeraient flirter avec cette progression-là.
Cela signifie en tout cas que ces technologies du web 2.0 sont là pour un moment et que les entreprises vont beaucoup s'en servir dans les mois et les années qui viennent; il sera intéressant de suivre sur quel type d'applications.

Gérer la confiance

Ce que j'aime bien chez les Américains, c'est leur capacité à enfoncer des portes ouvertes avec une telle persévérance qu'au bout de compte, il en sort souvent quelque chose de nouveau et d'intéressant.
C'est l'effet que me fait notamment la littérature de MIT Sloan Management Review que je cite et adapte assez souvent ici et j'en ressors régulièrement avec un certain sentiment d'admiration.
Par exemple ce schéma extrait de "Unconventional Insights for Managing Stakeholder Trust" par Michael Pirson et Deepak Malhotra (article payant) décrit ce qui paraît une évidence: comment jouer sur les différents leviers de compétences et de communication face aux différentes parties prenantes.
Et puis quand on le regarde un peu et qu'on lit l'analyse associée, on finit par trouver que tout cela est assez bien vu!
En abscisse, "Intensity" définit l'intensité de la relation de la partie prenante avec l'entreprise.
Quant à"Integrity" ce serait plutôt un mélange de "intégrité" et de "loyauté".
Et "Identification" serait quelque chose comme la congruence des valeurs, si vous voyez ce que je veux dire: est-ce que la partie prenante peut s'identifier à l'entreprise, au niveau des valeurs qu'elle porte, qu'elle affiche et surtout qu'elle transmet? Eh oui, on fait davantage confiance à ceux à qui on peut s'idenfifier parce qu'ils semblent avoir les mêmes valeurs que soi!

lundi 30 juin 2008

Rigueur et Pertinence : le nouveau marketing

[Extrait librement traduit et adapté de « Rigor and Relevance : A Key Marketing Challenge » par Yoram (Jerry) Wind , paru dans MIT Sloan Review ]
Le marketing est à la traîne : il manque de rigueur dans sa pratique, notamment sur internet et il manque de pertinence dans ses recherches académiques, trop loin du terrain. Le prix Edelman Award qui récompense les meilleurs travaux en science du management n’a primé que trois personnalités du marketing entre 1974 et 2006.
Pendant ce temps, le monde n’attend pas (voir encadré).
Voici 7 stratégies pour un marketing moderne :
Un monde qui bouge
La plupart des grands concepts du marketing développés au 20e siècle
sont aujourd’hui obsolètes car ils ne sont plus pertinents.
Il faut tenir compte des changements profonds de ces dernières années.
Petite liste de ce qui a changé et que le marketing doit prendre en
compte :

  • le terrorisme global d’après le 11 septembre ;
  • les turbulences de l’économie mondialisée ;
  • l’impact de plus en plus envahissant d’internet et les progrès permanents en télécoms et en informatique ;
  • les avancées continuelles des inventions basées sur la science et la technologie ;
  • le pouvoir grandissant d’un consommateur hybride, autonome et
    conforme, qui veut aller vite donc se tourne vers des standards et des marques et qui veut en même temps des produits personnalisés ;
  • un consommateur également de plus en plus au courant, informé,
    pertinent qui répond de moins en moins aux enquêtes de masse et se méfie de plus en plus du marketing et de la pub ;
  • le développement de la télé et de la vidéo à la demande sur internet ;
  • la diminution de la fidélité des consommateurs et des employés ;
  • la disparition des marchés de masse, remplacés par l’addition de
    marchés fragmentés (modèle de la longue traîne ‘The Long Tail ») ;
  • un chevauchement flou entre le B2C et le B2B ;
  • l’importance grandissante des pays émergents ;
  • les opportunités d’outsourcing/offshoring physique et digital pour les services marketing (bien au-delà des centres d’appels) ;
  • le focus de plus en plus grand sur la coopération public/privé (ONG et autres).
1. Bâtir des ponts entre les silos
R&D, manufacturing et marketing sont encore trop souvent séparés dans des organisations distinctes ; de même pour finances et marketing ; il faut aussi concilier l’aspect purement tactique de la recherche et la demande de stratégie à plus long terme.
Autres silos à relier :
- l’entreprise et le consommateur : les consommateurs veulent être des co-producteurs, des co-inventeurs et même des co-marketeurs ; nous sommes dans un monde YouTube.
- le comportemental et le quantitatif
- l’académique et le professionnel
- l’analytique et le subjectif : il faut aller dans le sens des outils comme AHP (Analytic Hierarchy Porcess) et ANP (Analytic Network Process) développés par Thomas Saaty, intégrés dans le logiciel d’aide à la décision Decision Lens.
- Les Etats-Unis et le reste du monde : tout ne passe plus aux Etats-Unis…
2. Un nouveau management : l’orchestration de réseau
Bien manager aujourd’hui, c’est savoir construire et gérer des réseaux (au sens global et pas seulement télécoms, évidemment !). La vraie compétition n’est plus entre entreprises masi entre réseau. Google a gagné parce que son écosystème, son réseau est plus fort que celui de Yahoo !
Il faut respecter quelques grands équilibres et notamment
- équilibre le focus entreprise et le focus réseau
- équilibre  entre contrôle et autonomie
- équilibre entre spécialisation et intégration
3. Passer du CRM au CMR
CRM : Customer Relationship Management
CRM : Customer Managed Relationship
Savoir gérer ses références clients dans un monde interactif, collaboratif et participatif. Il ne suffit plus d’interroger les clients et de les sonder à l’infini, il faut les aider à développer au jour le jour leur interaction.
4. Passer de produits centrés sur la marque d’entreprise à des produits de marque adoptés par le consommateur
“From company-branded products to customer-branded solutions.”
Exemple: Apple et Nike ont les mêmes clients, qui font du sport en
écoutant de la musique. Ils ont conçu ensemble des vêtements et de
chaussures avec des capteurs pour avoir sous la main un coach
électronique.
Autre exemple : le partage de playlists, produit typique de marque-consommateur.
5. Utiliser l’analytique et les métriques comme un ciment
Se focaliser sur le ROI du marketing c’est bien, mettre en place les
vrais outils qui mesurent ce qu’il faut mesurer, c’est mieux. L’analyse
financière classique notamment est dépassée : trop pointilleuse, trop
tardive, trop rétrospective, elle ignore les signaux faibles et les
actifs immatériels. 7 entreprises sur 10 n’ont pas de modèles
établissant un lien causal entre finances et marketing.  L’entreprise
est un amalgame de « fiefs de données » (data fiefdoms).
Les hommes de marketing sont comme l’homme saoul qui a perdu sa clé
près de la porte de sa maison mais la cherche sur le trottoir sous le
réverbère parce que c’est mieux éclairé (une histoire très ancienne,
déjà racontée dans les exploits de Mullah Nasruddin
6. Adopter l’expérimentation adaptative dans toutes ses activités
On teste d’abord sous de multiples formes concurrentes même s’il le faut et on pratique ensuite la « généralisation empirique ».
7. Et pour finir, bien sûr : changer de mentalité !