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jeudi 18 novembre 2010

Après les centres d'appels offshore, un nouveau lieu inshore: la prison

Les centres d'appel offshore dans des contrées exotiques n'ont plus la cote: les clients raccrochent car ils "sentent" l'éloignement et la différence de culture ; la qualité des opérateurs a baissé car les salaires montent dans les pays émergents et les jeunes qualifiés vont voir ailleurs.

D'où l'idée sérieuse et responsable de la société MKT Sociétal, axée sur le "social business": installer le centre d'appel en inshore, en France, dans une prison, pour y faire travailler les détenus. Le premier a ouvert à la Maison d'Arrêt de Versailles et emploie 20 femmes détenues.
En-dehors de l'aspect social, les avantages économiques sont nombreux:
  • les tarifs du travail en prison sont nettement inférieurs à ceux du marché;
  • les travailleurs sont motivés car c'est une valorisation professionnelle qui leur servira à la sortie et les tarifs payés sont supérieurs à ceux de autres travaux classiques réalisés dans les prisons (depuis 2009, le travail en prison est obligatoire);
  • évidemment , de manière plus cynique, c'est une main-d'œuvre sans trop de risques de grèves ni turn-over et on peut mettre l'accent sur le potentiel de candidats : 14 000 détenus en Ile-de-France...
Saluons néanmoins cette initiative, en espérant que l'objectif social sera atteint. En tout cas, MKT Sociétal va jusqu'au bout de son projet en proposant, hors des murs de la prison, un centre d'appel de réinsertion où pourront venir ceux qui auront fait ce travail pendant leur détention.

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