vendredi 26 décembre 2014

Internet des Objets: une opportunité pour qui?

Extraits traduits et résumés par moi d’une étude McKinsey The Internet of Things: Sizing up the opportunity. December 2014 | by Harald Bauer, Mark Patel, and Jan Veira 
L’internet des objets est à l’évidence une opportunité pour toute l’industrie des semi-conducteurs et des composants. Ce sont d’abord les smartphones et les tablettes qui ont relancé cette industrie en lui donnant une croissance de 5% par an entre 2010 et 2013. L’internet des objets va-t-il prendre le relais ?
Le départ de l’internet des objets a peut-être été les capteurs déployés dans le réseau électrique pour mieux gérer à distance la consommation et ajuster la production. Mais aujourd’hui les applications se multiplient dans tous les secteurs d’activités : un capteur embarqué dans une voiture permet à l’assureur de moduler sa prime en fonction du comportement du conducteur ; la santé à distance se développe grâce à des capteurs installés au domicile des patients, etc. 

Magie de l'infographie: Information is Beautiful

David McCandless a un talent rare: transformer des tableaux barbares de chiffres en infographies plaisantes et bourrées d'informations. Et il publie un bouquin "Information is Beautiful" (Collins, en anglais) pour nous le prouver. L'ouvrage se lit comme une encyclopédie saut qu'en plus de l'info, il y a la forme aussi et les couleurs. Bref, dans la série un bon dessin vaut mieux qu'un long discours, pas de doute, ce gars-là c'est le meilleur.
Le plaisir du livre est aussi dans l'éparpillement total des sujets choisis puisqu'ils vont des différentes recettes de cocktail à la place des religions dans le monde, en passant par les poissons à ne pas manger ou le nuage des mots des horoscopes. Un délice !
Ce doit être je suppose le bouquin de référence de tous les infographistes papier et web du monde entier.
En tout cas si quelqu'un, un jour, après ce bouquin, ose encore vous fournir des tableaux de chiffres, c'est qu'il n'a rien compris à la modernité. Offrez-lui ce bouquin !
Quelques exemples d'infographies du livre

lundi 22 décembre 2014

Blondin (Antoine) : Quand nous serons bien vieux

Quand nous serons bien vieux, dit Roger Nimier, nous réveillonnerons sur un banc, au pied de nos hôtels particuliers de l'avenue Foch, d'une gamelle de nouilles arrosées d'un dom-périgon qui aille avec. Nos mères, qui sont immortelles, viendront faire de la musique dans le froid, la tienne jouera de l'accordéon, la mienne du violon. Et il n'est pas impossible que nous soyons heureux.
Antoine Blondin, Monsieur Jadis  

jeudi 11 décembre 2014

Clathrate, une molécule de glace vide qui va changer le monde

Allez, je fais un peu de pub pour un communiqué de presse, une fois n'est pas coutume. Je n'ai rien compris mais ça a l'air vachement bien et comme vous êtes sûrement plus doué que moi, vous allez saisir l'importance du truc. C'est surtout cette idée d'une molécule vide qui va permettre de remplacer le charbon que je trouve sympa, non?

COMMUNIQUE DE PRESSE DE NEUTRONS FOR SCIENCE
Une nouvelle forme de glace pourrait ouvrir des perspectives intéressantes pour la production et le stockage de l’énergie
Paris, le 11 décembre 2014 - La découverte d’une nouvelle forme de glace pourrait conduire à une meilleure compréhension de la géologie de notre planète, contribuant ainsi à trouver de nouvelles solutions pour la production, le transport et le stockage de l’énergie. La glace XVI, la moins dense de toutes les formes de glace connues, possède une structure fortement symétrique, formant des cages. Elle est capable de piéger des molécules gazeuses pour former des composés appelés clathrates ou hydrates de gaz.

mardi 9 décembre 2014

Comment ne pas réussir son plan de transformation digitale en dépensant beaucoup d'argent

Ceci est une histoire anonyme, pour éviter les procès et en faire un joli conte avec moralité.
Le plan était ambitieux, le CTO réputé, le budget rondelet, le prestataire connu, l'utilisateur prestigieux mais tout a foiré et s'est soldé par une perte de 180 millions d'euros et le limogeage du CTO. Depuis l'employeur et l'employé se renvoient la balle et s'accusent mutuellement. Tout cela se passait il y a quelques mois et l'entreprise en question ne s'en est pas encore remis.

mardi 2 décembre 2014

Le contrat qu'il ne fallait pas louper: IBM re-signe avec ABN Amro pour plusieurs milliards de dollars

J'imagine l'angoisse dans les couloirs de Big Blue, ce n'était pas le moment de se planter: un des plus gros contrats d'outsourcing remis en jeu pour dix nouvelles années par l'un de ses plus gros clients, la banque néerlandaise ABN Amro. Le deal de 2005 portait déjà sur 1,5 milliards de dollars et avait coûté la suppression de 1 500 postes IT chez le banquier puisque IBM prenait en charge tous les serveurs et mainframes du banquier et ses data centers. Gagné ! Le nouveau contrat va plus loin puisqu'IBM crée un cloud privé spécialement pour la banque. On ne sait pas s'il y a une nouvelle vague de suppression de postes IT chez ABN Amro lié à ce nouveau contrat. Big Blue est en tout cas un habitué des gros contrats: la compagnie vient de signer avec Lufthansa un outsourcing de 7 ans, pour un montant de 1,25 Md $, censé faire économiser 70 millions de dollars par an de coûts IT au voyagiste allemand.
source ComputerWeekly

jeudi 27 novembre 2014

Vous allez mal? Pratiquez vous-même la thérapie brève !

Turbulences, par Ivan K. Ayvazovsky
Quand vous allez mal depuis un certain temps, sans très bien savoir pourquoi, par exemple vous n’avez plus envie de faire des choses que vous faisiez avec plaisir avant, vous avez le choix entre aller voir un médecin qui vous prescrit du Prozac parce que cela le rassure et/ou aller voir un psy qui va vous coucher sur un divan pendant des années. Comme vous êtes cultivé et intelligent, vous savez que le Prozac débloque la sérotonine qui est le fameux neurotransmetteur qui permet à vos neurones de communiquer joyeusement. C’est énervant mais c’est comme cela : les gens positifs et gais libèrent plus de sérotonine que les autres. Vous savez aussi qu’on dit que c’est un anti-dépresseur donc si vous n’êtes pas sûr d’être déprimé, vous vous dites que ça ne marchera pas. Quant au divan, il n’est pas très rassurant ni rapide.
Alors que faire ? Il y a une solution : la thérapie brève.

Les DSI et l'innovation : l'étude Deloitte CIO Survey 2014

Le Véhicule- Aurélie Ebert- Voir Tableaux utiles
Qui va diriger l'innovation dans l'entreprise? c'est l'une des grandes bagarres actuelles dans les grands groupes et on y trouve autant de réponses que de cas de figure ! Parfois c'est le DSI (directeur du système d'information), parfois c'est une direction à part, parfois aussi mais plus rarement le marketing. Pour le cabinet Deloitte, en tout cas, le DSI est non seulement bien placé mais aussi parfaitement légitime pour diriger la politique de l'innovation de l'entreprise. C'est ce qui ressort de sa dernière enquête "CIO Survey 2014", conduite auprès de 900 DSI dans 49 pays.
L'enseignement number one: 52% des DSI estiment que l'innovation est importante pour leur organisation mais que le budget alloué est insuffisant.
Principaux autres résultats :

lundi 24 novembre 2014

La Bible du droit de l'informatique, par Alain Bensoussan

D'accord, l'ouvrage ne se lit pas comme un roman. Mais si vous avez la moindre question sur le droit de l'informatique, la réponse y est, forcément. Ce "Code Informatique, Fichiers et Libertés" de l'avocat Alain Bensoussan est la somme dont vous avez besoin, que vous soyez juriste ou peut-être surtout acteur de ces systèmes d'information omniprésents dans l'entreprise et le business. C'est donc un code métier plus qu'un ouvrage de droit. Et, le plus étonnant, c'est qu'un tel ouvrage n'existait pas! Ce code métier regroupe et analyse bien sur tous les articles de la loi informatique et libertés mais aussi de nombreuses autres dispositions sur la protection des données personnelles. Celles-ci sont éparpillées dans différents codes: pénal, communication électronique, santé publique,consommation, travail, fiscal, sécurité intérieure, etc. L'ouvrage explique donc toute cette législation, article par article, avec des flash codes vers des vidéos illustratrices, avec des glossaires et bien sûr avec toute la jurisprudence commentée.

vendredi 14 novembre 2014

L'an 1 de la Robonumérique, de l'usine à l'usage

Agrémenté de ce dessin bien vu, "L'An 1 de la Robonumérique" est le titre alléchant d'une journée de conférences, le mardi 25 novembre 2014, au Palais de Fervaques à Saint-Quentin.  Avec l'inévitable Bruno Bonnell aujourd'hui président de Robolution Capital et la plupart des acteurs entreprises du marché, dont Aldebaran Robotics dont j'ai parlé plusieurs fois dans ce blog ou encore Honda qui présentera Asimo son robot humanoïde.  C'est la ville et la communauté d'agglomération de Saint-Quentin , derrière son maire et président Xavier Bertrand, qui organise le show. Plus d'infos: www.robonumerique.fr . Infos et réservations tél.: 02 23 06 93 00. Contacts presse: Mathieu Gressier direction.communicationATsaint-quentin.fr

jeudi 6 novembre 2014

Ford, Henry

A l'époque, si on avait sondé les gens pour savoir ce qu'ils voulaient, ils nous auraient demandé des chevaux plus rapides.
Henry Ford

Goethe

Ce n’est pas suffisant de savoir, il faut appliquer ses connaissances. Ce n’est pas suffisant de vouloir, il faut agir.
Goethe,  donneur de leçons, c'est énervant

jeudi 23 octobre 2014

Bullshit Jobs: les jobs à la con. Par David Graeber

La nuit au bureau - Edward Hopper
David Graeber est professeur d’anthropologie à la London School of Economics. Son dernier livre The Democracy Project : a History, a Crisis, a Movement, est publié par Spiegel & Grau. Je traduis et résume ici son article paru dans Strike en aout 2013.

En 1930, Keynes prédisait qu’à la fin du siècle la technologie nous permettrait de travailler seulement 15 heures par semaine. Au lieu de cela, elle a créé plein d’emplois inutiles et les gens qui les occupent le savent très bien. Pourquoi cet échec de la prévision ? L’explication officielle est que, entre le fait de travailler moins ou de  consommer plus, nous aurions choisi la consommation, ce que Keynes n’aurait pas prévu. C’est une belle histoire mais elle est fausse. La plupart des emplois créés en masse dans cette période n’ont rien à voir avec la distribution de pizzas, d’iPhones ou de baskets de fantaisie.
Tableau tiré de ma sélection "Tableaux utiles pour illustrer votre discours"

vendredi 17 octobre 2014

Au-delà de la matrice, par Tom Peters (une vieille histoire)

Pour les 50 ans de sa publication Quaterly, McKinsey republie des articles à succès des dernières années dont cette fameuse remise en cause de l’organisation matricielle par le gourou Tom Peters. Publiée en septembre 1979, l’analyse n’a pas pris une ride. En voici un résumé traduit et interprété par votre serviteur.

Résumé
Beaucoup d’entreprises qui ont mis en place une organisation matricielle se posent des questions sur l’efficacité de cette structure dans laquelle la responsabilité individuelle n’est pas claire et le temps de réaction trop long. La matrice souffre des mêmes syndromes que le système japonais avec plein de temps perdu dans la communication, dans des réunions sans fin ou encore dans la construction permanente de son réseau de relations personnelles.
Aujourd’hui, les grandes entreprises qui réussissent tentent de faire face à la rapidité d’évolution du contexte tout en maintenant une culture interne forte. Mais elles ne cherchent plus à obtenir de réactivité par des changements structurels majeurs. Au contraire, elles s’appuient sur une série de dispositifs temporaires afin d'attirer l'attention de l'ensemble de l'organisation pour un temps limité sur un objectif hautement prioritaire unique.
Pour en savoir plus

Faire simple et pas cher : l’histoire du ventilateur, symbole de la méthode Jugaad

La méthode Jugaad: simple et pas cher
Une usine de dentifrice avait un problème : à cause d’un système de production complexe, parfois, en bout de chaîne, l’emballage qui devait contenir le tube était vide et personne ne s’en rendait compte sauf les clients des supermarchés, très mécontents. La direction engage un cabinet de conseil et d’ingénierie et 6 mois et 8 millions de dollars plus tard, une solution extraordinaire est livrée : une balance électronique ultra-précise avec une sonnerie d’alerte stridente qui stoppe la ligne de production chaque fois qu’un emballage vide est détecté.
Quelque temps après, on mesure les résultats :
plus un seul emballage vide ! Mais, dans des statistiques plus détaillées, on se rend compte qu’en fait la machine n’a lancé des alertes que pendant quelques jours et après plus rien et pourtant elle n’est pas en panne!
Le directeur général se rend à l’usine et visite la chaîne de bout en bout  : à la fin de la chaîne, juste avant la balance de contrôle, il voit un vieil ouvrier qui roupille à moitié à côté d’un ventilateur à 20 dollars. Et il voit que le ventilateur souffle les emballages vides et les pousse dans une poubelle! « J’en avais marre d’être réveillé par la cloche qui sonnait tout le temps, dit l’ouvrier. Alors j’ai acheté le ventilateur ».
C’est dit-on l’origine de la méthode Jugaad en Inde qui résoud les problèmes en simplifiant les process pour un coût réduit : 20 dollars au lieu de 8 millions. Qui dit mieux?
Source : http://cs.txstate.edu/~br02/cs1428/ShortStoryForEngineers.htm. Merci A.M.

mardi 14 octobre 2014

Les 10 tendances technos de Gartner pour 2015

Exercice habituel d’automne pour le cabinet d’études et de conseil américain :
Gartner publie ses 10 tendances technologiques stratégiques pour l’année prochaine.
L'analytique devient pervasive et les systèmes enrichissent leur contexte.


Liste:

1. L’informatique partout
2. L’internet des objets
3. Impression 3D pour l'industrie et pour le grand public
4. Analytique avancée, pervasive et invisible
5. Systèmes à contexte riche
6. Machines smart
7. Cloud / client
8. Applications et infrastructure « software-defined » (définies par logiciel)
9. La webisation de l’informatique : « web-scale IT »
10. Protection et sécurité intégrées dans la gestion des risques

Résumé:

vendredi 10 octobre 2014

Les pastels de Sandra Szurek, à voir absolument

Rien à voir avec les technologies, le management et l'entreprise...
Mais vous serez encore meilleur dans votre job et dans votre vie si vous suivez mon conseil.
Je vous propose un petit temps pour la respiration, le recul, l'esthétique (qui est évidemment beaucoup plus que la philosophie de l'art dans les beaux-arts comme le définissait scolairement Hegel).
Un temps pour vous remettre les idées au clair, savoir qui vous êtes et ce que vous valez vraiment.
Rien que cela.
Il suffit de contempler les pastels de mon amie Sandra Szurek.
Ils sont inspirés par le bois, la forêt, la lumière, les couleurs.
Elle l'explique d'ailleurs très bien elle-même, lisez ses textes.
Ca se passe à Paris.

lundi 6 octobre 2014

Sans internet depuis 5 jours... et toujours vivant !

En fait c'est faux: la liaison ADSL via ma Bbox ne marche effectivement plus, ni mon téléphone fixe donc, et on en est au 5e jour...
Mais je me débrouille pour surfer en utilisant la fonction point d'accès wifi de mon smartphone.
Et, étonnamment, ça fonctionne pas mal.
Du coup mon volume data a grimpé en flèche et il a fallu que je négocie avec Bouygues Telecom qui me change mon forfait en le montant à 20 Go le temps de la panne et qui me remboursera ensuite. Disent-ils.
Je viens de faire un speedtest sur ma liaison wifi cellulaire de dépannage : 7,47 Mbps! Incroyable! Même en ADSL, je n'y arrive pas, je plafonne à 5 Mbps parce que je suis en bout de ligne et qu'après moi il n'y a plus que les cerfs qui brament de la forêt de Rambouillet.
Ben, finalement, je vais peut-être passer en forfait illimité data sur mon téléphone !!!! (ah ben non c'est vrai ça n'existe pas... l'illimité, c'est en temps, pas en volume, ah les sagouins!...)

vendredi 26 septembre 2014

Holland (Henry Scott ) : La mort n'est rien

La mort n'est rien. Je suis simplement passé dans la pièce  à côté. Je suis moi, tu es toi. Ce que nous étions l'un pour l'autre, nous le sommes toujours. Donne-moi le nom que tu m'as toujours donné. Parle-moi comme tu l'as toujours fait. N'emploie pas de ton différent, ne prends pas un air solennel ou triste. Continue à rire de ce qui nous faisait rire ensemble. Prie, souris, pense à moi, prie pour moi. Que mon nom soit toujours prononcé à la maison comme il l'a toujours été. Sans emphase d'aucune sorte, sans trace d'ombre. La vie signifie ce qu'elle a toujours signifié. Elle est ce qu'elle a toujours été. Le fil n'est pas coupé. Pourquoi serais-je hors de ta pensée simplement parce que je suis hors de ta vue ? Je t'attends. Je ne suis pas loin, juste de l'autre côté du chemin. Tu vois, tout est bien.
souvent attribué à Charles Péguy mais plus probablement de Henry Scott Holland 1847-1918  Canon of St. Paul’s Cathedral

Saint Augustin : Ne pleure pas si tu m'aimes

Ne pleure pas si tu m'aimes. Si tu savais le don de Dieu et ce que c'est que le Ciel. Si tu pouvais d'ici entendre le chant des Anges et me voir au milieu d'eux. Si tu pouvais voir se dérouler sous tes yeux les horizons et les champs éternels, les nouveaux sentiers où je marche ! Si, un instant, tu pouvais contempler comme moi la Beauté devant laquelle toutes les beautés pâlissent. Quoi, tu m'as vu, tu m'as aimé dans le pays des ombres et tu ne pourrais ni me revoir, ni m'aimer dans le pays des immuables réalités ! Crois-moi, quand la mort viendra briser tes liens comme elle a brisé ceux qui m’enchaînaient et, quand un jour que Dieu connaît et qu'il a fixé, ton âme viendra dans ce ciel où l'a précédée la mienne, ce jour-là tu me reverras, tu retrouveras mon affection épurée. A Dieu ne plaise qu'entrant dans une vie plus heureuse, infidèles aux souvenirs et aux vraies joies de mon autre vie, je sois devenu moins aimant. Tu me reverras donc, transfiguré dans l'extase et le bonheur, non plus attendant la mort, mais avançant d'instant en instant avec toi dans les sentiers nouveaux de la Lumière et de la Vie. Essuie tes larmes et ne pleure plus si tu m'aimes. »
Saint Augustin (354-430), évêque d’Hippone et Docteur de l’Eglise

mercredi 10 septembre 2014

Wittezaele, Jean-Jacques

Arrêter de vouloir, arrêter de faire une confiance aveugle à la volonté, cette chimère inventée par notre culture, pour  nous tourner vers les autres, vers le monde qui nous entoure, pour ouvrir les yeux et les oreilles et nous laisser toucher par l'expérience, par la vie.
Jean-Jacques Wittezaele, L'Homme Relationnel (Seuil)

Freud, Sigmund

La conscience morale n'est que le résultat de la constitution du surmoi qui n'est dû lui-même qu'à l'introjection, durant notre enfance, de l'image idéalisée de nos parents ou de leurs substituts.
Sigmund Freud cité par Jean-Jacques Wittezaele, in L'Homme relationnel (Seuil).

Iatmuls

C'est pourtant simple, regardez, vous ouvrez la bouche et vous parlez.
Les Iatmuls de Nouvelle-Guinée, à l'anthropologue Gregory Bateson qui peinait à apprendre leur langue. Cité par Jean-Jacques Wittezaele, dans L'Homme relationnel (Seuil).

Jamet, Philippe

L'improbable est possible.
Philippe Jamet, Comissaire de l'Autorité de sûreté nucléaire, commentant l'accident nucléaire de Fukushima (11 mars 2011)

mardi 9 septembre 2014

Eloge du mensonge (chronique de la mauvaise humeur de Lucien)

(Lucien est un chroniqueur bourru qui a fait les beaux jours de la dernière page d'un magazine qui a connu son heure de gloire. Il réapparaît de temps en temps dans les médias print ou web quand une tendance de culture ou de société l'énerve, notamment s'il y a de la technologie dedans, mais pas seulement.)
Ma théorie d'aujourd'hui sera donc: 1/ avec le temps, le poète a toujours raison mais on s'en fout; 2/ avec le temps, l'homme a souvent tort mais il s'en fout.
La première prémisse ne se discute même pas tellement les exemples sont nombreux.
Le plus célèbre est le fameux vers de Paul Eluard; "La Terre est bleue comme une orange..." publiée en 1929 dans L'amour, la poésie. Et, en 1969, quand Armstrong fait un petit pas sur la Lune et qu'Apollo 11 prend une photo de la Terre, le monde la découvre effectivement ronde comme une orange et toute bleue...

Rakuten se paye Ebates pour 1 milliard de dollars

Le géant japonais du e-commerce Rakuten continue de faire son marché : après avoir acheté Viber (téléphone et messagerie smartphone) pour 900 millions de dollars en février, il s'octroie aujourd'hui , pour 1 milliard de dollars, Ebates, un site de e-commerce (créé en 1999) spécialisé dans les coupons et les réductions vers des sites comme Buy.com ou WalMart: Ebates a plus de 2 600 marques à son catalogue. Vous cherchez un coupon d'une marque ! Il l'a !
Non seulement le japonais vise à dominer totalement le marché du e-commerce, mais il veut aussi s'étendre peu à peu dans le monde entier (il dépend encore du Japon à 90%) en intégrant des entreprises de partout: le canadien Kobo (liseuse), l'espagnol Vuaki (vidéo) etc. Tout en ayant évidemment Amazon en ligne de mire.
Ce qui ne l'empêche pas de se diversifier en prenant également 18% d'AirAsia Japon.
L'ogre du net a vraiment les poches pleines et il n'a pas fini d'avaler les petites pépites !

samedi 30 août 2014

Weakland, John

La vie est une suite de difficultés. Un problème, c'est la même difficulté qui revient sans cesse.
John Weakland, Ecole de Malo Alto

mardi 26 août 2014

Auster, Paul

Si vous vous réveillez après 60 ans et que rien ne vous fait mal le matin, c'est que vous êtes mort.
Paul Auster, citant  une vieille amie dans Paris-Match

vendredi 22 août 2014

Gödel, Kurt

Aussi audacieux, fort et beau soit-il, et aussi fermé sur lui-même qu'il paraisse, un système n'en a pas moins une fatale imperfection : il ne peut lui-même prouver sa propre logique et cohérence.
Kurt Gödel, mathématicien.

Shaw, Georges Bernard

Les révolutions n'ont jamais secoué le joug de la tyrannie; elles le placent seulement sur d'autres épaules.
Georges Bernard Shaw, The Revolutionist's Handbook

jeudi 21 août 2014

Wittgenstein, Ludwig

La philosophie est le combat contre l'ensorcellement de notre entendement par notre langage.
Ludwig Wittgenstein

lundi 18 août 2014

Kraus, Karl

La psychanalyse est la maladie dont elle se considère comme le traitement.
Karl Kraus, critique et écrivain viennois.

vendredi 15 août 2014

Watzlawick, Paul

L'antique bouddhisme zen notait qu'il existe deux types de vérité : les « vérités d'essence » et les « vérités d'erreur», les premières ne pouvant être atteintes que par « illumination », quand on n'est plus dans ce monde parce que  l'« essence » est « transcendance » ; les secondes sont des « vérités instrumentales », utiles pour construire et réaliser des projets dans le monde des choses et de l'apparence. Toute « vérité d'erreur», après avoir été utilisée, se brise et lui sont substituées d'autres « vérités d'erreur» à chaque fois adaptées aux réalités auxquelles s'affronte l'être vivant.
L'approche stratégique s'emploie à construire des « vérités d'erreur » permettant aux êtres humains de mieux gérer la réalité qu'inévitablement ils construisent pour ensuite la subir.
Paul Watzkawick et Giorgio Nardone, Stratégie de la thérapie brève

Cioran, Emile M.

La malhonnêteté d'un penseur se reconnaît au nombre d'idées précises quil affirme.
E. M. Cioran, Syllogismes de l'amertume

mardi 12 août 2014

Watts, Alan

La vie est un jeu dont là règle numéro un est: ce n'est pas un jeu, c'est mortellement sérieux.
Alan Watts

mercredi 6 août 2014

Bateson, Gregory

L'information est une différence qui fait une différence.
Gregory Bateson, fondateur de l'école de Palo Alto. La première différence est dehors, elle vient du contexte, de l'environnement; la seconde est dedans, à l'intérieur de moi.

dimanche 3 août 2014

Supprimer les DRM des ebooks: une solution qui marche

La plupart des soi-disant solutions qu'on vous propose pour supprimer les DRM  (Digital Rights Management), des ebooks, afin de pouvoir les lire sur le terminal/liseuse de votre choix, sont des copier-coller des mêmes remèdes. Ceux-ci ont un seul défaut: ils ne sont pas mis à jour et donc ils ne marchent plus dès que les éditeurs, comme s'ils n'avaient pas mieux à faire, par exemple élargir leur bibliothèque ridicule d'ebooks,  s'amusent à renforcer leurs DRM ces soi-disant droits de protection antipiratage qui ne sont que des abus du droit et qui devraient être interdits.
Bref j'ai trouvé et testé une solution qui marche, dans ma configuration actuelle: logiciel de gestion de bibliothèque d'ebooks Calibre 1.47, sous Mac OS 10.9.4. Mais il y a aussi des solutions Windows.
Cette solution est décrite sur le blog Apprentice Alf's Blog et il propose les liens suivants:
"The latest tools_v6.0.8.zip can be downloaded from
http://www1.datafilehost.com/d/e9d6f3bc or https://mega.co.nz/#!1c4R2RCA!exJ5ilNjqfTe6IiXe0-sqR_MQJkpIz8zw167fGh71us
The latest plugin alternative tools can be downloaded from http://www1.datafilehost.com/d/215c36f6
J'ai testé l'extension (plugin) DeDRM: vous l'installez dans Calibre, ensuite vous ajoutez le livre qui contient des DRM puis vous le convertissez dans le format de votre choix. ET ça marche ! J'ai ajouté un livre Fnac au format epub avec DRM et je l'ai mis sur mon Kindle au format Mobi sans DRM.

jeudi 31 juillet 2014

Thérapie brève radicale du suicide (suite)

"En 1930, les journaux autrichiens relataient un événement singulier qui se produisit dans une petite ville située au bord du Danube : « Un jeune candidat au suicide se jeta dans le fleuve depuis un pont. Un gendarme, attiré sur les lieux du geste fatal par les cris des personnes présentes, plutôt que de se déshabiller pour venir en aide au jeune homme, s'empara de son fusil, le pointa sur l'aspirant suicidé en criant "sors de là ou je tire". Le jeune sortit de l'eau, renonçant au suicide. » "
Paul Watzlawick et Giorgio Nardone, Stratégie de la thérapie brève (Seuil)

Epictète

Ce ne sont pas les choses elles-mêmes qui nous préoccupent mais les opinions que nous avons des choses.
Epictète (? - 135 ap. JC), cité par Paul Watzlawick et Giorgio Nardone, Stratégie de la thérapie brève (Seuil)

mardi 29 juillet 2014

Einstein, Albert

C'est la théorie qui décide de ce que nous pouvons observer.
Albert Einstein, en 1926, en réponse à Heisenberg qui voulait fonder la théorie sur l'observation objective.

Einstein, Albert

Ce qui m'intéresse vraiment c'est de savoir si Dieu avait un quelconque choix en créant le monde.
Albert Einstein / 1879-1955

Einstein, Albert

Il n'existe que deux choses infinies, l'univers et la bêtise humaine... mais pour l'univers, je n'ai pas de certitude absolue.
Albert Einstein / 1879-1955

Einstein, Albert

Le hasard est le chemin que Dieu emprunte quand il veut voyager incognito.
Albert Einstein / 1879-1955

Goldbach, Christian

Tout nombre entier pair peut s'écrire comme la somme de deux nombres premiers.
Christian Goldbach, 1742. Cette conjecture de Goldbach, valable pour tout nombre supérieur à 3, est toujours non démontrée. A noter que certains nombre entiers pairs peuvent avoir plusieurs solutions. exemple: 50=19+31=13+37= 7+43=3+47 (4 solutions)

Comment guérir l'envie de suicide, selon Plutarque

..."Un état mental terrible et monstrueux attaqua les jeunes Milésiennes, dont la cause était inconnue. II est très probable que l’air eut acquis quelque qualité exaltante et empoisonnée qui influençait ce changement et cette aliénation de l'esprit; car un ardent et persistant désir de mourir en tentant de se pendre les frappa soudain, et nombreuses furent celles qui l'accomplirent en secret. Les arguments et les larmes de leurs parents et la persuasion de leurs amis n'arrivaient a rien; elles déjouaient toutes les manoeuvres zélées de leurs gardiens pour les empêcher de se tuer. Et cette calamité semblait être une extraordinaire malédiction divine, outrepassant la capacité humaine, jusqu'a ce que, sur le conseil d'un sage, le Sénat décrète que toutes les jeunes filles qui s’étaient pendues soient portées, nues, sur la place du marché. L'adoption de cette loi non seulement inhiba mais anéantit leur désir de se tuer. Remarquez quel grand argument de bonne nature et de vertu est cette crainte du déshonneur; car ceux qui ne craignent rien de ce qu'il y a de plus terrible dans le monde, mort ni douleur, ne peuvent supporter d'imaginer déshonneur et exposition à la honte,  même après la mort."
Plutarque, Oeuvres morales, cité par Paul Watzlawick et Giorgio Nardone dans Stratégie de la thérapie brève (Seuil)

mardi 22 juillet 2014

Vidéo / 15 décideurs témoignent de la transformation numérique de leur entreprise


Je les ai tous interviewés un par un, avec l'équipe de MyDSI-Tv, ces derniers mois: Pdg, DG, directeur marketing, directeur de l'innovation, DSI, directeurs métiers, experts, etc. Ces 15 décideurs ont la même obsession: comment transformer vite et bien leur grande entreprise en organisation agile grâce au numérique. Il partagent ici avec vous leur conviction, leurs doutes, leurs succès. Un seul mot d'ordre, appris des startup: test and learn ! Un florilège exceptionnel qui donne l'état de l'art de la transformation numérique des entreprises à l'oeuvre aujourd'hui en France
Avec par ordre d'apparition à l'écran et leur thème principal d'intervention
- Bernard Duverneuil, DSI d’Essilor : le rôle fondamental du DSI;
- Pascal Buffard, président du Cigref et d’Axa Technologies Services: une révolution culturelle;
- Guillaume Roux, Group Executive Vice-president de Lafarge : le levier du numérique;
- Jean-Louis Marchand, directeur général adjoint d’Eurovia: aller plus loin que prévu;
- Jean-Marc Chicco, Group CIO de Lafarge : le couple DSI-métiers;
- Elizabeth Anglès d’Auriac, directrice marketing Europe de Sephora: des nouveaux produits, vite et bien;
- Michel Delbecq, DSI EMEAP de Sephora : partager les succès;
- Guy Dufraisse, président France de Schneider Electric:  penser client d’abord;
- Jean Chavinier, DSI de Pernod Ricard: installer un réseau social;
- Nathalie Andrieux, directrice générale adjointe de la Poste, en charge du numérique: une nouvelle fonction symbolique;
- Joël de Rosnay, prospectiviste:  encourager l’intelligence collaborative;
- Michel Delattre, DSI de La Poste: se tourner vers des startups;
- Adrien Aumont, co-fondateur de Kisskissbankbank:  partenaire de la Banque Postale;
- Marc Carrel-Billiard, responsable technologies émergentes d’Accenture : crowdsourcing et open innovation;
- Françoise Mercadal-Delasalles, directrice des ressources et de l’innovation à la Société Générale: l'ère prochaine de la co-construction.
Voir aussi sur MyDSI-Tv

Comment décider quand on ne peut pas communiquer

Je suis en train de (re)lire La réalité de la réalité de Paul Watzlawick, un des membres éminents de l'Ecole de Palo Alto, que j'ai découvert quand j'enseignais le cours "Maîtriser son information" à Paris-Dauphine.  Un livre que je conseille à tous car, bien que datant de 1976, il reste le ciment de toute théorie de communication mais aussi de toute thérapie. Puisqu'il explique que la réalité n'est qu'une construction individuelle. Il contient des dizaines de passages à citer. En voici un sur l'art de la décision interdépendante sans communication:
"On soumet à un groupe d'individus les nombres, 7, 100, 13, 99, 261, 555, en leur promettant une grosse somme d'argent s'ils choisissent le même nombre sans se concerter... Pour certains, 7 et 13 sont chargés de superstition... A d'autres, plus rationalistes, le nombre 100 semble s'offrir comme le carré de 10... mais d'autres encore trouveront 555 plus satisfaisant car symétrique..."
A votre avis, lequel vont-ils choisir?
Je vous laisse réfléchir un peu et viendrai vous donner la solution dans quelque temps...
La réalité de la réalité : Confusion, désinformation, communicatio

jeudi 17 juillet 2014

Lettre à mes amis: pourquoi je suis fier d'être journaliste honoraire

Vous êtes quelques-uns, perdus sur la Toile, à vous intéresser à mon triste sort depuis quelques années (ce blog a été créé en 2004!). Je parle rarement de moi (j'écris et publie quelques livres par ailleurs pour satisfaire indirectement ce besoin).
Mais, cette fois, je ne peux m'empêcher de vous faire partager, avec retard, un petit bonheur et ceux qui me connaissent sauront pourquoi je le déguste avec gourmandise: il y a quelques mois, l'honorable Commission de la Carte d'Identité des Journalistes Professionnels, au nom très stalinien, m'a fait l'honneur de m'accorder, à ma demande, la carte de presse de journaliste "honoraire", c'est-à-dire à vie ! Ce joli titre récompense les sexa qui peuvent justifier de 30 ans de journalisme, ce qui est mon cas.
C'est un petit bout de plastique, avec un ruban tricolore quand même, qui me donne juste le droit de ne pas faire la queue dans les musées nationaux et un décompte de 7 500 euros sur les revenus annuels que je déclare au fisc.
Mais je suis heureux de l'avoir, on est bête, hein!
Donc, je peux vous dire aujourd'hui deux choses avérées: 1/ je mourrai journaliste ; 2/ je n'ai jamais été aussi prêt de la mort. (le 2 c'est pour rire mais c'est vrai quand même, à tout moment, c'est ça qui est bien mais c'est drôle il y en a qui ne comprennent pas).
Que ceux qui me trouvent ridicule me pardonnent et que ceux qui me comprennent me sourient. Ce sera tout mon bonheur.
Alors, pour répondre au titre de l'article, pourquoi je suis fier...
Parce que, malgré tout le mal que je pense des journalistes, de leurs écoles et de leurs médias, le journalisme reste le plus beau métier du monde et, avec la prostitution et l'usure, un des plus anciens. Oui, je sais, les mauvaises langues feront des rapprochements...
Et je suis fier parce que, tout simplement, j'adore ce métier, il a fait de moi un homme libre et autonome et çà c'est le plus beau cadeau qu'on puisse faire à sa vie. Bien sûr, il est plein de dangers et surtout de facilités mais partout dans le monde il y a des journalistes qui meurent pour leur métier et pour la liberté, donc, là, on ne rigole plus !
Je pense sincèrement que dans notre monde complexe, global et technologique, ce sentiment de liberté et la capacité à l'exercer est un moteur puissant contre toutes les tentations et pour la richesse des relations humaines. Bon, je m'arrête là sinon vous allez pleurer...
PS: pour ceux qui ne le savent pas, le fait d'être journaliste honoraire me dispense de justifier chaque année, comme je l'ai toujours fait, que l'essentiel de mes revenus provient de mes activités de journaliste. C'est donc un puissant levier supplémentaire de liberté. Je fais, je dis, j'écris, je filme, ce que je veux et je n'ai plus rien à prouver à personne.
Il faut dire que depuis que je suis journaliste indépendant, j'ai compris qu'il me faudrait avoir un rapport à l'argent différent... Je me souviens de ma fierté il y a quelques années d'avoir signé un contrat de production d'interviews webtv avec le Journal du Net; c'est moi qui prend les RV, qui filme, qui monte et qui livre le film; j'étais payé au nombre de clics, why not, soyons modernes. Je publie 4 super interviews, Attali, le dg d'Intel, le pdg d'IBM (allez les voir, ils doivent être encore là, ils font peut-être encore des clics) et quand, quelques mois après, je leur demande fièrement : combien j'ai gagné, par ici la monnaie...? Ils me disent, je vous jure que c'est vrai, dites un chiffre... : 50 euros...
Mon seul regret, fort, important, prégnant et peut-être pas définitif, est de ne pas avoir eu le courage, l'audace, la naïveté, l'inconscience de tenter une aventure de presse sur le web avec les principes de journalisme et de management qui m'animent. J'aurais sûrement retrouvé l'excitation, la joie et la fierté que j'ai ressenties à certains moments de ma carrière, par exemple quand j'ai créé Micro-Hebdo... Mais, sait-on jamais?...
Enfin, pour la petite histoire, je me consolais depuis longtemps avec une maxime de Diderot que j'appliquais à la maturité: "On est dédommagé de la perte de son innocence par celle de ses préjugés". Jusqu'au jour où un ami, un peu plus fin lettré que moi, me fit remarquer que cette phrase venait du Neveu de Rameau, quand le vieux fou parle de libertinage à son jeune ami: "... on tire parti de la mauvaise compagnie comme du libertinage. On est dédommagé de la perte de son innocence par celle de ses préjugés."  Depuis, j'apprends l'humilité. Mais j'ai du mal...

mercredi 16 juillet 2014

L'app YouMiam sur iOS et Android ou la recette à portée de clic

Une fois n'est pas coutume, je fais de la pub mais c'est pour un jeune ami entrepreneur qui a lancé YouMiam le réseau social de la recette de cuisine et qui vient de sortir l'app iOS (iPhone-iPad) et Android; je passe tel quel son communiqué de presse. Soutenz-le de toutes les manières et à vos papilles !
L'appli Youmiam est dispo !

Salut 
La version officielle de l'appli Youmiam est maintenant disponible sur l'App Store et le Google Play Store ! On compte sur toi pour la télécharger et donner un maximum d'écho à ce lancement.
On te le dira jamais assez : merci pour ton soutien !
> Je télécharge la version officielle de l'appli Youmiam pour iPhone.
Il te faut l'iOS7 - 
> Je télécharge la version officielle de l'appli Youmiam pour Android.

4 façons simples de soutenir le lancement de l'application... 
Je note 5 étoiles l'appli Youmiam sur l'App Store : https://itunes.apple.com/fr/app/youmiam/id895506023?mt=8
Je note 5 étoiles l'appli Youmiam sur le Google Play Store : https://play.google.com/store/apps/details?id=com.siu.youmiam
Je partage ce post Facebook sur mon mur :  http://goo.gl/ceNRF8
Je transfère cet email à 10 amis gourmands.




Un immense merci pour votre soutien !

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mardi 24 juin 2014

Pas de replay à la demande sur beIN Sports Connect !

Vous êtes comme moi, un nomade imprévisible qui ne transporte pas sa télé sous le bras. Vous aimez le foot donc vous vous abonnez pour 12 euros par mois sans engagement à beIN Sports Connect, tous les matchs du mondial sur ordi ou tablette. Génial.
Et vous vous dites: beIN c'est des gens modernes et récents, ils ont sûrement prévu un service replay à la demande aux petits oignons, comme ça je pourrai regarder mes matchs quand je veux.
Eh ben non ! Le seul replay qui existe c'est une barre de défilement sur le live qui peut vous renvoyer deux heures en arrière, c'est tout !
Incroyable mais vrai !
Si vous loupez l'horaire à deux heures près, vous l'avez dans le baba.
Comme quoi, à l'heure du numérique et de l'internaute roi, il y a encore des offreurs de services capables de faire de grosses bourdes...
(Bon a part çà, le live HD marche quand même très bien sur mon ordi, même sur une ligne internet faiblarde comme celle de ma campagne yvelinoise qui n'arrive pas souvent à dépasser les 2 megabits...)

vendredi 13 juin 2014

Salon Emmaüs 22 juin: chacun s'y retrouve !

Comme chaque année je fais ma petite pub sur le salon Emmaüs à Paris, le 22 juin 2014, porte de Versailles. Chacun s'y retrouve au sens propre, on y va en famille, et au sens figuré, on y fait de bonnes affaires, notamment dans le textile. A savoir aussi qu'Emmaüs fait du recyclage informatique, n'hésitez pas à les contacter. Je vous souhaite de faire de bonnes affaires !...

jeudi 5 juin 2014

La nuit au bureau, il peut se passer des choses torrides...

La nuit au bureau - Edward Hopper - 1940
Un ajout récent dans ma rubrique désormais sur Google Photos Tableaux utiles pour illustrer votre discours: La nuit au bureau, d'Edward Hopper.
J'adore les tableaux d'Edward Hopper; ils suggèrent un non-dit, une intimité torride.
Ah, le regard de la secrétaire sur son patron, sa pose, son rouge à lèvres, sa jupe serrée... A quoi pense-t-elle tandis que l'homme continue de travailler comme si de rien n'était?...
On se demande même si elle n'a pas un string (mais je rêve, on est en 1940 !...)
Le peintre raconte que ces tableaux lui ont été inspirés par la vision qu'il avait des bureaux quand il prenait le métro aérien la nuit tombée à New York, sur la ligne L...

Sujets illustrables : travail, heures supplémentaires, vie au bureau, désir

Pepper, le robot qui lit vos émotions... en attendant mieux

C'est Aldebaran, le petit français qui fait des robots dans la cour des grands (auteur du fameux robot Nao et de Romeo) qui développe ce nouveau robot humanoïde, Pepper, capable de lire vos émotions. Un développement conjoint avec Softbank Mobile, le leader du mobile au Japon. Sortie prévue au Japon en février 2015 pour 198 000 yens, soit un peu plus de 1 400 euros.
En plus de tout ce que peut faire un robot humanoïde, Peper danse,  fait des blagues et surtout il devine si vous êtes triste ou joyeux!
L'autre grande nouveauté est qu'il sort avec son kit de développement et qu'il sera commercialisé avec un AppStore ouvert à tous les développeurs.
Ceux qui tirent les ficelles de la marionnette c'est Softbank, le groupe holding, qui a déjà pris une participation dans Aldebaran et qui affiche un incroyable slogan digne d'une secte : "Information révolution, Happiness for everyone". Bonjour les bisounours...
On pense évidemment aux séries TV genre Real Human où les humanoïdes servent de sex toy aux cougars joyeuses. Mais, heureusement, Bruno Maisonnier, le patron d'Aldebarran est un homme à la fois visionnaire et réaliste. Espérons que son état d'esprit inspire les Japonais...

mercredi 4 juin 2014

Halo : Quand Dyson inventait les Google Glass 10 ans avant...

Dyson, le roi des trucs bizarres, dévoile dans un document récent trois de ses inventions qui n'ont pas (encore?) été commercialisées: une pile à combustible, un filtre à particules diesel....
Et le projet Halo qui est un projet de type lunettes Google, mais lancé en 2001, soit plus de 10 avant le produit Google.
Wikipédia indique à propos des Google Glass: "Il faut noter que le concept date de 2001. En effet la société Minolta – bien connue dans le monde de la photo – a créé des lunettes proposant ce genre de vision. Elles ne possédaient pas cependant l'interactivité de ce que propose Google. Un article est paru dans Science et vie no 1001 de février 2001 page 26."
Je cite sans avoir vérifié ce qui n'est pas bien, je sais mais je n'ai pas envie ni le temps!...
En tout cas, le projet Halo était très attirant: un casque à réalité augmentée, avec des jumelles et capable de diffuser des images en 3 D ! Le système de projection à miroirs semble très proche de celui des Google Glass. Le dispositif pouvait aussi être télécommandé à partir d'un appareil au poignet porté comme une montre et doté d'un stylet.
Dyson conclut pudiquement son document en disant: "Après 3 ans de recherches et développement, le projet fut mis entre parenthèses pour permettre aux ingénieurs de se concentrer sur le développement des technologies Dyson existantes. Cependant, des technologies développées pour ce casque sont aujourd’hui réutilisées dans d’autres projets de recherches."
Dommage !...

mercredi 28 mai 2014

J'ai perdu toutes les photos de mon blog ! Histoire du dindon et du sens interdit

Pendant quelques heures, mon blog a affiché de superbes panneaux de sens interdit en noir et blanc à la place de toutes mes photos! Tout ça parce qu'un jour je me suis aperçu que mon espace de stockage Google arrivait à sa limite et que je n'avais pas envie de payer des Giga supplémentaires, radin que je suis! J'ai donc allègrement supprimé toutes les photos en me disant qu'elles étaient à de multiples endroits redondants : d'une part sur mon blog et d'autre part sur mon ordi ou sur mon smartphone ou encore ma Dropbox.
Sauf qu'en fait les photos d'un blog Blogger sont maintenant dans Google + et uniquement là !
Et, honte de moi, je ne le savais pas...
Et c'est ainsi que mon blog s'est retrouvé nu et moi narri.
Heureusement, il existe dans Google + une fonction miraculeuse de restauration des photos supprimées et qui marche pendant 60 jours.
Moralité: j'ai vite payé mon stockage supplémentaire et restauré mes photos...
C'est qui le dindon?

vendredi 11 avril 2014

Eloge de la fadeur

Je suis tombé par hasard (mes camarades de taichi) sur ce livre Eloge de la fadeur du philosophe et sinologue François Jullien, qui n'est pas vraiment une nouveauté, puisqu'il date de 1991. Et ce fut un éblouissement ! A notre époque d'esbroufe, d'hyper-hype et de buzz, de cyber-égotisme et de voyeurisme, (re)découvrir les fondements de la pensée et l'esthétique de la Chine sur un concept aussi d'éloigné de nous les Occidentaux que cette "fadeur-détachement" , est un véritable petit miracle que je vous invite à accomplir à votre tour. Ce sera délectable, vous verrez. 

lundi 7 avril 2014

Le mot tendance: Uberification


Uber, qu'il faudrait écrire à l'allemande, über, avec un umlaut (un tréma) et qui veut dire à la fois "super" et "au-dessus" (sous-entendu du lot, ça c'est une private joke puisque c'est Thomas Lot qui m'a mis sur la voie du néologisme), c'est cette fameuse app sur smartphone pour avoir son taxi tout de suite, pardon sa voiture privée. A Londres, j'ai aussi testé Hailo, c'est absolument formidable (et en plus ce sont des vrais taxis eux, comme ça on n'entre pas dans la bagarre) : le slogan de Hailo, c'est "Two taps and two minutes from tap to taxi" , vous tapotez deux fois sur votre smartphone et deux minutes après votre taxi est devant vous. Et ça marche !
Bref, l'uberification c'est la transformation de votre service en app disponible sur smartphone et qui vous délivre un service tout de suite, avec en plus dans le cas d'Uber, le système de paiement pris en charge (ce que je n'ai pas testé chez Hailo).
L'Uberification de l'économie, c'est la tendance à se voir développer des commandes prépayées de services à la demande sur mobile qui se traduisent par une prestation réelle fournie en bout de chaîne au client (voiture, bouffe, etc.)
Ca entre dans le cadre des nouveaux services à la demande sur mobile qui commencent à envahir l'économie: les ODMS, On Demand Mobile Services
Voilà, je vous ai tout dit à vous de jouer et d'inventer le vôtre!
lire ce très intéressant article Uberification of the US Economy

jeudi 27 mars 2014

Les chiffres du monde numérique : 40 zettaoctets et autres babioles

Je cite Nat Maple, vice-président et directeur général, Global Consumer Business, Acronis:
"IDC estime que la taille du monde numérique atteindra 40 zettaoctets (Zo) d'ici 2020, soit 50 fois plus que sa taille au début de l'année 2010. Plus de 250 milliards de photos ont d'ores et deja été téléchargées sur Facebook. En moyenne, 350 millions de photos y sont chargées par jour, soit plus qu'il n'y a d'habitants aux États-Unis. Les utilisateurs d'Instagram y postent 35 millions de selfies par jour, soit plus de 400 par seconde. Sur Twitter, plus de 400 millions de tweets sont envoyés par jour, alors qu'en moyenne un livre compte 64 000 mots. Si chaque tweet comportait un seul mot (en réalité ils comportent en moyenne 28 caractères, soit plus qu'un mot normal), cela représenterait l'équivalent de 6 250 romans par jour." 
Ca vous fait quel effet tous ces chiffres?
Moi, rien.
Ou plutôt si: tout ça, c'est trop...

mercredi 26 mars 2014

La mode du selfie, terrifiant symbole d'internet

Mon selfie le plus récent, si si.
Le selfie c'est son autoportrait photo à tout moment et tout le monde s'y adonne, même les Clinton ! Comme si on n'avait rien de mieux à faire que de se prendre en photo à tout bout de champ. Il y a même un, un Anglais évidemment, qui a tenté de se suicider parce qu'il n'était pas content des selfies qu'il prenait par centaines tous les jours depuis l'âge de 15 ans.  La meilleure appli du moment, sur Android et IOS, c'est celle qui vous permet d'embellir en deux clics votre selfie. Non seulement on s'emmerde tellement qu'on se prend en photo mais en plus toutes les images sont truquées pour vous faire paraître plus beau que vous n'êtes en réalité. Pour moi, le selfie, c'est le symbole d'internet, le nombrilisme poussé à l'extrême, l'extrême solitude qui fait qu'on se regarde soi-même au milieu de la foule. Un peu comme ce gars qui, au lieu de regarder ce qui se passe autour de lui, se prend en photo tous les jours à 9h09, depuis septembre 2002, bien avant qu'on invente le mot selfie. Internet n'est définitivement plus un moyen de communiquer mais simplement un moyen de se mettre en avant. Chacun pousse son égotisme. C'est le syndrome de Narcisse ou de la reine dans Blanche-Neige et, rappelez-vous, ça finit mal !

mercredi 19 mars 2014

Spritz, pour lire deux fois plus vite

La démo ci-dessus n'est qu'une image gif mais elle donne une bonne idée de Spritz: on lit des mots qui défilent l'un après l'autre, à une vitesse qui peut aller très loin, par exemple 1000 mots/minute. Et chaque mot est centré sur son point de reconnaissance optimale (optimal recognition point ou ORP).
Le produit, annoncé au MWC 2014 (Mobile World Congress) de Barcelone sera dispo sur toutes les plateformes. Tout le débat qui se répand sur le net en ce moment est de savoir si cette lecture fait mal aux yeux et à la tête, ou bien si on comprend moins bien le sens de ce qu'on lit, etc. Moi, ça m'amuse pour l'instant, je vais essayer d'avoir une démo plus complète...

Le syndrome de Vasco de Gama ou l'illusion de savoir

Quand Vasco de Gama découvre les Indes en 1498, il décrit un temple hindou comme si c'était une église chrétienne, car il ne peut imaginer qu'il s'agisse d'une autre religion! Cette erreur incroyable d'un des plus grands explorateurs de tous les temps forme le début saisissant de ce petit traité sur l'innovation de Miguel Aubouy Le syndrome de Vasco de Gama.
L'auteur, à la fois scientifique et poète, et éditeur (Editions Nullius in Verba) poursuit avec cet opuscule sa publication régulière de petits livres jaunes sur l'innovation, dont j'ai déjà parlé ici.
Et la lecture en est toujours aussi plaisante : l'ouvrage fourmille d'anecdotes et de circonvolutions pour nous aider à comprendre un peu mieux ce qu'est l'esprit de découverte et d'innovation.
J'adore notamment toutes les citations qu'il utilise, comme celle-ci de René Char "La vérité est la moins saisissable des réalités". Ou encore Thomas Samuel Kuhn, philosophe des sciences : "Tout se passe comme si nous ne retenions des signaux qui nous parviennent de l'environnent que ceux qui sont à la fois conformes à nos connaissances, étayent nos convictions, justifient nos actions, rencontrent nos rêves et nos imaginaires." Ou encore, la plus belle, de Saint Augustin: "Qu'est-ce qu'un homme? Des yeux et des fantômes".
Et Miguel Aubouy termine sa démonstration éclatante avec, forcément, une citation de poète: "N'apprends qu'avec réserves. Toute une vie ne suffit pas pour désapprendre ce que naïf, soumis, tu t'es laissé mettre dans la tête - innocent ! -, sans songer aux conséquences." (Henri Michaux).
L'auteur conclut et cela résume bien sa pensée: "Le principal obstacle à la découverte de la Terre n'a pas été l'ignorance mais l'illusion de savoir…"

mardi 18 mars 2014

Michaux, Henri

N'apprends qu'avec réserves. Toute une vie ne suffit pas pour désapprendre ce que naïf, soumis, tu t'es laissé mettre dans la tête - innocent ! -, sans songer aux conséquences.
Henri Michaux, in Poteaux d'Angle, cité par Miguel Aubouy, in Le syndrome de Vaso de Gama

Picasso, Pablo

Une femme qui assistait un vernissage d'une exposition de Picasso s'adressa au maître à propos d'un portrait qu'il avait fait de sa compagne: "Mais ce n'est pas du tout ressemblant ! " dit-elle, perplexe. Alors Picasso eut cette réplique: "Attendez encore quelques années et vous verrez. ce portrait finira par lui ressembler."
Pablo Picasso, cité par Miguel Aubouy in Le syndrome de Vasco de Gama, ed. Nullius In Verba

Clare (John) : To DeWint

DeWint I would not flatter, nor would I
Pretend to critic-skill in this thy art
Yet in thy landscape I can well descry
The breathing hues an nature counterpart
No painted peaks, no wild romantic sky
No rocks no mountains as the rich sublime
Hath made thee famous but the sunny truth
Of nature that doth mark thee for all time
Found on our level pastures - spots forsooth
Where common skill sees nothing deemed divine
Yet here a worshipper was found in thee
Where thy young pencil worked such rich surprise
That rushy flats be fringed with willow tree
Rivalled the beauties of Italian skies
John Clare (1793-1864), To DeWint, published as part of The Rural Muse' Collection in 1835

Braque, Georges

Le tableau est terminé quand il a effacé l'idée.
Georges Braque

Tynianov, Iouri Nikolaïevitch

L'intention de l'auteur n'est que le ferment de l'oeuvre.
Iouri Nikolaïevitch Tynianov, cité par Miguel Aubouy in Le syndrome de Vaso de Gama, ed. Nullius In Verba

Kuhn, Thomas Samuel

Tout se passe comme si nous ne retenions des signaux qui nous parviennent de l'environnent que ceux qui sont à la fois conformes à nos connaissances, étayent nos convictions, justifient nos actions, rencontrent nos rêves et nos imaginaires.
Thomas Samuel Kuhn, philosophe des sciences, cité par Miguel Aubouy in Le syndrome de Vasco de Gama, éd. Nullius In Verba

Char, René

Il semble que ce soit le ciel qui ait le dernier mot. Mais il le prononce à voix si basse que nul ne l’entend jamais.
René Char, in La parole en archipel

Char, René

La réalité est la moins saisissable des vérités.
René Char, in Recherche de la base et du sommet

Giacometti, Alberto

Les gens ne regardent pas, ils pensent.
Alberto Giacometti, s'étonnant des commentaires que l'on faisait de ses oeuvres, cité par Miguel Aubouy dans Le syndrome de Vasco de Gama, éditions Nullius in Verba

Aubouy, Miguel

Le syndrome de Vasco de Gama, je le décris ainsi: en face de quelque chose qui est trop profondément nouveau, tellement nouveau qu'il est impensé, nous sommes temporairement aveugles.
Miguel Aubouy, à propos de Vasco de Gama qui arrivant aux Indes en 1498 décrit un temple hindou comme si c'était une église chrétienne, dans Le syndrome de Vasco de Gama, éditions Nullius in Verba

Saint Augustin

Qu'est ce qu'un homme? Des yeux et des fantômes.
Saint Augustin, cité par Miguel Aubouy, dans Le syndrome de Vasco de Gama, éditions Nullius In Verba

Horace

Nullus addictus judicare in verba magistri: que nul ne défère à la parole d'un maître.
Autrement dit, n'acceptez aucun argument d'autorité.
Horace, expliqué par Miguel Aubouy, éditeur des Editions Nullius un Verba

mercredi 12 mars 2014

OK, Glass ! la nouvelle interjection à la mode

"OK, Glass" ! est en train de devenir l'expression buzz, hype et up pour dire: "Vas-y , fais ce que je te demande !" C'est bien sûr, vous l'avez deviné, ce que vous devez dire à vos lunettes Google pour qu'elles exécutent un ordre informatique comme de lire un email ou de consulter une page web. Le tout s'affiche dans cette petite loupe devant votre oeil droit qui vous faire croire à un bel écran devant vous. On doit quand même avoir mal à la tête au bout d'un moment avec cette prothèse oculaire.
OK, Glass! devient aussi le symbole du gadget high-tech hyper-branché dont tout le monde doit être équipé même si on se demande encore à quoi il sert, à part de vous libérer les mains. Comme çà on peut se curer le nez discrètement, par exemple.
OK, Glass ! c'est ce que dit, parait-il le chirurgien juste avant d'opérer quand il a lu toutes les informations médicales dont il avait besoin. S'il s'est trompé de patient, par contre, je ne sais pas si les lunettes le lui diront.  Ou encore ce que va bientôt dire le client de la Caisse d'Epargne pour effectuer un virement sur son compte, en priant pour que tout fonctionne.
Donc, ne loupez pas le coche, foncez acheter ces lunettes, je ne sais pas où et je ne sais pas pour quel usage, ni à quel prix, mais foncez. Ok, Glass ?
source image

dimanche 2 mars 2014

Vidéo / Jean-Michel Besnier: "L'homme simplifié" ou le syndrome de la touche étoile


Les technologies nous obligent à des comportements stéréotypés, symbolisés par la touche étoile du clavier, explique le philosophe Jean-Michel Besnier, auteur du livre « L’homme simplifié » (Fayard). D’où ce paradoxe de l’homme moderne, certes augmenté par les technologies qui développent certaines de ses capacités mais pas celles de l’essence humaine comme l’esthétique ou l’humour. Il devient une mécanique absurde qui ne pourra jamais concurrencer les machines. Même dans une société rendue plus confortable par les technologies, il faut continuer de privilégier la réflexion et l’intériorité propres à l’homme. D’où le conseil du philosophe aux concepteurs de machines : savoir distinguer le signal, qui est un simple indicateur de comportement, du signe qui seul permet l’échange. L’idéal : réaliser des machines à conversation…

Les technologies nous obligent à des comportements stéréotypés, symbolisés par la touche étoile du clavier, explique le philosophe Jean-Michel Besnier, auteur du livre « L’homme simplifié » (Fayard). D’où ce paradoxe de l’homme moderne, certes augmenté par les technologies qui développent certaines de ses capacités mais pas celles de l’essence humaine comme l’esthétique ou l’humour. Il devient une mécanique absurde qui ne pourra jamais concurrencer les machines. Même dans une société rendue plus confortable par les technologies, il faut continuer de privilégier la réflexion et l’intériorité propres à l’homme. D’où le conseil du philosophe aux concepteurs de machines : savoir distinguer le signal, qui est un simple indicateur de comportement, du signe qui seul permet l’échange. L’idéal : réaliser des machines à conversation… Une interview signée Luc Fayard, pour MyDSI-Tv.