jeudi 31 juillet 2014

Thérapie brève radicale du suicide (suite)

"En 1930, les journaux autrichiens relataient un événement singulier qui se produisit dans une petite ville située au bord du Danube : « Un jeune candidat au suicide se jeta dans le fleuve depuis un pont. Un gendarme, attiré sur les lieux du geste fatal par les cris des personnes présentes, plutôt que de se déshabiller pour venir en aide au jeune homme, s'empara de son fusil, le pointa sur l'aspirant suicidé en criant "sors de là ou je tire". Le jeune sortit de l'eau, renonçant au suicide. » "
Paul Watzlawick et Giorgio Nardone, Stratégie de la thérapie brève (Seuil)

mardi 29 juillet 2014

Comment guérir l'envie de suicide, selon Plutarque

..."Un état mental terrible et monstrueux attaqua les jeunes Milésiennes, dont la cause était inconnue. II est très probable que l’air eut acquis quelque qualité exaltante et empoisonnée qui influençait ce changement et cette aliénation de l'esprit; car un ardent et persistant désir de mourir en tentant de se pendre les frappa soudain, et nombreuses furent celles qui l'accomplirent en secret. Les arguments et les larmes de leurs parents et la persuasion de leurs amis n'arrivaient a rien; elles déjouaient toutes les manoeuvres zélées de leurs gardiens pour les empêcher de se tuer. Et cette calamité semblait être une extraordinaire malédiction divine, outrepassant la capacité humaine, jusqu'a ce que, sur le conseil d'un sage, le Sénat décrète que toutes les jeunes filles qui s’étaient pendues soient portées, nues, sur la place du marché. L'adoption de cette loi non seulement inhiba mais anéantit leur désir de se tuer. Remarquez quel grand argument de bonne nature et de vertu est cette crainte du déshonneur; car ceux qui ne craignent rien de ce qu'il y a de plus terrible dans le monde, mort ni douleur, ne peuvent supporter d'imaginer déshonneur et exposition à la honte,  même après la mort."
Plutarque, Oeuvres morales, cité par Paul Watzlawick et Giorgio Nardone dans Stratégie de la thérapie brève (Seuil)

mardi 22 juillet 2014

Vidéo / 15 décideurs témoignent de la transformation numérique de leur entreprise


Je les ai tous interviewés un par un, avec l'équipe de MyDSI-Tv, ces derniers mois: Pdg, DG, directeur marketing, directeur de l'innovation, DSI, directeurs métiers, experts, etc. Ces 15 décideurs ont la même obsession: comment transformer vite et bien leur grande entreprise en organisation agile grâce au numérique. Il partagent ici avec vous leur conviction, leurs doutes, leurs succès. Un seul mot d'ordre, appris des startup: test and learn ! Un florilège exceptionnel qui donne l'état de l'art de la transformation numérique des entreprises à l'oeuvre aujourd'hui en France
Avec par ordre d'apparition à l'écran et leur thème principal d'intervention
- Bernard Duverneuil, DSI d’Essilor : le rôle fondamental du DSI;
- Pascal Buffard, président du Cigref et d’Axa Technologies Services: une révolution culturelle;
- Guillaume Roux, Group Executive Vice-president de Lafarge : le levier du numérique;
- Jean-Louis Marchand, directeur général adjoint d’Eurovia: aller plus loin que prévu;
- Jean-Marc Chicco, Group CIO de Lafarge : le couple DSI-métiers;
- Elizabeth Anglès d’Auriac, directrice marketing Europe de Sephora: des nouveaux produits, vite et bien;
- Michel Delbecq, DSI EMEAP de Sephora : partager les succès;
- Guy Dufraisse, président France de Schneider Electric:  penser client d’abord;
- Jean Chavinier, DSI de Pernod Ricard: installer un réseau social;
- Nathalie Andrieux, directrice générale adjointe de la Poste, en charge du numérique: une nouvelle fonction symbolique;
- Joël de Rosnay, prospectiviste:  encourager l’intelligence collaborative;
- Michel Delattre, DSI de La Poste: se tourner vers des startups;
- Adrien Aumont, co-fondateur de Kisskissbankbank:  partenaire de la Banque Postale;
- Marc Carrel-Billiard, responsable technologies émergentes d’Accenture : crowdsourcing et open innovation;
- Françoise Mercadal-Delasalles, directrice des ressources et de l’innovation à la Société Générale: l'ère prochaine de la co-construction.
Voir aussi sur MyDSI-Tv

Comment décider quand on ne peut pas communiquer

Je suis en train de (re)lire La réalité de la réalité de Paul Watzlawick, un des membres éminents de l'Ecole de Palo Alto, que j'ai découvert quand j'enseignais le cours "Maîtriser son information" à Paris-Dauphine.  Un livre que je conseille à tous car, bien que datant de 1976, il reste le ciment de toute théorie de communication mais aussi de toute thérapie. Puisqu'il explique que la réalité n'est qu'une construction individuelle. Il contient des dizaines de passages à citer. En voici un sur l'art de la décision interdépendante sans communication:
"On soumet à un groupe d'individus les nombres, 7, 100, 13, 99, 261, 555, en leur promettant une grosse somme d'argent s'ils choisissent le même nombre sans se concerter... Pour certains, 7 et 13 sont chargés de superstition... A d'autres, plus rationalistes, le nombre 100 semble s'offrir comme le carré de 10... mais d'autres encore trouveront 555 plus satisfaisant car symétrique..."
A votre avis, lequel vont-ils choisir?
Je vous laisse réfléchir un peu et viendrai vous donner la solution dans quelque temps...
La réalité de la réalité : Confusion, désinformation, communicatio

jeudi 17 juillet 2014

Lettre à mes amis: pourquoi je suis fier d'être journaliste honoraire

Vous êtes quelques-uns, perdus sur la Toile, à vous intéresser à mon triste sort depuis quelques années (ce blog a été créé en 2004!). Je parle rarement de moi (j'écris et publie quelques livres par ailleurs pour satisfaire indirectement ce besoin).
Mais, cette fois, je ne peux m'empêcher de vous faire partager, avec retard, un petit bonheur et ceux qui me connaissent sauront pourquoi je le déguste avec gourmandise: il y a quelques mois, l'honorable Commission de la Carte d'Identité des Journalistes Professionnels, au nom très stalinien, m'a fait l'honneur de m'accorder, à ma demande, la carte de presse de journaliste "honoraire", c'est-à-dire à vie ! Ce joli titre récompense les sexa qui peuvent justifier de 30 ans de journalisme, ce qui est mon cas.
C'est un petit bout de plastique, avec un ruban tricolore quand même, qui me donne juste le droit de ne pas faire la queue dans les musées nationaux et un décompte de 7 500 euros sur les revenus annuels que je déclare au fisc.
Mais je suis heureux de l'avoir, on est bête, hein!
Donc, je peux vous dire aujourd'hui deux choses avérées: 1/ je mourrai journaliste ; 2/ je n'ai jamais été aussi prêt de la mort. (le 2 c'est pour rire mais c'est vrai quand même, à tout moment, c'est ça qui est bien mais c'est drôle il y en a qui ne comprennent pas).
Que ceux qui me trouvent ridicule me pardonnent et que ceux qui me comprennent me sourient. Ce sera tout mon bonheur.
Alors, pour répondre au titre de l'article, pourquoi je suis fier...
Parce que, malgré tout le mal que je pense des journalistes, de leurs écoles et de leurs médias, le journalisme reste le plus beau métier du monde et, avec la prostitution et l'usure, un des plus anciens. Oui, je sais, les mauvaises langues feront des rapprochements...
Et je suis fier parce que, tout simplement, j'adore ce métier, il a fait de moi un homme libre et autonome et çà c'est le plus beau cadeau qu'on puisse faire à sa vie. Bien sûr, il est plein de dangers et surtout de facilités mais partout dans le monde il y a des journalistes qui meurent pour leur métier et pour la liberté, donc, là, on ne rigole plus !
Je pense sincèrement que dans notre monde complexe, global et technologique, ce sentiment de liberté et la capacité à l'exercer est un moteur puissant contre toutes les tentations et pour la richesse des relations humaines. Bon, je m'arrête là sinon vous allez pleurer...
PS: pour ceux qui ne le savent pas, le fait d'être journaliste honoraire me dispense de justifier chaque année, comme je l'ai toujours fait, que l'essentiel de mes revenus provient de mes activités de journaliste. C'est donc un puissant levier supplémentaire de liberté. Je fais, je dis, j'écris, je filme, ce que je veux et je n'ai plus rien à prouver à personne.
Il faut dire que depuis que je suis journaliste indépendant, j'ai compris qu'il me faudrait avoir un rapport à l'argent différent... Je me souviens de ma fierté il y a quelques années d'avoir signé un contrat de production d'interviews webtv avec le Journal du Net; c'est moi qui prend les RV, qui filme, qui monte et qui livre le film; j'étais payé au nombre de clics, why not, soyons modernes. Je publie 4 super interviews, Attali, le dg d'Intel, le pdg d'IBM (allez les voir, ils doivent être encore là, ils font peut-être encore des clics) et quand, quelques mois après, je leur demande fièrement : combien j'ai gagné, par ici la monnaie...? Ils me disent, je vous jure que c'est vrai, dites un chiffre... : 50 euros...
Mon seul regret, fort, important, prégnant et peut-être pas définitif, est de ne pas avoir eu le courage, l'audace, la naïveté, l'inconscience de tenter une aventure de presse sur le web avec les principes de journalisme et de management qui m'animent. J'aurais sûrement retrouvé l'excitation, la joie et la fierté que j'ai ressenties à certains moments de ma carrière, par exemple quand j'ai créé Micro-Hebdo... Mais, sait-on jamais?...
Enfin, pour la petite histoire, je me consolais depuis longtemps avec une maxime de Diderot que j'appliquais à la maturité: "On est dédommagé de la perte de son innocence par celle de ses préjugés". Jusqu'au jour où un ami, un peu plus fin lettré que moi, me fit remarquer que cette phrase venait du Neveu de Rameau, quand le vieux fou parle de libertinage à son jeune ami: "... on tire parti de la mauvaise compagnie comme du libertinage. On est dédommagé de la perte de son innocence par celle de ses préjugés."  Depuis, j'apprends l'humilité. Mais j'ai du mal...

mercredi 16 juillet 2014

L'app YouMiam sur iOS et Android ou la recette à portée de clic

Une fois n'est pas coutume, je fais de la pub mais c'est pour un jeune ami entrepreneur qui a lancé YouMiam le réseau social de la recette de cuisine et qui vient de sortir l'app iOS (iPhone-iPad) et Android; je passe tel quel son communiqué de presse. Soutenz-le de toutes les manières et à vos papilles !
L'appli Youmiam est dispo !

Salut 
La version officielle de l'appli Youmiam est maintenant disponible sur l'App Store et le Google Play Store ! On compte sur toi pour la télécharger et donner un maximum d'écho à ce lancement.
On te le dira jamais assez : merci pour ton soutien !
> Je télécharge la version officielle de l'appli Youmiam pour iPhone.
Il te faut l'iOS7 - 
> Je télécharge la version officielle de l'appli Youmiam pour Android.

4 façons simples de soutenir le lancement de l'application... 
Je note 5 étoiles l'appli Youmiam sur l'App Store : https://itunes.apple.com/fr/app/youmiam/id895506023?mt=8
Je note 5 étoiles l'appli Youmiam sur le Google Play Store : https://play.google.com/store/apps/details?id=com.siu.youmiam
Je partage ce post Facebook sur mon mur :  http://goo.gl/ceNRF8
Je transfère cet email à 10 amis gourmands.




Un immense merci pour votre soutien !

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