vendredi 25 décembre 2015

Vidéo / Prise en main: J'ai testé pour vous la Box 4 G de Bouygues Telecom. Ca pulse !

J'ai eu la chance d'avoir entre les mains pendant quelques jours la Box 4G de Bouygues Telecom (fabriquée par Huawei) et…. Ca dépote ! Surtout quand vous venez d'une installation internet moyenne, ce qui est mon cas. Bref, vous déballez, vous branchez sur une prise électrique, et quelques secondes après, vous êtes connecté !
Il n'y a pas plus rapide à l'heure actuelle pour installer ex nihilo une connexion internet n'importe où… à condition bien sur d'être dans une zone couverte par la 4 G.
Dans mon cas (30 km à l'ouest de Paris), je suis à la limite de la couverture 4G de Bouygues Telecom, que je ne capte d'ailleurs pas avec mon smartphone (Nexus 5). Par contre, la Box 4G, elle, capte le signal (3 barres sur 5), à condition de l'installer au bon endroit, en l'occurrence chez moi au grenier devant une lucarne et dans une direction bien précise (vers le nord)!…
J'ai branché dessus un répéteur CPL (courant porteur en ligne) wifi Devolo (modèle 500 dLanWifi) et le signal est bien répété sans perte de vitesse dans toute les pièces où j'ai branché des répéteurs. Comme l'installation est dans le grenier, le routeur et le répéteur sont branchés sur la même multiprise à rallonge, ce qui est fortement déconseillé dans les manuels mais, pour l'instant, ça marche!
Et l'heureuse surprise est là : les quelques tests de mesure de débit que j'ai faits me montrent une vitesse de téléchargement descendant (download) de 12 à 14 Mbps et , surtout, une vitesse de téléchargement montant (upload) de près de 4 Mbps.
Le gain est évident. Il suffit de comparer avec ma ligne ADSL, également Bouygues Telecom, qui me donne péniblement un 4 Mbps en download et un 500 Kbps en upload. Mais l'opérateur n'y peut rien, c'était la même chose avant avec Orange, je suis en bout de ligne et à plus de 3 km du DSLAM. Mais, côté GSM, ça s'est amélioré, au moins mon mobile BT est opérationnel alors qu'avant, avec SFR, je ne captais quasiment nulle part dans la maison.
Par contre, le débit du routeur 4 G semble plus versatile qu'avec l'ADSL et il lui arrive de descendre à 4 Mbps en download puis il repart gaiement à 12 Mbps. Allez savoir pourquoi. Probablement parce que je suis en limite de couverture. En tout cas, pour un usage professionnel régulier, cette instabilité du débit en limite de zone me paraît être un gros frein.
Au passage, je signale que j'ai choisi finalement Bouygues Telecom pour l'ADSL et le mobile parce que sur l'ensemble de mes forfaits (2 lignes internet et 2 mobiles), par rapport à des abonnements Orange et SFR,  j'ai gagné près de 150 euros par mois !…
Enfin, dernière précision et non des moindres: vu le niveau de prix, il s'agit pour l'instant d'une offre professionnelle: 99 € HT par mois, avec une limite de 50 Go. Au-delà, la connexion est facturée 5 €/Go.
La preuve que c'est professionnel: il n'y a pas de bouquet TV proposé dans l'offre !… (0n peut bien sûr regarder la télé sur le web mais ce n'est pas discriminant car par exemple Canal + diffuse correctement sur le web à partir de 1,5 Mbps).
La rumeur dit que Bouygues Telecom sortirait bientôt un routeur 4G plus performant avec une petite antenne extérieure qui lui permettrait de capter à 20 km de l'émetteur.
J'attends cela avec impatience !

samedi 19 décembre 2015

Clayton Christensen: Quand les Géants échouent...


Synthèse librement traduite par moi d’un article du New Yorker When Giants Fail – What business has learned from Clayton Christensen, de Larissa Macfarqhar.

Pourquoi le succès d’une grande entreprise est-il si difficile à maintenir ?
Est-ce la faute de managers stupides ou incompétents ? Non, il y en a partout. Est-ce à cause d’une évolution trop rapide de la technologie ? Non.  Les grandes entreprises ne sont pas si en retard que cela. C’est à cause de la disruption.
Exemple de l’acier : l’acier a été fabriqué pendant des années par des usines intégrées de grande taille ; puis sont apparues des mini-usines avec des fours électriques et un coût inférieur. Mais aucune des grandes aciéries n’a voulu faire de mini-usine. Et aujourd’hui elles ont quasiment toutes fait faillite parce que étape par étape les mini-usines ont attaqué tous les segments du marché.
Ce qui s’est passé : les mini-usines ont d’abord fourni le marché des petites barres d'armatures sur lesquelles les grandes aciéries ne gagnaient pas d’argent. Elles leur ont donc facilement abandonné ce marché, bon débarras. Et c’est ainsi qu’elles ont fini par perdre la partie quand les mini-usines se sont attaquées à d’autres segments du marché.
Autre exemple : l’évolution de l’industrie des disques durs dans les années 80 et 90.  Les fabricants de disques 14 pouces ont été chassés par de nouveaux fabricants de disques 8 pouces, eux-mêmes évacués un peu plus tard par de nouveaux fabricants de disques 5 pouces ¼. Et pourtant à chaque fois le nouveau disque n’était pas technologiquement supérieur.
Ce ne sont pas les meilleures nouvelles technologies qui mettent les grandes entreprises à genoux,  ce sont même souvent les plus mauvaises ! Mais les nouveaux produits ont tous en commun d’être bas de gamme et pas chers et ce type de produits n’intéresse pas les grandes entreprises qui se focalisent toujours sur les produits haut de gamme à forte marge.
transistor sony années 1950
Autre exemple : quand Sony sort son transistor dans les années 50, une petite radio portable assez minable, celui-ci n’a a priori aucune chance contre les grandes marques de postes radio confortablement installées dans les foyers comme RCA ou Zenith. Mais le succès est venu de l’adoption massive par une nouvelle classe de consommateurs : les teen-agers. Et puis le transistor s’est amélioré… Idem pour les téléphones qui prenaient de très mauvaises photos au début mais si faciles à utiliser et qui maintenant sont aussi bons que des appareils photos. 
C’est toute la théorie des produits disruptifs de Christensen : ils ne sont pas forcément plus performants au départ mais ils perturbent fortement le marché.  Problème pour la grande entreprise: à l’image du transistor, comment faire la différence entre un mauvais produit qui va être adopté par la nation tout entière et un mauvais produit tout court ? La seule stratégie acceptable pour une grande entreprise semblait de se focaliser sur les produits à marge élevée ou d’attendre que le marché d’un nouveau produit soit assez visible et grand pour devenir intéressant, mais alors il est trop tard.
Toyota n’a pad débarqué aux Etats-Unis avec la Lexus, dit Christensen. Ils sont venus avec une petite voiture compacte et rustique la Corona. Et Ford et General Motors l’ont regardé faire et monter en gamme et en qualité.
Christensen milite pour que la grande entreprise crée sa propre petite entreprise, une spin-off,  loin de la maison mère, qui fonctionne comme une startup et qui ne travaille que sur de nouveautés bas de gamme sans se préoccuper de savoir si c’est raisonnable pour le groupe.
Pourquoi les grandes entreprises ont-elles mis si longtemps à suivre ses conseils ?  Pour lui, cela vient de la façon de mesurer le succès en ratios et non pas en chiffres. Retour sur actif net, pourcentage de marge brute, taux de rendement interne, tous ces rations ont dominé les quarante dernières années, imposés par ce que Christensen appelle le Temple de la Nouvelle Finance. On est arrivé à penser que le plus important n’était pas le bénéfice en valeur absolue mais le pourcentage de profit sur chaque dollar investi.
intel celeron 300 lancé en 1998
Le premier à suivre Christensen fut Andy Grove qui milita pour sortir Celeron, une puce pas cher pour les PC de gamme qui rafla 35% du marché en un an. Et au Comdex de 1999, Andy Grove montra au public le livre de Christensen « The Innovators Dilemna » en disant que c’était le livre le plus important qu’il ait jamais lu !
Christensen sait aussi se moquer de lui-même : heureusement que Steve Jobs n’a jamais fait appel à lui, dit-il, car il lui aurait dit qu’il était persuadé que l’iPhone ne marcherait pas . Il le voyait comme un téléphone trop cher. C’est plus tard qu’il a compris qu’il perturbait le marché des ordinateurs portables.
Il peut aussi travailler avec une étude sur le terrain comme avec ce fabricant-vendeur de milkshake qui n’arrivait pas à améliorer ses ventes malgré plein de nouveautés. En fait en interrogeant les clients, on s’aperçut que les principaux acheteurs avaient une longue route à faire et que le milkshake bien visqueux avec sa paille était le seul produit qu’ils pouvaient consommer sans risque d’une main en conduisant de l’autre. Résultat : on rendit le milkshake encore plus visqueux et les ventes repartirent. Sans oublier les astuces habituelles ; la machine de distribution à l’entrée du magasin et des cartes prépayées pour que cela aille vite.
Cette idée que les gens ne cherchent pas un produit mais une solution à leurs problèmes n’a évidemment pas été inventée par Christensen. Theodore Levitt, de Harvard Business Scholl, aimait à dire que dans une quincaillerie les gens ne cherchent pas un foret de ¼ de pouce mais à faire un trou de ¼ de pouce.
Pour la petite histoire, il se souvient de sa rencontre à la Maison Blanche avec le secrétaire de la Défense de Clinton, William Cohen, et tous les chefs d’Etat-Major des Armées. Et Cohen lui dit : « Les soviétiques c’est les grosses aciéries et le terrorisme les mini-usines et nous on a besoin de savoir comment se reconfigurer face à eux ! » Quelque temps plus tard le gouvernement créait une branche spéciale anti-terrorisme à Norfolk, Virginie. source texte- source photo

samedi 14 novembre 2015

L'ogre du net Rakuten achète Viber 900 millions de dollars : qu'en dites-vous?

Hiroshi Mikitani, CEO de Rakuten
Je republie à la demande générale une chronique sur l'affaire Viber-Rakuten
Le rachat de Viber par Rakuten inspire plusieurs réflexions:
- Viber n'a pratiquement jamais gagné d'argent avant d'être achetée mais revendique 200 millions de membres : le mythe de la net-économie qu'on croyait avoir été balayé par l'explosion de la bulle internet dans les années 2000 est donc toujours vivant; le prix de l'internaute se situe avec cet achat à 4,5 dollars.
A titre de comparaison, voici ce que j'ai trouvé chez quora.com (signé  William Wai Wong, Internet Marketer) comme cout d'acquisition d'un client, par secteur d'activité:
*Social/Mobile Games: $0.25 - $2.00
*Freemium Consumer Software: $3.00-$7.00
*Ecommerce (Email Leads): $3.00-$12.00
*Online Education: $30.00-$100.00
-Enterprise Software Leads: $30.00-$100.00
-Online Media Subscription: $7.00 - $20.00
- Viber n'a rien inventé puisque c'est un concurrent de Skype; il s'est contenté de peaufiner l'utilisation du téléphone en wifi; donc le mythe de l'innovation disruptive est lui aussi battu en brèches; même un me-too, même un numéro 2 peut faire sa pelote dans l'univers impitoyable du net.
- Créer une entreprise et la revendre reste le meilleur moyen de faire fortune:  le fondateur (et sa famille) Talmon Marco a créé Viber en décembre 2010 et il va empocher trois ans et quelques plus tard près de 100 millions de dollars.
- Enfin l'ogre du net ne s'appelle pas Facebook ou Google, il s'appelle Rakuten, une société japonaise d'e-commerce dirigé par un excentrique qui ne respecte pas les règles habituelles du business à la japonaise; le vrai disruptif c'est peut-être lui:  Hiroshi Mikitani (photo)
Il a déjà racheté PriceMinister en France, Kobo (liseuse) au Canada, Viki, Linkshare et Buy.com aux Etats-Unis et il annonce vouloir être le numéro un du service sur internet, tout simplement. A suivre, comme dit toujours le journaliste qui ne sait pas comment terminer sa chronique...

mercredi 11 novembre 2015

Alain Bensoussan (avocat): "La loi sur le renseignement est une avancée démocratique"


Beaucoup de voix s'élèvent contre la loi sur le renseignement mais Alain Bensoussan, avocat spécialisé dans le droit des technologies, estime au contraire que ce texte constitue une avancée dans l’expression de la démocratie dans le monde digital. Avant cette loi, les actions de renseignement s’effectuaient sans aucun cadre. Aujourd’hui, elles sont obligées de respecter une vraie protection de l’individu avant d’être enclenchées : il faut une autorisation du Premier ministre; la Commission nationale de contrôle des technologies de renseignements (CNCTR, autorité indépendante, à l’instar de la CNIL) vérifie la proportionnalité des moyens; et enfin le Conseil d’Etat peut être saisi ex post. Les missions enclenchant une surveillance ne peuvent être engagées que dans certains cas (terrorisme, défense…) ; les techniques invasives sont soumises à des garde-fous. Bref, la loi sur le renseignement, c’est tout un ensemble d’éléments qui devraient permettre un compromis plutôt qu’une compromission entre sécurité et liberté. Une interview que j'ai réalisée pour MyD-Business Tv.

mardi 10 novembre 2015

Après les GAFA, les NATU, beaucoup plus forts !

Les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) avaient déclenché l'admiration de la foule pour leur talent à gérer la multitude à toute vitesse sur internet et à créer une capitalisation totalement déraisonnable par rapport à la valeur de leurs actifs physiques. A eux quatre, ils pèsent plus lourd que le CAC 40, ce qui fait quand même bizarre pour nos grands patrons interloqués.
Voici maintenant les NATU (Netflix, Airbnb Tesla, Uber) qui nous étonnent encore plus parce que leur capitalisation est encore plus folle et surtout parce que leur principe de virtualisation va encore plus loin : Netflix ne possède pas une salle de cinéma, Airbnb pas un hôtel , Uber pas un taxi. Le seul un peu à part dans la bande, c'est Tesla, parce que lui, quand même, il fabrique des voitures !...
L'art des GAFA c'était simplement de faire mieux que les autres, plus vite mais pas forcément moins cher (Apple).
L'art des NATU c'est tout simplement d'être les meilleurs de la planète là où on ne les attendait pas: Uber possède le meilleur service de paiement du monde, un des rares qui a su rassurer et attirer les jeunes, Netflix possède le plus gros débit télécom sécurisé du monde alors que son catalogue de films est loin d'être le meilleur, Airbnb le meilleur système de notation , et c'est indispensable parce que son parc de logements est hétéroclite, Tesla la meilleure batterie universelle et pas seulement automobile, etc.
Bref les GAFA étonnaient le consommateur avec de nouveaux produits, les NATU déconcertent le citoyen avec des services inattendus. Les prochains, je ne sais pas ce qu'ils nous feront pour nous épater... Sans doute nous convraicront-ils que nous sommes des dieux...

lundi 7 septembre 2015

CHAMP, l'acronyme des super-prévisionnistes

"Aucune femme de mon époque ne sera jamais premier ministre."
Margaret Thatcher, 1969, premier ministre du Royaume-Uni 1979-1990
Les Américains qui ne font jamais les choses à moitié ont créé un groupe de 20 000 prévisionnistes, professionnels ou amateurs qui ont été interrogés depuis 4 ans sur un certain d'événements futurs politiques ou économiques: c'est le Good Judgment Project, dirigé par Philip Tetlock. Vous pouvez en faire partie si vous avez du temps à perdre, retraité, chômeur ou fonctionnaire ( un peu comme les bénévoles de Wikipedia).
Résultat: rien de bien marquant. Certains ont vu juste ; d'autres pas. Eh oui. Le principe du marteau et de la mouche est toujours valable et toujours aussi américain.
Le seul résultat intéressant c'est que, manifestement, dans la bande, certains voient plus juste que d'autres. C'est en gros parce qu'ils ont un comportement plus souple que les autres.
On leur a attribué l'acronyme CHAMP que vous pouvez vous appliquer si vous aussi vous voulez prédire le futur:

vendredi 7 août 2015

Quand le contenu manipulé remplace l'information indépendante

Publié dans La Lettre Presaje.com de juin 2015
Au fur et à mesure que les rédactions des médias traditionnels se vidaient de leurs journalistes en raison de la crise de la presse, une florissante industrie du contenu se développait sur internet. Une industrie libérée des contraintes éthiques du journalisme traditionnel et ouvertement dépendante de considérations commerciales. L’ob-session du nombre de clics, le mélange des genres information-publicité, l’utilisation détournée des ressources de Big Data, autant de pratiques qui réduisent le champ de l’information neutre, transparente et non manipulée. Tout a basculé en dix ans.
source image  

mardi 23 juin 2015

MyD-Business Tv (avec un D comme digital), première chaîne webtv en France de la transformation numérique

La chaîne webtv (dont je suis le conseil indépendant et le directeur éditorial) s'est longtemps appelée MyDSI-Tv et la voilà qui change de nom maintenant pour MyD-Business Tv, avec un D comme digital. tout un symbole !
La transformation de l'entreprise grâce au numérique est dans les mains de tous les acteurs de l'entreprise et pas seulement des DSI, même s'ils ont longtemps été les premiers promoteurs de cette transformation. Explications par Christian Nibourel, PDG d'Accenture France et Bénélux et fervent supporter de la chaîne !

dimanche 21 juin 2015

Les archives d'Infotekart

Je republie dans ce blog des articles archivés dans mes anciens blogs et que j'exhume un par un quand je les trouve intéressants. Mais je les laisse à leur date originale de publication, ce qui fait que vous ne les trouverez pas en nouveautés. Je mets cette liste à jour au fil des jours et de ma patience de fouineur, qui n'est pas si grande... :)
Le seul moyen d'en (re)faire connaissance: c'est d'y aller directement en cliquant sur leur lien:
- La suite de Fibonacci, les petits lapins ou les mystères des nombres
- A propos des ours et du corbeau
- Vincent 16 ans invente le parasol qui tourne avec le soleil
- Que diriez-vous du mot ordinateur?


vendredi 19 juin 2015

Du Big Data comme on l'aime: Top 20 Spotify des chansons années 2000


Un résultat basé sur l'analyse de millions de playlist Spotify. Le Top 20 a été établi aussi pour les années 50, 60, 70, 80 et 90. Avis aux amateurs (Bon à part çà, rien à voir avec mes playlists à moi mais enfin chacun ses goûts!...)

vendredi 12 juin 2015

Raymond Barre enfant, une sculpture de Bernard Lacroix


Je ne connaissais pas cet artiste savoyard, mort récemment (mars 2015). Poète, musicien, peintre et sculpteur, collectionneur. Et dans le bureau de Marine Gall (Air France-KLM), je tombe sur ce livre qui expose certaines de ses oeuvres dont ce fabuleux "Raymond Barre enfant" (à gauche). Je rends donc mon petit hommage respectueux à l'artiste et sa clairvoyance, en précisant que ce live de Jean-Claude Fert est aux éditions du rempart, à Yvoire (Savoie)
en savoir plus sur Bernard Lacroix

lundi 8 juin 2015

Ma chaîne webtv sur Facebook et sa charte éthique

Je regroupe peu à peu l'ensemble de mes interviews webtv déjà réalisées de personnalités high-tech sur une nouvelle chaîne webtv Facebook: Acteurs High-Tech et Penseurs du numérique dont l'adresse est facebook.com/webtv.numerique, une adresse qui va faire des envieux !
Je vais en profiter pour reprendre une série de nouvelles interviews, toujours dans la même lignée: entrepreneur, sociologue, expert, économiste, philosophe... Tous ceux qui sont à la fois concernés et impliqués par le numérique et qui, pour une fois, le temps de cette interview, n'ont rien à vendre d'autre que leurs idées et leurs convictions. Donc tous sauf les fabricants, les éditeurs, les sociétés de services et de conseils, les pubeux, les marketeux et les politiques, sauf à de rares exceptions près, c'est-à-dire quand ils acceptent de stopper le jeu de la langue de bois et qu'ils arrivent à me convaincre. Bon courage ! 
Ces personnalités concernées et/ou impliquées, je les interroge sur les comportements, usages, tendances et technologies du numérique, pour l'individu, pour l'entreprise et pour la société. Pas sur l'actualité ou les nouveaux produits sauf s'ils sont emblématiques. Le tout dans un format court typiquement 3 mn. Et je fais tout moi-même: l'interview, le tournage, le montage, la diffusion. On n'est jamais mieux servi que par soi-même. Si vous pensez avoir le profil pour être interviewé, n'hésitez pas à me contacter, on me trouve facilement, Google et la NSA savent tout de moi. Le mieux est peut-être de passer par Facebook, quand même. 
Ma chaîne webtv est une chaîne d'information, réalisée par un journaliste honoraire (à vie) indépendant. Elle n'est pas une chaîne de contenu (lire à ce sujet ma chronique Il était une fois Dictateur Gafa). Pour l'instant, elle n'a aucun business model monétisable tant que je n'en aurai pas trouvé un qui respecte à la fois mon indépendance et l'internaute. Je sais, je risque de chercher longtemps mais ce n'est pas grave, j'ai les moyens d'être mon propre sponsor, du moins pendant un certain temps !

mardi 2 juin 2015

Matrix revisité en gif animé façon origami

Pour le meilleur comme surtout pour le pire, le gif animé revient à la mode puisqu'il débarque sur Facebook, dans des conditions techniques difficiles à comprendre pour l'instant. Donc je m'y mets aussi. Il n'y a pas de raison que je ne vous impose pas mes ineffables découvertes. Comme ce détournement origamistique de Matrix, vieux d'au moins 10 ans.
J'adore.
Tant pis pour vous
PS: dommage que Keanu Reeves écarte les doigts de sa main gauche, ça ne fait pas sérieux pour un kung-fu man. Laurence Fishburne lui est beaucoup plus crédible notamment dans son placement subtil du pied gauche.

vendredi 29 mai 2015

Il était une fois Dictateur Gafa : Histoire du Monde Moderne pour les Nuls

Dans le ciel, règne Dieu. Sur terre, règnent les Monarques. Entre les deux, dans le Cyberespace, règne Dictateur Gafa, fruit bâtard de grandes familles tour à tour alliées et ennemies. Chacune protège son territoire et convoite celui des autres, comme dans Game of Thrones : Google, à qui on est obligé de poser une question par jour ; Amazon, à qui on est obligé d’acheter un produit par jour ; Facebook, à qui on est obligé d’envoyer un message par jour; et enfin Apple, qui n’oblige à rien mais qui voudrait bien.
Autour de ces quatre grandes familles, existent de nombreux clans plus petits, mais tout aussi sanguinaires et amateurs d'or. Chacun aimerait bien être vizir à la place du vizir. Malgré quelques sursauts de rébellion parfois couronnés de succès, ils sont plutôt en perte de vitesse et cherchent de nouvelles alliances: Microsoft, Yahoo, YouTube, Twitter, eBay, Paypal…

samedi 23 mai 2015

24 heures sans Facebook et toujours vivant

Photos extraites de mon compte Facebook et montées par la fonction automatique Montage de Picasa
Cela fait 24 heures que Facebook a verrouillé mon compte et je suis toujours vivant. Ma cyberactivité se concentre maintenant sur Twitter que j'avais un peu négligé ces derniers temps et que je trouve finalement formidable.
Mon seul regret, c'est d'avoir perdu du contenu sympa: je me servais aussi de FB un peu comme des archives personnelles en re-postant sur ma page tout ce qui m'intéressait chez mes amis FB: comment nouer son lacet correctement (si-si je vous jure on le fait tous mal, c'st incroyable parce qu'une fois que vous avez compris, plus jamais vos lacets ne se dénouereont!), l'homme qui vole, des images incroyables de l'univers etc. Et je me disais: un jour je regarderais tout cela et j'en ferais quelque chose, un bouquin, un film...
Sur Twitter l'exercice des 140 caractères (120 en fait car il faut laisser un peu de place pour le lien URL si vous en avez un) est très salutaire et me rappelle un de mes auteurs favoris, Félix Fénéon, dont j'ai plusieurs fois parlé ici, spécialiste du fait divers en 3 lignes.:
Tenez, je ne vous gênerai plus! a dit M. Sormet, de Vincennes, à sa femme et à l'amant de celle-ci, et il se brûla la cervelle.
127 caractères ! Qui dit mieux ?

Suivez-moi tous sur Twitter et laissez tomber Facebook

Comme Facebook a verrouillé mon compte sans aucune explication et cela depuis plus d'une demi-journée, je transfère toutes mes cyber activités sur mon blog ici présent et surtout sur mon compte twitter @LucFayard https://twitter.com/LucFayard . Venez tous me suivre sur Twitter !

vendredi 22 mai 2015

La scène la plus émouvante du cinéma: pleurez avec moi, ça fait du bien

videoVoici 3 mn exceptionnelles de cinéma, la scène qui m'a le plus bouleversé depuis longtemps: la chanson finale du film Saya Zamurai (2012), de Hitoshi Matsumoto. Un film drôle et poignant. Dans cette scène, un moine lit le testament d'un père à sa fille, qui l'écoute. Le père, Kanjuro Nomi,  était un pauvre samouraï sans sabre, rejeté de tous, prisonnier d'un empereur qui le condamne au seppuku (auto-éventration rituelle), sauf s'il arrive à faire rire son fils déprimé. Alors, chaque jour, aidé par sa fille Tae qui le secoue et l'engueule, le pauvre vieux samouraï invente des spectacles ridicules et drôles. Tout le village rit... Sauf le prince. Alors chaque soir, tombe la sentence terrible: "Le seppuku reste prononcé!". Le village réclame sa grâce mais le vieux samouraï tient à son honneur et il finira par se faire harakiri dans la plus pure tradition: il s'éventre puis se fait décapiter par un autre samouraï, devant sa fille Tae, effondrée mais consciente du rite. Tae ensuite sort du village et tombe sur le moine au bord de la rivière. Et voici cette scène fabuleuse du testament:  d'abord parlé, puis psalmodié, puis chanté. Et, là, on pleure... J''espère que mon extrait sera admis comme un droit de citation car j'y ai passé de longues heures, je l'ai remonté moi-même et j'ai mis de gros sous-titres pour qu'on puisse lire le texte, qui est fabuleux. Cadeau pour mes amis.

Facebook m'a déconnecté ! Allo la hot-line? Y'a pas ! Facebook, le Net Imperator, le plus grand site web du monde, n'a pas de service client


J'ai du trop faire joujou avec trop d'appareils en même temps, utiliser trop de navigateurs différents dont un, mon smartphone, me localisait systématiquement à Cotonou (Bénin), je ne sais pas pourquoi, trop changer mes mots de passe dont je ne me souviens jamais parce que j'ai pris l'option la plus con, la même chaîne de caractères dont j'alterne les majuscules et les minuscules au petit bonheur, la chance histoire de tromper l'adversaire, ou encore trop cliquer sur de jolis minois qui voulaient absolument devenir mes amies...  Bref, au bout d'un moment, évidemment, je ne sais plus où j'en suis, Facebook non plus et crac, la sanction, horrible, frustrante, vexante, du Net Imperator: moi le power user, le dinosaure du bit, l'homme qui a découvert la première souris d'ordinateur en mai 1981 au National Computer Conference d'Anaheim (Californie), moi débranché par la censure comme un vulgum pecus ! Quelle horreur!

samedi 28 mars 2015

Mirages et frayeurs du Big Data, par l'exemple

Je lis un très bon article sur le Big Data dans... Paris Worldwide un des magazines d"Aéroports de Paris, signé Nicolas Kayser-Bril. Bravo Nicolas, bien documenté ! L'article cite notamment pas mal d'exemples qui montrent tout ce qu'on peut faire de bien et de mal avec le Big Data, essentiellement en croisant des données qu'on n'a pas l'habitude de rapprocher. Comment avoir l'intuition que le rapprochement de telles données peut donner lieu à des résultats étonnants, ça je ne sais pas !
Voici un résumé des exemples cités, que je vous donne sans les avoir sourcer, je sais c'est pas bien:
- un client du supermarché Target aux Etats-Unis téléphone furieux au directeur du magasin: "Ma fille est encore au lycée et vous envoyez des pubs pour berceaux. Vous voulez qu'elle tombe enceinte ou quoi?". Quelques jours après, le père apprend que sa fille est effectivement enceinte. Le supermarché avait dressé un profil type à partir de 25 produits que les femmes nouvellement enceintes avaient tendance à commander. Et si un nouveau suivi de comportement d'achats ressemblait à ce profil, on lui envoyait des pubs pour berceaux ou pour des crèmes contre les gerçures.
- Visa a remarqué que les couples qui payaient leurs factures de plus en plus en retard avaient tendance à divorcer plus que la moyenne.
- Pire, une autre société de carte de crédit prétend que ceux qui achètent les graines pour oiseaux les plus chères ont tendance à mieux payer leurs factures que les autres!...
- Vous aimez le whisky et on vous envoie des pubs d'alcools. Mais vous vous renseignez également souvent sur Google sur les maladies cardio-vasculaires. Alors ne vous étonnez pas si le coût de votre assurance-vie augmente ! Ce ne serait pas un scénario en l'air...
- Des chercheurs de l'Université de Cambridge, en GrandeBretagne, et de Stanford, aux Etats-Unis, prétendent avoir mis au point un algorithme capable de dresser un profil très précis d'un individu à partir de ses like sur Facebook. A partir de 10 like, il vous connait aussi bien que vos collègues de bureau. A partir de 500, il vous connait mieux que votre conjoint (e)...
- Google Translate, depuis 2000, s'améliore non pas par des linguistes mais par des comparaisons de textes déjà traduits comme les dépêches des agences de presse ou les publications de l'Union Européenne; les statisticiens travaillent sur ce big data et créent des liens entre textes sources et textes cibles. Du coup les progrès de Google Translate ont été fulgurants
- Idem pour les captcha: en récupérant les images des captcha et les résultats tapés par les internautes, Google (et d'autres) valide des séquences de mots et de chiffres de manière automatique et statistique qui lui serviront à améliorer ses programmes de reconnaissance de texte.
- Dans le domaine de la santé, avec IBM (Watson? je ne sais pas), dans le service de néonatalogie d'un hôpital de Toronto, on suit tous les indicateurs des nouveaux-nés prématurés et cela permet par exemple , en repérant une anomalie du rythme cardiaque, de détecter avant tout le monde la probabilité d'une infection.
- le projet HealthMap, développé par Harvard (Etats-Unis) balaye toute la journée et toute la nuit des milliers de sites d'actualité, de médias et de blogueurs influents et il prétend pouvoir déterminer , à partir d'une analyse croisée de ce contenu, les signes avant-coureurs d'une épidémie. Récemment il aurait prévu le virus Ebola 9 jours avant l'OMS!...

mercredi 25 mars 2015

Pensée rapide, pensée lente, la théorie de Daniel Kahneman en résumé

Le Prix Nobel 2002 de l'économie, Daniel Kahneman, est surtout, comme vous le savez un psychologue. Il est l'auteur de la théorie des perspectives qui a énormément influencé la finance comportementale et bien d'autres domaines. Mais , surtout, il a écrit des bouquins formidables dont celui-ci Système 1/ Système 2 , les deux vitesses de la pensée (2012, Flammarion). Qu'est-ce qui fonde notre jugement, l'instinct ou la réflexion? Et, c'est là où ça devient magnifique, le début du livre est absolument limpide pour comprendre cette distinction ! J'ai rarement vu un livre de réflexion, un essai, démarrer aussi fort, ce mec est génial!
Alors je vous livre ces premières pages telles quelles, j'espère que cela pourra être considéré comme un droit de citation !

lundi 16 mars 2015

L'acronyme du jour: BYOC Bring Your Own Cloud


On connaissait déjà BYOD Bring Your Own Device: tu as le droit de venir travailler au bureau avec tes propres outils perso, smartphone et autres tablettes essentiellement mais aussi PC et même, horreur, Mac (non ça c'est un rêve il n'y a pas beaucoup d'entreprises qui l'acceptent !). Tout ça met une grande pagaille dans l'entreprise, ouvre des failles de sécurité grandes comme San Andreas mais, on ne sait pas très bien pourquoi, l'entreprise a abdiqué face au diktat du collaborateur. On n'a pas vu beaucoup d'employeurs dire niet au BYOD, c'aurait pu être drôle qu'un patron dise à son employé: votre device, là, vous pouvez vous le mettre là où je pense! 

dimanche 15 mars 2015

La société à coût marginal zéro: mise à jour de la théorie de Jeremy Rifkin

La théorie d’une économie à coût marginal zéro de l’économiste Jeremy Rifkin a souvent été mal interprétée : elle ne dit pas que la production de biens ne coûte plus rien, elle dit que la valeur ajoutée dans toutes les activités se trouve de plus en plus dans les services et que ces services sont de plus en plus numériques, donc à coût marginal proche de zéro (le coût marginal c’est bien le coût pour ajouter une unité supplémentaire, sans tenir compte des coûts fixes).  D’ailleurs la plupart du temps, Rifkin dit « proche de zéro » et ce souvent les commentateurs qui simplifient en disant zéro tout court !
Alors, ça tombe bien, l'économiste a fait il y a quelques mois une conférence à la Commission Européenne, lors du Digital Action Day,  dans laquelle il précise un peu sa pensée. Je l'ai donc traduite librement pour vous dans les lignes qui suivent.

mercredi 4 mars 2015

L’entreprise hyperscale : un business model à comprendre

résumé et traduction libre commentée par moi d'un article McKinsey : Competition at the digital edge: ‘Hyperscale’ businesses.
On a d’abord parlé d’informatique « hyperscale » pour qualifier l’architecture et les performances des data centers de Google, Facebook ou autres Amazon, capables de faire face à des montées en charge brutales sans perte de qualité du service en utilisant beaucoup de techniques de virtualisation. On parle maintenant d’entreprises et de business hyperscales et ce sont les mêmes (Amazon, Google, etc.) parce que ces entreprises manipulent des données, des clients, des devices ou des interactions qui se chiffrent en millions ou milliards d’unités : chaque jour Google gère 4 milliards de requêtes par jour, Twitter 500 millions de tweets, Alibaba 254 millions de commandes…. Les outils habituels de gestion sont dépassés par ces quantités !

mardi 3 mars 2015

Carte de la France des salaires

Tirée du Rapport Lebreton (2013): Les territoires numériques de la France de demain
On se demande comment le numérique ne va pas aggraver la fracture: il aime bien aller la ou il y a de l'argent. ..

58% de la consommation énergétique des immeubles vient de l'informatique et des réseaux

Les techniques de réduction de la consommation d'énergie ont fait beaucoup de progrès ces dernières années dans tous les domaines majeurs de la construction d'immeubles. C'est ce qu'on appelle "l'énergie immobilière", liée au bâtiment lui-même. Le problème, c'est que les usagers du bâtiment, eux, ne sont pas soumis aux mêmes réglementations et c'est ainsi que les équipements informatiques et réseaux-télécoms des bureaux d'un immeuble comptent aujourd'hui en moyenne pour 58% de la consommation énergétique du bâtiment, selon l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), cité par la newsletter d'Ingetel-Bet. Alors, pourquoi ne pas inventer des formes de mutualisation informatique, réseaux télécom dans les immeubles où les équipements seraient placées dans des parties privées d'une salle commune qui elle serait conforme aux préconisations d'économie d'énergie? 
Certains prestataires offrent des solutions qui permettent de réduire d'environ 25 kWh/m²/an la consommation dans les bâtiments tertiaires, uniquement en révisant les installations informatiques et réseaux. Dans les faits, cela se traduit par une économie de l’ordre de 15 000 euros/an pour un bâtiment de 10 000 m². Voila comment avancer vers la notion de bâtiment éco-responsable ! source photo

lundi 2 mars 2015

L'acronyme du jour: le Petit Bang (Bits Atomes Neurones Gênes)

C'est à ma connaissance le groupe ETC qui a inventé il y a quelques années cet acronyme BANG (Bits Atoms Neurons Genes) qui a le gros avantage de dire la même chose en anglais et en français. Et pour ne pas le confondre avec le Big Bang, il l'appelle le Petit Bang. Il désigne la convergence de technologies vers une sorte de plateforme commune qui  permettrait une  fusion de technologies  : nanotechnologie, biotechnologie, technologies de l'information et neuro-technologies convergent en une seule plate-forme techno-logique commune . Le Petit Bang manipule aussi facilement les bits d'information  que les atomes de la matière, les neurones du cerveau et les gènes qui codent pour la vie . Exemples de technologies « convergentes » : nanobiotechnologie , biologie synthétique , ADN informatique et neuro-ingénierie. Si on veut, on peut aussi dire NBIC= Nanotechnologie, Biotechnologie, Informatique et sciences Cognitives). Et hop ! source image

vendredi 27 février 2015

Le travail du futur, mode d'emploi résumé

Dans la théorie du management, quelques auteurs, souvent américains, ont le talent de faire un bon résumé des tendances du moment. C’est écrit souvent avec justesse, sans génie, mais alimenté par beaucoup d’observations et d’entretiens comme savent si bien le faire les Anglo-saxons et non pas par du jus de cerveau comme les penseurs français genre Attali.
Jacob Morgan est l’un de ces auteurs et son bouquin Future of Work dit tout sur le sujet. Oui, je sais, je ne suis pas en avance, une fois de plus, ok, le bouquin est sorti en août 2014, ok. Mais, apparemment, et sauf erreur de ma part, il n'est pas encore traduit en français. Encore une preuve de l'agilité et de la réactivité des éditeurs français, c'est pas croyable! Et quand je pense que je porte le même nom qu'un éditeur (avec qui je n'ai rien à voir), j'ai honte!
Bref, deux schémas résument bien la vision de Jacob Morgan:
- les 5 facteurs de changement,
- le changement d'organisation.

mardi 17 février 2015

Un registe public crypté en BlockChain: quelle bonne idée!

C'est l'intarissable Jean-Michel Billault, un des plus gros chroniqueurs web de tous les temps, qui m'a mis la puce à l'oreille. Il parle d'un projet de registre public crypté: chacun y dépose ce qu'il veut comme document signé et horodaté et le réseau peer to peer en garantit l'accès et la confidentialité. Pas bête hein? La techno est celle du cryptage BlockChain utilisé par BitCoin, le fameux système de paiement sur internet inventé par Satoshi Nakamoto et mis en open source en 2009. L'idée signalée par Billault serait donc d'utiliser cette techno pour crypter un registre public. Il y a pas mal d'initiatives en ce sens et une startup, Ethereum qui travaille dessus. Moi je dis: bonne idée, je préfère le peer to peer et l'open source à n'importe quel soi-disant tiers de confiance. Comme ça, si on se plante, on ne sera pas seul.

lundi 16 février 2015

Très léger changement de contenu pour Infotekart et ça va vous plaire

Maurice de Vlaminck. Le Bouquet. 1937
Les finauds l'ont remarqué: le logo et sa baseline ont légèrement changés. J'ai enfin écrit le nom de mon blog selon la forme phonétique sous laquelle il est connu et qui correspond à l'orthographe de son URL, donc avec un K comme technologies. J'en avais marre d'entendre les gens dire Info-Te-Chart
Et en même temps, avec l'âge et la sérénité, la fin des préjugés concomitante à celle de la naïveté, j'ai décidé d'étendre un peu mes analyses sur les trois composantes de ma vie de journaliste contenues dans ce logo :
- l'information
- les technologies
- l'art.
Pourquoi? Parce que le monde change, devient complexe et incertain.... Mais non je ne vais pas vous raconter ces conneries ! Parce que j'en ai envie et que j'ai envie de vous faire partager ma passion et mon expérience dans ces trois domaines. Les deux premiers ne vous étonneront pas puisqu'ils font partie intégrante de ma vie professionnelle. Le troisième, l'art, parce qu'il a toujours été important pour moi et je vais donc en parler un peu plus: littérature, poésie, peinture, musique essentiellement. Il y aurait bien un quatrième domaine, le yachting, mais il est devenu tellement spécialisé qu'il faudrait en faire un blog à part.
Il n'y a part d'art sans information. Il y a beaucoup de technologies et d'innovation dans l'art. Je sors de la magnifique expo Vlaminck à L'Atelier Grognard (Rueil Malmaison, dans l'ouest parisien) et le peintre-cycliste-violoniste-boxeur adorait innover: un jour il a pris un tube de peinture et il a commencé à peindre directement avec ce qui en sortait, sans faire de palette et on a appelé cela le fauvisme. On ne peut pas vivre une vie pleine sans une sensibilité à l'art qui vous nettoie l'âme.
Voici donc des raisons suffisantes pour inclure ce sujet dans ma trilogie préférée, sachant que les relations entre les trois seront totalement multilatérales: je vous parlerai aussi bien de l'art de l'information sur les technologies, que de l'information sur les technologies de l'art ou, etc. Vous m'avez compris. Et comme dirait le grand gourou du marketing que je suis: qui m'aime me suive !... source photo

dimanche 15 février 2015

La startup du jour: Slack, valorisée 1 milliard de dollars un an après sa création

Slack, fondé par Steward Butterfied, 42 ans,  il y a un an,
vaut 1 milliard de dollars aujourd'hui: ah la Silicon Valley !...
Ils sont énervants ces Américains: ils n'ont pas des idées plus géniales que nous mais ils trouvent plus vite le pognon et le marché. Résultat, ça fuse chez eux tandis que ça stagne chez nous. 
J'ai un bon copain qui a un super site vraiment innovant, sympa, utile, loisir et tout et tout; il lui manque 500 000 euros pour passer une étape et il ne les trouve pas.
Tandis que Slack, lui, a lancé un outil de communication d'entreprise il y a un an, rien de génial, simplement bien adapté, remplaçant grosso modo l'email par le chat et plein d'autres petites astuces. Et le gars, un an après, sa boîte est valorisée 1 milliard de dollars. Je rêve ! 
Bon d'accord le type n'est pas un inconnu: Steward Butterfield, 42 ans est un serial startuper typique de la Silicon Valley (bon d'accord il est canadien je sais). C'est à dire qu'il s'est planté un bon nombre de fois et qu'il a bien rebondi à chaque fois. C'est pas le mec à avoir des états d'âme. Un succès quand même dans la liste: FlickR. Ce qui a suffi a attiré l'attention sur lui. Même le Figaro qui a en général six mois de retard sur la high tech a réussi l'exploit de faire un article sur lui à peu près dans les temps (ce coup-là, en fait, c'est moi qui suis en retard, mais chut, ne le dites pas!...)
L'autre astuce qui a attiré l'attention sur Slack, c'est qu'il n'a pas vendu son produit moyennement génial à n'importe qui: selon le Figaro, ses premiers client s'appellent Airbnb, Foursquare, Tumblr mais aussi Dell, Sony,  Wall Street Journal, HBO, Dow Jones. Quand une boite vend à de tels clients, on se dit qu'il ne doit pas être trop mauvais son produit ! Tandis qu'un petit Français qui vendrait à la ville de Dunkerque  ou au ministère de L'Education nationale, ça ferait moins hype, c'est sûr. Et il n'arriverait peut-être même pas à se faire rembourser ses notes de frais de train et de nuitée triste et seule à  l'Hôtel des Voyageurs, sur la Place de la Gare à Dunkerque, où il fait statistiquement moins beau qu'à Palo Alto... source photo

jeudi 12 février 2015

L'acronyme du jour : GAFA (Google Apple Facebook Amazon), leurs recettes de succès

Evidemment, certains ne vont pas être contents de ne pas être dans l'acronyme, au hasard Microsoft et Yahoo. C'est un peu vache pour eux car ils sont quand même pas mal dans le trend, eux aussi. Mais je n'y suis pour rien, ce n'est pas moi qui l'ai inventé ! En tout cas l'idée de GAFA, c'est de trouver ce qu'il y a de commun entre ces 4 zygotos du web. C'était déjà l'objet d'un livre excellent dont j'ai déjà parlé, Les Géants du Web, qui lui au moins ne faisait pas d'exclusive. Mais la discussion continue et rebondit avec une extension par exemple aux objets connectés et à la réalité virtuelle ou augmentée, domaine dans lesquels Google réfléchit un peu tandis que Microsoft enfonce le clou !
Pour Yves Buisson, l'analyse est simple et peut servir par exemple aux services publics qui veulent développer leur services numériques:
- tout part du consommateur/acheteurs/usager/client à qui on offre les services qu'ils veulent, gratuits, faciles, rapides, souvent via une seule plateforme; application au service public: un seul portail pour les impôts, la sécu, la santé, etc.
- ensuite on fabrique un écosystème autour de la plateforme, le plus ouvert possible; ce qui veut dire des interfaces et des API ouvertes;
- on teste tout de suite , on suit différentes pistes en même temps; test and learn
- on privilégie l'innovation de rupture plutôt qu'incrémentale;
- on se sert des collaborateurs comme source d'inspiration et comme premier marché test.
Je pourrai créer mon acronyme aussi après tout: la recette de GAFA, c'est COTIC (Customer, Open, Test, Innovation, Collaborative). 
Et voilà, yaplukafocon. source image.

vendredi 6 février 2015

Le Noeud de Chaise Illustré ou les Petits Gestes de la Vie Quotidienne

Il faut se faire des petits plaisirs dans la vie. Et l'un des moyens très simples c'est de partager ensemble des petits gestes utiles ou pas de la vie quotidienne ou pas mais qu'on sait très bien exécuter, les yeux fermés et qui vous font plaisir. Par exemple, moi, le noeud de chaise, c'est le seul noeud marin que j'exécute à la perfection et ce mouvement des mains et le dessin du bout (de la corde) me procurent un immense plaisir. Il n'a rien à voir avec un noeud sur une chaise et c'est pour ça que j'ai fait la démo sur une chaise ( à venir sur la page Facebook, guettez-la). En général il sert à attacher un bateau au port à une bite d'amarrage mais j'en ai pas sous la main.
Seule condition pour participer à cette page ( en-dehors des recommandations habituelles no sex, no religion, no politics, etc.) : pouvoir illustrer son geste avec des images ou des dessins.
l'adresse:
https://www.facebook.com/noeuddechaiseetpetitsgestesdelaviequotidienne
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mercredi 4 février 2015

Technology Vision 2015, by Accenture

La nouvelle « Technology Vision » d’Accenture enfonce le clou du message "chaque entreprise est une entreprise connectée" à travers 5 grandes tendances.
1. L’internet de Moi (Internet of Me).
2. Une économie orientée résultat.
3. La révolution de la plateforme.
4. L’entreprise intelligente.
5. Le travail réinventé.
Dans le détail:

Tous les agendas que vous voulez

Allez, ne boudons pas notre plaisir ! A votre Google Agenda perso ou partagé, vous pouvez associer plein de calendriers supplémentaires, gratuits bien entendu, utiles ou ludiques, c'est comme vous voulez.
J'ai ainsi installé:
- les prénoms (saints) du jour
- les numéros de chaque semaine
- les jours fériés en France (on peut choisir dans 92 pays)
- les vacances scolaires A B C
- la météo du domicile
Bon ça complique un peu la lecture de l'agenda puisque tout ça se rajoute en haut de chaque jour mais c'est quand même bien utile.
Vous pouvez soit ajouter un agenda , en le téléchargeant ou en vous y abonnant (ce qui permet les mises à jour automatiques) ; soit inclure les nouveaux événements dans votre agenda (c'est ce que j'ai fait par exemple pour les vacances scolaires qu'il suffit d'aller chercher su le site du ministère http://www.education.gouv.fr/pid25058/le-calendrier-scolaire.html)
On peut aussi rajouter des programmations de séries TV,  des événements sportifs, etc.
Les manips se passent sur la page Agenda, sur la petite flèche à coté du menu colonne de gauche: "Autres agendas".
Ceci dit, je trouve le catalogue assez limité par rapport à toutes les possibilités. Donc il se passera certainement des choses dans ce domaine. Sur un des sites visités (je ne sais plus lequel désolé), un internaute propose d'associer des recettes de cuisine à chaque jour: génial non?
A vos agendas !
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lundi 2 février 2015

Le con, c'est toujours l'autre

Je constate depuis le massacre de Charlie & co une tendance chez mes amis des réseaux sociaux à parler davantage des cons, ce qui n'est pas un mauvais sujet en soi, mais avec une fâcheuse tendance à croire que le con c'est toujours l'autre.
Je dis : attention danger !
Je voudrais prévenir mes amis sociaux qu'il ne faut pas tomber dans ce piège, comme nous en a averti depuis longtemps le grand philosophe post-moderne Pierre Desproges, qui appliquait ce point de vue à l'ennemi: "Il est con, l'ennemi, il croit que c'est nous l'ennemi. Alors qu'en fait c'est lui."
On est tous le con de quelqu'un. Si les cons se mettaient à voler, tu serais chef d'escadrille. Si on mettait les cons sur orbite, tu n'aurais pas fini de tourner. Audiard a bien déblayé le terrain, il s'y connaissait en la matière.
Pour le bonheur de la planète, je vous demande à tous un peu de modestie, moi le premier qui me crois parfois super intelligent et cultivé, on se demande pourquoi, c'est  quand j'ai  bu peut-être,   je vous demande un autre regard sur l'autre. Parce que passer du con à l'étranger, ça va vite, si vous voyez ce que je veux dire.
Il y a des cons sympas, généreux, attendrissants, il y a même des cons pas cons du tout, dans toutes les classes sociales et pas seulement celles que fréquentent les bourgeois cultivés qui s'auto-pâment sur les réseaux sociaux. Il y a aussi des cons très bien faits bien sûr,  vous vouliez tous que je le dise, c'est fait.
Ceci n'est pas un plaidoyer pour les cons, c'est un appel à la tendresse, à l'auto-dérision, à l'ouverture. Charlie était souvent très con, bêtement provocateur mais tous ceux qui les connaissaient les aimaient bien, apparemment, c'est drôle non?
Alors, s'il vous plait, aimez les cons, ça vous concerne peut-être, qui sait?
Je vous embrasse, tous, même les cons.

jeudi 29 janvier 2015

Quand on n'avait pas peur d'être macho...

Je n'ai rien à voir avec l'auteur  ni avec l'éditeur,  hélas!  Un livre délicieux. ..

lundi 26 janvier 2015

L'incroyable travail de reporter d'Olivier Ezratty, au CES de Las Vegas

Ce type m'agace, il gâche le métier. Chaque année, entre autres, Olivier Ezratty va à Las Vegas, non pas pour jouer (bon si ça se trouve il joue aussi) mais pour le CES (Consumer Electronic Show, le plus gros salon high tech de la planète), il regarde tout, il voit tout, il note tout et quand il rentre chez lui il plonge sur son clavier et quelques jours après, il nous sort un incroyable pavé sur son blog, en PDF libre de tout droit: "Rapport CES", 2015 donc cette fois. Cette année, il pèse 304 pages incroyablement documentées et photographiés car le tintin reporter de la high tech est aussi un photographe amateur de talent et il rassemble toutes ses photos du CES sur un dossier de son blog Opinions Libres. A l'époque où j'étais jeune, riche et beau et directeur de journaux high tech, j'aurais payé plusieurs milliers d'euros un travail pareil. Mais, là c'est gratos ! Et en plus comme le gars a bossé chez Microsoft et qu'il est à la fois consultant et investisseur, il sait de quoi il parle. Olivier, tu gâches le métier, je te dis. Mais bravo et merci!

vendredi 23 janvier 2015

284 millions de sites web, c'est très peu

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Verisign nous le dit: 284 millions de noms de domaine web dans le monde au 30 septembre 2014, dont 4 millions ajoutés au cours du troisième trimestre 2014.
C'est énorme diront certains. D'autres diront: je m'en fous, ce que je trouve pas mal comme position. Moi, je préfère dire, c'est peu. Par exemple, à moi tout seul, je dois avoir une bonne trentaine de sites web, dont la moitié inutilisés. Et comme on est 3 milliards d'internautes, si tout le monde faisait comme moi, cela devrait faire 90 milliards de sites web.
Voilà un chiffre, y'a de la marge encore !
source video

mercredi 21 janvier 2015

Des étoiles comme vous n'en avez jamais vues !

Visualisation des positions et mouvements de 550 000 étoiles de la Galaxie Lactée observées par Rave (RAdial Velocity Experiment) . Merci à Olivier Bienaymé, de l'Observatoire astronomique de Strasbourg qui a participé au projet.
https://www.rave-survey.org/project/wp-content/uploads/ravestars-map-zoomout-2d.mp4 
https://www.rave-survey.org/