vendredi 27 février 2015

Le travail du futur, mode d'emploi résumé

Dans la théorie du management, quelques auteurs, souvent américains, ont le talent de faire un bon résumé des tendances du moment. C’est écrit souvent avec justesse, sans génie, mais alimenté par beaucoup d’observations et d’entretiens comme savent si bien le faire les Anglo-saxons et non pas par du jus de cerveau comme les penseurs français genre Attali.
Jacob Morgan est l’un de ces auteurs et son bouquin Future of Work dit tout sur le sujet. Oui, je sais, je ne suis pas en avance, une fois de plus, ok, le bouquin est sorti en août 2014, ok. Mais, apparemment, et sauf erreur de ma part, il n'est pas encore traduit en français. Encore une preuve de l'agilité et de la réactivité des éditeurs français, c'est pas croyable! Et quand je pense que je porte le même nom qu'un éditeur (avec qui je n'ai rien à voir), j'ai honte!
Bref, deux schémas résument bien la vision de Jacob Morgan:
- les 5 facteurs de changement,
- le changement d'organisation.

mardi 17 février 2015

Un registe public crypté en BlockChain: quelle bonne idée!

C'est l'intarissable Jean-Michel Billault, un des plus gros chroniqueurs web de tous les temps, qui m'a mis la puce à l'oreille. Il parle d'un projet de registre public crypté: chacun y dépose ce qu'il veut comme document signé et horodaté et le réseau peer to peer en garantit l'accès et la confidentialité. Pas bête hein? La techno est celle du cryptage BlockChain utilisé par BitCoin, le fameux système de paiement sur internet inventé par Satoshi Nakamoto et mis en open source en 2009. L'idée signalée par Billault serait donc d'utiliser cette techno pour crypter un registre public. Il y a pas mal d'initiatives en ce sens et une startup, Ethereum qui travaille dessus. Moi je dis: bonne idée, je préfère le peer to peer et l'open source à n'importe quel soi-disant tiers de confiance. Comme ça, si on se plante, on ne sera pas seul.

lundi 16 février 2015

Très léger changement de contenu pour Infotekart et ça va vous plaire

Maurice de Vlaminck. Le Bouquet. 1937
Les finauds l'ont remarqué: le logo et sa baseline ont légèrement changés. J'ai enfin écrit le nom de mon blog selon la forme phonétique sous laquelle il est connu et qui correspond à l'orthographe de son URL, donc avec un K comme technologies. J'en avais marre d'entendre les gens dire Info-Te-Chart
Et en même temps, avec l'âge et la sérénité, la fin des préjugés concomitante à celle de la naïveté, j'ai décidé d'étendre un peu mes analyses sur les trois composantes de ma vie de journaliste contenues dans ce logo :
- l'information
- les technologies
- l'art.
Pourquoi? Parce que le monde change, devient complexe et incertain.... Mais non je ne vais pas vous raconter ces conneries ! Parce que j'en ai envie et que j'ai envie de vous faire partager ma passion et mon expérience dans ces trois domaines. Les deux premiers ne vous étonneront pas puisqu'ils font partie intégrante de ma vie professionnelle. Le troisième, l'art, parce qu'il a toujours été important pour moi et je vais donc en parler un peu plus: littérature, poésie, peinture, musique essentiellement. Il y aurait bien un quatrième domaine, le yachting, mais il est devenu tellement spécialisé qu'il faudrait en faire un blog à part.
Il n'y a part d'art sans information. Il y a beaucoup de technologies et d'innovation dans l'art. Je sors de la magnifique expo Vlaminck à L'Atelier Grognard (Rueil Malmaison, dans l'ouest parisien) et le peintre-cycliste-violoniste-boxeur adorait innover: un jour il a pris un tube de peinture et il a commencé à peindre directement avec ce qui en sortait, sans faire de palette et on a appelé cela le fauvisme. On ne peut pas vivre une vie pleine sans une sensibilité à l'art qui vous nettoie l'âme.
Voici donc des raisons suffisantes pour inclure ce sujet dans ma trilogie préférée, sachant que les relations entre les trois seront totalement multilatérales: je vous parlerai aussi bien de l'art de l'information sur les technologies, que de l'information sur les technologies de l'art ou, etc. Vous m'avez compris. Et comme dirait le grand gourou du marketing que je suis: qui m'aime me suive !... source photo

dimanche 15 février 2015

La startup du jour: Slack, valorisée 1 milliard de dollars un an après sa création

Slack, fondé par Steward Butterfied, 42 ans,  il y a un an,
vaut 1 milliard de dollars aujourd'hui: ah la Silicon Valley !...
Ils sont énervants ces Américains: ils n'ont pas des idées plus géniales que nous mais ils trouvent plus vite le pognon et le marché. Résultat, ça fuse chez eux tandis que ça stagne chez nous. 
J'ai un bon copain qui a un super site vraiment innovant, sympa, utile, loisir et tout et tout; il lui manque 500 000 euros pour passer une étape et il ne les trouve pas.
Tandis que Slack, lui, a lancé un outil de communication d'entreprise il y a un an, rien de génial, simplement bien adapté, remplaçant grosso modo l'email par le chat et plein d'autres petites astuces. Et le gars, un an après, sa boîte est valorisée 1 milliard de dollars. Je rêve ! 
Bon d'accord le type n'est pas un inconnu: Steward Butterfield, 42 ans est un serial startuper typique de la Silicon Valley (bon d'accord il est canadien je sais). C'est à dire qu'il s'est planté un bon nombre de fois et qu'il a bien rebondi à chaque fois. C'est pas le mec à avoir des états d'âme. Un succès quand même dans la liste: FlickR. Ce qui a suffi a attiré l'attention sur lui. Même le Figaro qui a en général six mois de retard sur la high tech a réussi l'exploit de faire un article sur lui à peu près dans les temps (ce coup-là, en fait, c'est moi qui suis en retard, mais chut, ne le dites pas!...)
L'autre astuce qui a attiré l'attention sur Slack, c'est qu'il n'a pas vendu son produit moyennement génial à n'importe qui: selon le Figaro, ses premiers client s'appellent Airbnb, Foursquare, Tumblr mais aussi Dell, Sony,  Wall Street Journal, HBO, Dow Jones. Quand une boite vend à de tels clients, on se dit qu'il ne doit pas être trop mauvais son produit ! Tandis qu'un petit Français qui vendrait à la ville de Dunkerque  ou au ministère de L'Education nationale, ça ferait moins hype, c'est sûr. Et il n'arriverait peut-être même pas à se faire rembourser ses notes de frais de train et de nuitée triste et seule à  l'Hôtel des Voyageurs, sur la Place de la Gare à Dunkerque, où il fait statistiquement moins beau qu'à Palo Alto... source photo

jeudi 12 février 2015

L'acronyme du jour : GAFA (Google Apple Facebook Amazon), leurs recettes de succès

Evidemment, certains ne vont pas être contents de ne pas être dans l'acronyme, au hasard Microsoft et Yahoo. C'est un peu vache pour eux car ils sont quand même pas mal dans le trend, eux aussi. Mais je n'y suis pour rien, ce n'est pas moi qui l'ai inventé ! En tout cas l'idée de GAFA, c'est de trouver ce qu'il y a de commun entre ces 4 zygotos du web. C'était déjà l'objet d'un livre excellent dont j'ai déjà parlé, Les Géants du Web, qui lui au moins ne faisait pas d'exclusive. Mais la discussion continue et rebondit avec une extension par exemple aux objets connectés et à la réalité virtuelle ou augmentée, domaine dans lesquels Google réfléchit un peu tandis que Microsoft enfonce le clou !
Pour Yves Buisson, l'analyse est simple et peut servir par exemple aux services publics qui veulent développer leur services numériques:
- tout part du consommateur/acheteurs/usager/client à qui on offre les services qu'ils veulent, gratuits, faciles, rapides, souvent via une seule plateforme; application au service public: un seul portail pour les impôts, la sécu, la santé, etc.
- ensuite on fabrique un écosystème autour de la plateforme, le plus ouvert possible; ce qui veut dire des interfaces et des API ouvertes;
- on teste tout de suite , on suit différentes pistes en même temps; test and learn
- on privilégie l'innovation de rupture plutôt qu'incrémentale;
- on se sert des collaborateurs comme source d'inspiration et comme premier marché test.
Je pourrai créer mon acronyme aussi après tout: la recette de GAFA, c'est COTIC (Customer, Open, Test, Innovation, Collaborative). 
Et voilà, yaplukafocon. source image.

vendredi 6 février 2015

Le Noeud de Chaise Illustré ou les Petits Gestes de la Vie Quotidienne

Il faut se faire des petits plaisirs dans la vie. Et l'un des moyens très simples c'est de partager ensemble des petits gestes utiles ou pas de la vie quotidienne ou pas mais qu'on sait très bien exécuter, les yeux fermés et qui vous font plaisir. Par exemple, moi, le noeud de chaise, c'est le seul noeud marin que j'exécute à la perfection et ce mouvement des mains et le dessin du bout (de la corde) me procurent un immense plaisir. Il n'a rien à voir avec un noeud sur une chaise et c'est pour ça que j'ai fait la démo sur une chaise ( à venir sur la page Facebook, guettez-la). En général il sert à attacher un bateau au port à une bite d'amarrage mais j'en ai pas sous la main.
Seule condition pour participer à cette page ( en-dehors des recommandations habituelles no sex, no religion, no politics, etc.) : pouvoir illustrer son geste avec des images ou des dessins.
l'adresse:
https://www.facebook.com/noeuddechaiseetpetitsgestesdelaviequotidienne
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mercredi 4 février 2015

Technology Vision 2015, by Accenture

La nouvelle « Technology Vision » d’Accenture enfonce le clou du message "chaque entreprise est une entreprise connectée" à travers 5 grandes tendances.
1. L’internet de Moi (Internet of Me).
2. Une économie orientée résultat.
3. La révolution de la plateforme.
4. L’entreprise intelligente.
5. Le travail réinventé.
Dans le détail:

Tous les agendas que vous voulez

Allez, ne boudons pas notre plaisir ! A votre Google Agenda perso ou partagé, vous pouvez associer plein de calendriers supplémentaires, gratuits bien entendu, utiles ou ludiques, c'est comme vous voulez.
J'ai ainsi installé:
- les prénoms (saints) du jour
- les numéros de chaque semaine
- les jours fériés en France (on peut choisir dans 92 pays)
- les vacances scolaires A B C
- la météo du domicile
Bon ça complique un peu la lecture de l'agenda puisque tout ça se rajoute en haut de chaque jour mais c'est quand même bien utile.
Vous pouvez soit ajouter un agenda , en le téléchargeant ou en vous y abonnant (ce qui permet les mises à jour automatiques) ; soit inclure les nouveaux événements dans votre agenda (c'est ce que j'ai fait par exemple pour les vacances scolaires qu'il suffit d'aller chercher su le site du ministère http://www.education.gouv.fr/pid25058/le-calendrier-scolaire.html)
On peut aussi rajouter des programmations de séries TV,  des événements sportifs, etc.
Les manips se passent sur la page Agenda, sur la petite flèche à coté du menu colonne de gauche: "Autres agendas".
Ceci dit, je trouve le catalogue assez limité par rapport à toutes les possibilités. Donc il se passera certainement des choses dans ce domaine. Sur un des sites visités (je ne sais plus lequel désolé), un internaute propose d'associer des recettes de cuisine à chaque jour: génial non?
A vos agendas !
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lundi 2 février 2015

Le con, c'est toujours l'autre

Je constate depuis le massacre de Charlie & co une tendance chez mes amis des réseaux sociaux à parler davantage des cons, ce qui n'est pas un mauvais sujet en soi, mais avec une fâcheuse tendance à croire que le con c'est toujours l'autre.
Je dis : attention danger !
Je voudrais prévenir mes amis sociaux qu'il ne faut pas tomber dans ce piège, comme nous en a averti depuis longtemps le grand philosophe post-moderne Pierre Desproges, qui appliquait ce point de vue à l'ennemi: "Il est con, l'ennemi, il croit que c'est nous l'ennemi. Alors qu'en fait c'est lui."
On est tous le con de quelqu'un. Si les cons se mettaient à voler, tu serais chef d'escadrille. Si on mettait les cons sur orbite, tu n'aurais pas fini de tourner. Audiard a bien déblayé le terrain, il s'y connaissait en la matière.
Pour le bonheur de la planète, je vous demande à tous un peu de modestie, moi le premier qui me crois parfois super intelligent et cultivé, on se demande pourquoi, c'est  quand j'ai  bu peut-être,   je vous demande un autre regard sur l'autre. Parce que passer du con à l'étranger, ça va vite, si vous voyez ce que je veux dire.
Il y a des cons sympas, généreux, attendrissants, il y a même des cons pas cons du tout, dans toutes les classes sociales et pas seulement celles que fréquentent les bourgeois cultivés qui s'auto-pâment sur les réseaux sociaux. Il y a aussi des cons très bien faits bien sûr,  vous vouliez tous que je le dise, c'est fait.
Ceci n'est pas un plaidoyer pour les cons, c'est un appel à la tendresse, à l'auto-dérision, à l'ouverture. Charlie était souvent très con, bêtement provocateur mais tous ceux qui les connaissaient les aimaient bien, apparemment, c'est drôle non?
Alors, s'il vous plait, aimez les cons, ça vous concerne peut-être, qui sait?
Je vous embrasse, tous, même les cons.