C'est bô, c'est blo, c'est blog
Donc, je résume: tout ce qui était dispersé sur le web depuis 2004 sous lucfayard.blogs.com, lucfayard.info, infotechart.com et plein d'autres encore est désormais sous une seule bannière: http://infotekart.com. C'est beau, c'est blo, c'est blog. C'est toujours le même blog de journaliste indépendant, de plus en plus indépendant même, sur l'information, les technologies et l'art. Et pendant quelque temps encore, je ferai comme les vieux conteurs gâteux, je vous re-publierai quelques antiquités qui m'ont bien plu. Tant pis pour vous. Commentaires, suggestions, critiques, backlinks sont les bienvenus.

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01 – Les deux chiffres symboles du monde moderne, binaire, gouverné par l’ordinateur.
Tout commence avec l’électricité, rappelez-vous : 0, le courant ne passe pas ; 1, le courant passe. Au-delà, c’est trop compliqué.
Ce monde caricatural nous propose le choix entre deux solutions seulement, exclusives l’une de l’autre. Le courant n’a pas le droit de passer  » plus ou moins  » : il est ou il n’est pas. C’est le règne de l’alternative, de l’exclusion. L’univers digital est définitivement dichotomique. Ainsi, on est yin ou yang, jeune ou vieux, Mac ou PC, de gauche ou de droite, homme ou femme, 0 ou 1.
Tant pis pour les hermaphrodites, les artistes, pour tous ceux qui doutent, tant pis pour les adeptes du non-dit, tant pis pour toutes les aubes et tous les crépuscules. Plus de compromis, on est devant ou derrière la caméra, émetteur ou récepteur de messages, on ne peut plus être ailleurs.
Ces deux digits (à la fois chiffre et doigt) qui nous gouvernent sont d’affreux tyrans : avec les chiffres, ils nous disent que tout est mesurable, même l’amour ; avec les doigts, ils nous obligent à taper sur des claviers pour communiquer, c’est-à-dire pour exister. Le langage numérique est d’une extraordinaire simplicité et d’une formidable perversité.
Par extension : La  » binarisation  » du monde devient une sorte de jeu de société, dans lequel toute information lisible au départ doit obligatoirement se traduire en informatique par une suite incompréhensible de 0 et de 1.
Dans ce monde bizarre, il n’y a que deux sortes de joueurs : les  » Fabricants » qui gagnent à tous les coups parce qu’ils peuvent changer à volonté leurs combinaisons de 0 et de 1 et les  » Utilisateurs » qui sont obligés de payer pour deviner ce qui se passe à chaque distribution des cartes. S’ils ne trouvent pas la solution, ils piochent dans la case « Consultant » en doublant leur mise mais le résultat est rarement probant. La case chance s’appelle Analyste et, là, heureusement, on rigole beaucoup quand on lit les cartes. En dernier recours, l’utilisateur peut essayer la case Mode d’emploi : chaque carte explique le fonctionnement théorique d’une combinaison particulière de 0 et de 1, qui n’a évidemment rien à voir avec la réalité qu’on a pu observer. …autres mots…

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