C'est bô, c'est blo, c'est blogDonc, je résume: tout ce qui était dispersé sur le web depuis 2004 sous lucfayard.blogs.com, lucfayard.info, infotechart.com et plein d'autres encore est désormais sous une seule bannière: http://infotekart.com. C'est beau, c'est blo, c'est blog. C'est toujours le même blog de journaliste indépendant, de plus en plus indépendant même, sur l'information, les technologies et l'art. Et pendant quelque temps encore, je ferai comme les vieux conteurs gâteux, je vous re-publierai quelques antiquités qui m'ont bien plu. Tant pis pour vous. Commentaires, suggestions, critiques, backlinks sont les bienvenus.
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Journaliste
par Luc Fayard, 16 juin 2005
« Journaliste: passe la première moitié de sa vie à parler de ce qu’il ne sait pas et la seconde moitié à taire ce qu’il sait » disait une très mauvaise langue (citée dans mon Dictionnaire impertinent des branchés). Florence Aubenas, elle au moins, redore un peu le blason de la profession. Chapeau bas.
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citationLao-Tseu Celui qui a inventé le bateau a aussi inventé le naufrage.(ou Ulrich Beck ?)
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- Démocratie
Démocratie – On savait déjà qu’elle avait des hoquets dramatiques aux portes de la surpopulation. On sait désormais qu’elle piétine aussi devant la surmédiatisation. N’importe quelle cause en effet peut aujourd’hui rassembler n’importe où suffisamment de monde pour qu’on en parle dans les médias. Elle devient alors une tendance, voire un modèle, un paradigme, qui doit s’imposer rapidement à tous. Peu importe la justesse de la cause ou sa réelle représentativité, ce qui compte c’est la présence des médias au moment du rassemblement. Ainsi en est-il de la crise internet ou des PC mais aussi des chasseurs de palombes, des anti-mondialisation, des écologistes, des gay pride, des rave parties… Ainsi en fut-il des First Tuesday, ces grands cocktails d’affaires qui réunissaient tous les premiers mardi de chaque mois les créateurs de start up, les capital-risqueurs… et les journalistes. On a cru que ces rendez-vous où l’on discutait levée de fonds autour d’un verre de champagne symbolisaient une nouvelle forme de business, à laquelle toutes les entreprises devraient sacrifier. Finalement, on s’est rendu compte que pour discuter sérieusement, une salle de réunion avec une longue table et des bouteilles d’eau minérale faisait aussi bien l’affaire, surtout si les journalistes n’y étaient pas invités. Dans l’entreprise, la démocratie s’arrête également aux portes du président. Les livres vantent le management collaboratif, le travail en groupe de projets, l’intéressement des salariés au développement de l’entreprise, l’encouragement de toute initiative venant de la base ; dans la réalité, l’entreprise française est toujours dirigée par un patron de droit divin qui décide tout seul dans son coin en ayant fait semblant d’écouter ses collaborateurs. C’est un truc qui étonne beaucoup les anglo-saxons qui sont habitués à ce que chaque réunion de travail démarre par un ordre du jour et se conclue par une décision. Ils sont bizarres, ces Anglais !…autres mots…
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