par Luc Fayard, 1 mars 2012
C’est le mot à la mode: consumérisation. On dit aussi BYOD (prononcez bi-ouaïe-oh-di) : Bring Your Own Device, apportez votre propre appareil (sous-entendu informatique). Toujours ce mélange d’anglais et de français dans le vocabulaire high-tech. Les linguistes grognent mais le fait est là. Le consumer donc , le client, l’utilisateur, le monsieur lambda du [...]
par Lucien, 9 juin 2010
C’est ainsi que, me prenant l’autre jour à témoin, un jeune ami a taillé un costard à un individu qui apparemment ne lui plaisait pas (histoire de boulot, je précise….)
Habillé pour l’hiver le sbire…
On dirait du Audiard!
Je me suis dit: quand même, il exagère!
Alors je l’ai questionné dans le détail et [...]
par Luc Fayard, 11 mars 2010
par Luc Fayard, 2 mars 2010
Playlist de mes chroniques vidéo sérieuses ou moins sérieuses: piochez au [...]
par Lucien, 10 septembre 2009
Chronique La mauvaise humeur de Lucien
Les fournisseurs de bidules high-tech adorent les mots. Avant on achetait un « produit », après on s’est vu offrir une « solution » et maintenant on nous propose de vivre une « expérience » qui est très souvent « nouvelle ». Ils nous la gonflent avec leur « expérience [...]
par Luc Fayard, 17 décembre 2008
A entendre les commentaires élogieux des observateurs habituels et des acteurs infatués du web X.0, tels qu’ils se sont auto-congratulés à un symposium récent, on a l’impression que rien n’a changé, le miroir aux alouettes fonctionne toujours. Les vendeurs de mirages sont toujours là et l’on boit leurs paroles parce qu’ils nous promettent un cybermonde [...]
par Luc Fayard, 14 novembre 2008
source photo : la formidable galerie flickr de noiselot
(PS: c’est pas moi sur la photo mais je l’adore!)
Je suis prof en fac et je dois vous l’avouer : j’adore les jeunes d’aujourd’hui ! Je sais, ça peut faire bizarre, le prof jeunophile, à l’époque de tous ces politiquement corrects qui s’enchaînent les uns aux [...]
par Luc Fayard, 7 février 2008
Allez, un peu de pub! Je reprends le micro(phone), j’aime trop ça, causer dans le poste. A partir de demain, Radio Classique m’accueille donc tous les vendredis matin, à 7h50 pour une actualité high-tech revue et corrigée par mes invités.
C’est horrible, va falloir que je me lève dès potron-minet!…
A partir de maintenant, qu’on se le [...]
par Luc Fayard, 8 juin 2007
C’est le titre de ma chronique parue dans les Echos du mercredi 6 juin 2007.
A lire ICI sur les site des Echos, tant que c’est en [...]
par Luc Fayard, 24 mars 2006
[chronique de Lucien Toscane à paraître bientôt dans un magazine]
A force de voir le papy-boom cuisiné à toutes les sauces, à force d’entendre les lamentations sur ces seniors partis à la retraite avec un bras d’honneur sans avoir transmis la moindre goutte de leur savoir ancestral, je me suis dit: bientôt gâteux, il serait temps [...]
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Acteurs High-Tech et Penseurs du numérique
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Tautologie
Tautologie – Très à la mode en communication et en littérature: une sorte d’apologie du truisme. Quand vous répétez plusieurs fois la même chose, soit vous êtes bègue ou obstiné, soit vous aimez la tautologie. " Un sou est un sou ", " les affaires sont les affaires " sont des exemples célèbres de cet effet de répétition qui tente de donner du sens à une banalité. Ce vice logique est couramment employé dans la high tech quand elle ne sait plus quoi dire, ce qui lui arrive souvent. Par exemple, dans cette annonce de recrutement: " Vous avez toute votre place dans notre société ". Effectivement, pour embaucher quelqu’un, il vaut mieux lui dire qu’on a besoin de lui. Ou encore dans cette pub pour un logiciel: " Pas la peine de parler de notre logiciel. " Mais on en va en parler quand même, n’est-ce pas ? On essaye aussi de masquer la réalité avec d’autres mots : mon ordinateur est un serveur, s’il vous plaît, mon matériel une plateforme, mon site un portail évidemment, mon logiciel une suite (il y a toujours une suite dans un logiciel, c’est la version d’après, celle qui est annoncée quand vous installez la vôtre). Roland Barthe, cet auteur célèbre que personne n’a lu, affirmait que la tautologie est une sorte de refus de penser, quelque chose comme l’antichambre d’un poujadisme récurrent. Pour Jean-Claude Bologne*, en outre, elle s’expose d’elle-même à un retour de bâton : à tautologue, tautologue et demi. Si noir c’est noir, alors blanc c’est blanc. Moyennant quoi, on n’arrivera jamais à se mettre d’accord. La tautologie n’est que la tautologie : une impasse. Pas question d’en faire un totem. Le problème, c’est que quelques grands écrivains lui ont donné ses lettres de noblesse : le " parce que c’était lui, parce que c’était moi " de Montaigne parlant de son amitié avec La Boétie nous a toujours ébahi et fut souvent imité, n’est-ce-pas ? Et que dire de Mitterrand, impérial avec son " laisser le temps au temps " emprunté à Cervantès. On crut donc, avec de telles références, qu’on pouvait s’en donner à cœur joie. Le résultat est triste comme la chair, hélas : la pensée unique et le politiquement correct qui sous-tendent désormais toute communication sont les avatars de la tautologie reine. Appliqué à la pub, cela donnerait un message du genre : " Achetez mon produit, pas celui de mon concurrent Bidule ! " Pourquoi ? " Parce que lui c’est lui et moi, c’est moi ! " Convaincant, non ? – * " Les allusions littéraires ", Larousse. – …autres mots… (Lire la suite…)
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