lundi 24 novembre 2014

La Bible du droit de l'informatique, par Alain Bensoussan

D'accord, l'ouvrage ne se lit pas comme un roman. Mais si vous avez la moindre question sur le droit de l'informatique, la réponse y est, forcément. Ce "Code Informatique, Fichiers et Libertés" de l'avocat Alain Bensoussan est la somme dont vous avez besoin, que vous soyez juriste ou peut-être surtout acteur de ces systèmes d'information omniprésents dans l'entreprise et le business. C'est donc un code métier plus qu'un ouvrage de droit. Et, le plus étonnant, c'est qu'un tel ouvrage n'existait pas! Ce code métier regroupe et analyse bien sur tous les articles de la loi informatique et libertés mais aussi de nombreuses autres dispositions sur la protection des données personnelles. Celles-ci sont éparpillées dans différents codes: pénal, communication électronique, santé publique,consommation, travail, fiscal, sécurité intérieure, etc. L'ouvrage explique donc toute cette législation, article par article, avec des flash codes vers des vidéos illustratrices, avec des glossaires et bien sûr avec toute la jurisprudence commentée.

vendredi 14 novembre 2014

L'an 1 de la Robonumérique, de l'usine à l'usage

Agrémenté de ce dessin bien vu, "L'An 1 de la Robonumérique" est le titre alléchant d'une journée de conférences, le mardi 25 novembre 2014, au Palais de Fervaques à Saint-Quentin.  Avec l'inévitable Bruno Bonnell aujourd'hui président de Robolution Capital et la plupart des acteurs entreprises du marché, dont Aldebaran Robotics dont j'ai parlé plusieurs fois dans ce blog ou encore Honda qui présentera Asimo son robot humanoïde.  C'est la ville et la communauté d'agglomération de Saint-Quentin , derrière son maire et président Xavier Bertrand, qui organise le show. Plus d'infos: www.robonumerique.fr . Infos et réservations tél.: 02 23 06 93 00. Contacts presse: Mathieu Gressier direction.communicationATsaint-quentin.fr

jeudi 23 octobre 2014

Bullshit Jobs: les jobs à la con. Par David Graeber

La nuit au bureau - Edward Hopper
David Graeber est professeur d’anthropologie à la London School of Economics. Son dernier livre The Democracy Project : a History, a Crisis, a Movement, est publié par Spiegel & Grau. Je traduis et résume ici son article paru dans Strike en aout 2013.

En 1930, Keynes prédisait qu’à la fin du siècle la technologie nous permettrait de travailler seulement 15 heures par semaine. Au lieu de cela, elle a créé plein d’emplois inutiles et les gens qui les occupent le savent très bien. Pourquoi cet échec de la prévision ? L’explication officielle est que, entre le fait de travailler moins ou de  consommer plus, nous aurions choisi la consommation, ce que Keynes n’aurait pas prévu. C’est une belle histoire mais elle est fausse. La plupart des emplois créés en masse dans cette période n’ont rien à voir avec la distribution de pizzas, d’iPhones ou de baskets de fantaisie.
Tableau tiré de ma sélection "Tableaux utiles pour illustrer votre discours"

vendredi 17 octobre 2014

Au-delà de la matrice, par Tom Peters (une vieille histoire)

Pour les 50 ans de sa publication Quaterly, McKinsey republie des articles à succès des dernières années dont cette fameuse remise en cause de l’organisation matricielle par le gourou Tom Peters. Publiée en septembre 1979, l’analyse n’a pas pris une ride. En voici un résumé traduit et interprété par votre serviteur.

Résumé
Beaucoup d’entreprises qui ont mis en place une organisation matricielle se posent des questions sur l’efficacité de cette structure dans laquelle la responsabilité individuelle n’est pas claire et le temps de réaction trop long. La matrice souffre des mêmes syndromes que le système japonais avec plein de temps perdu dans la communication, dans des réunions sans fin ou encore dans la construction permanente de son réseau de relations personnelles.
Aujourd’hui, les grandes entreprises qui réussissent tentent de faire face à la rapidité d’évolution du contexte tout en maintenant une culture interne forte. Mais elles ne cherchent plus à obtenir de réactivité par des changements structurels majeurs. Au contraire, elles s’appuient sur une série de dispositifs temporaires afin d'attirer l'attention de l'ensemble de l'organisation pour un temps limité sur un objectif hautement prioritaire unique.
Pour en savoir plus

Faire simple et pas cher : l’histoire du ventilateur, symbole de la méthode Jugaad

La méthode Jugaad: simple et pas cher
Une usine de dentifrice avait un problème : à cause d’un système de production complexe, parfois, en bout de chaîne, l’emballage qui devait contenir le tube était vide et personne ne s’en rendait compte sauf les clients des supermarchés, très mécontents. La direction engage un cabinet de conseil et d’ingénierie et 6 mois et 8 millions de dollars plus tard, une solution extraordinaire est livrée : une balance électronique ultra-précise avec une sonnerie d’alerte stridente qui stoppe la ligne de production chaque fois qu’un emballage vide est détecté.
Quelque temps après, on mesure les résultats : plus un seul emballage vide ! Mais, dans des statistiques plus détaillées, on se rend compte qu’en fait la machine n’a lancé des alertes que pendant quelques jours et après plus rien et pourtant elle n’est pas en panne!
Le directeur général se rend à l’usine et visite la chaîne de bout en bout  : à la fin de la chaîne, juste avant la balance de contrôle, il voit un vieil ouvrier qui roupille à moitié à côté d’un ventilateur à 20 dollars. Et il voit que le ventilateur souffle les emballages vides et les pousse dans une poubelle! « J’en avais marre d’être réveillé par la cloche qui sonnait tout le temps, dit l’ouvrier. Alors j’ai acheté le ventilateur ».
C’est dit-on l’origine de la méthode Jugaad en Inde qui résoud les problèmes en simplifiant les process pour un coût réduit : 20 dollars au lieu de 8 millions. Qui dit mieux?
Source : http://cs.txstate.edu/~br02/cs1428/ShortStoryForEngineers.htm. Merci A.M.

mardi 14 octobre 2014

Les 10 tendances technos de Gartner pour 2015

Exercice habituel d’automne pour le cabinet d’études et de conseil américain :
Gartner publie ses 10 tendances technologiques stratégiques pour l’année prochaine.
L'analytique devient pervasive et les systèmes enrichissent leur contexte.


Liste:

1. L’informatique partout
2. L’internet des objets
3. Impression 3D pour l'industrie et pour le grand public
4. Analytique avancée, pervasive et invisible
5. Systèmes à contexte riche
6. Machines smart
7. Cloud / client
8. Applications et infrastructure « software-defined » (définies par logiciel)
9. La webisation de l’informatique : « web-scale IT »
10. Protection et sécurité intégrées dans la gestion des risques

Résumé:

vendredi 10 octobre 2014

Les pastels de Sandra Szurek, à voir absolument

Rien à voir avec les technologies, le management et l'entreprise...
Mais vous serez encore meilleur dans votre job et dans votre vie si vous suivez mon conseil.
Je vous propose un petit temps pour la respiration, le recul, l'esthétique (qui est évidemment beaucoup plus que la philosophie de l'art dans les beaux-arts comme le définissait scolairement Hegel).
Un temps pour vous remettre les idées au clair, savoir qui vous êtes et ce que vous valez vraiment.
Rien que cela.
Il suffit de contempler les pastels de mon amie Sandra Szurek.
Ils sont inspirés par le bois, la forêt, la lumière, les couleurs.
Elle l'explique d'ailleurs très bien elle-même, lisez ses textes.
Ca se passe à Paris.


Boutique Sturtz encadrement (qui lui a fait de magnifiques cadres en chêne), 15 rue de La Tour,
75116 Paris tél. 01 45 25 54 05.
Ce que j'aime dans la peinture c'est que c'est le seul art où il n'y a rien à comprendre et tout à regarder, simplement, directement.
Quelques citations à l'appui:
"Le tableau est terminé quand il a effacé l'idée." Georges Braque.
"L'intention de l'auteur n'est que le ferment de l'oeuvre." Iouri Nikolaïevitch Tynianov.
"Les gens ne regardent pas, ils pensent." Alberto Giacometti (qui disait ça d'un ton pas content, bien sûr).
Et enfin, pour finir, la citation la plus belle, la plus définitive, de René Char évidemment, qui s'applique à l'art de la vie : "Comment vivre sans inconnu devant soi?"

lundi 6 octobre 2014

Sans internet depuis 5 jours... et toujours vivant !

En fait c'est faux: la liaison ADSL via ma Bbox ne marche effectivement plus, ni mon téléphone fixe donc, et on en est au 5e jour...
Mais je me débrouille pour surfer en utilisant la fonction point d'accès wifi de mon smartphone.
Et, étonnamment, ça fonctionne pas mal.
Du coup mon volume data a grimpé en flèche et il a fallu que je négocie avec Bouygues Telecom qui me change mon forfait en le montant à 20 Go le temps de la panne et qui me remboursera ensuite. Disent-ils.
Je viens de faire un speedtest sur ma liaison wifi cellulaire de dépannage : 7,47 Mbps! Incroyable! Même en ADSL, je n'y arrive pas, je plafonne à 5 Mbps parce que je suis en bout de ligne et qu'après moi il n'y a plus que les cerfs qui brament de la forêt de Rambouillet.
Ben, finalement, je vais peut-être passer en forfait illimité data sur mon téléphone !!!! (ah ben non c'est vrai ça n'existe pas... l'illimité, c'est en temps, pas en volume, ah les sagouins!...)

mardi 9 septembre 2014

Eloge du mensonge (chronique de la mauvaise humeur de Lucien)

(Lucien est un chroniqueur bourru qui a fait les beaux jours de la dernière page d'un magazine qui a connu son heure de gloire. Il réapparaît de temps en temps dans les médias print ou web quand une tendance de culture ou de société l'énerve, notamment s'il y a de la technologie dedans, mais pas seulement.)
Ma théorie d'aujourd'hui sera donc: 1/ avec le temps, le poète a toujours raison mais on s'en fout; 2/ avec le temps, l'homme a souvent tort mais il s'en fout.
La première prémisse ne se discute même pas tellement les exemples sont nombreux.
Le plus célèbre est le fameux vers de Paul Eluard; "La Terre est bleue comme une orange..." publiée en 1929 dans L'amour, la poésie. Et, en 1969, quand Armstrong fait un petit pas sur la Lune et qu'Apollo 11 prend une photo de la Terre, le monde la découvre effectivement ronde comme une orange et toute bleue...
Mais le fait qu'Eluard en ait eu l'intuition 40 ans plus tôt n'a servi à rien, à part de le rendre un peu plus célèbre. Jusqu'en 1969, tout le monde a pris son vers pour une belle image surréaliste, point barre. Ensuite: on a dit : "Ah oui, tiens? C'est amusant !...."
La deuxième prémisse fourmille également d'exemples liés simplement au temps et à l'évolution de la connaissance: avoir raison à une époque, c'est avoir tort un peu plus tard. Les Pyrénées de Pascal, ce n'est pas que l'espace, c'est aussi le temps. Un truc que Descartes n'a jamais saisi.
Ainsi, à l'école, j'ai appris que Gutenberg avait inventé l'imprimerie en 1450. Aujourd'hui, patatras, on sait que ce sont les Chinois ou les Coréens quelques siècles avant (je ne dis ni qui ni quand : j'avais cru il y a 7 ans que c'était le Chinois Bi Sheng au 11e siècle mais depuis on en a sûrement trouvé un créateur plus ancien et plus légitime!) Sans parler du fait que, du coup, ce n'est pas La Bible qui est le plus vieux livre du  monde mais Le Sutra du Diamant, un texte bouddhiste sur l'insaisissabilité (868 ap. J.C.). Ca la fout mal pour les chrétiens. C'est comme si on apprenait tout un coup que Mahomet était né avant Jésus ! Tiens, au fait, faudrait peut-être vérifier...
Autre exemple encore plus parlant, si j'ose dire: chaque année, grâce aux découvertes des scientifiques de tout poil qui n'ont rien de mieux à faire que de gratter la terre à plat ventre avec une brosse à dent, on recule un peu plus la date de l'apparition du langage. Et parfois ce recul c'est carrément un grand bond en arrière ! A l'école, j'ai appris comme tout le monde que le langage était né il y a 40 000 ans environ. Et puis, un beau jour, il y a quelques années, des scientifiques ont mis à jour des huttes datant de 2 millions d'années et ont décidé, compte tenu de la complexité de leur agencement, qu'elles ne pouvaient pas avoir été construites sans que les gens de l'époque se soient parlés entre eux... Problème : à cette époque l'homme avait encore une drôle de tronche...
Donc, rien ne sert de courir après la vérité, elle est trop volatile. A chacun sa vérité, de même qu'à chacun sa réalité comme le dit Paul Watzlawick pour qui il n'y a pas de réalité universelle car chacun construit la réalité qui l'arrange et dont il peut se satisfaire. Sous-entendu: si vous avez un problème avec votre réalité, changez-en . C'est pas beau, ça? On dirait du Giono: "Si tu n'as pas de place au soleil, fais du soleil!"
La meilleure démonstration de cette relativité du réel et du vrai, bref de l'existant, c'est de lever la tête la nuit vers les étoiles et les planètes. Comme vous le savez, vous ne pouvez pas voir plus loin que 14 milliards d'années-lumière puisque 14 milliard d'années c'est grosso modo la date du Big Bang et qu'avant, il n'y avait prétendument rien (on laisse tomber le discours: rien, c'est déjà quelque chose, d'accord?). Pas grave, me direz-vous puisque cela vous permet de voir l'univers et son histoire. Eh ben non, pas exactement, parce que depuis 14 milliard d'années, l'univers est en expansion, le bougre, et que, tenez-vous bien, tout le drame est là, sa vitesse d'expansion est supérieure à celle de la lumière. Wikipédia: "Le rayon de l'univers visible est une seconde-lumière plus grand chaque seconde ou de manière équivalente une année-lumière plus grand chaque année". On estime aujourd'hui que l'univers "observable" est de l'ordre de 45 milliards d'années-lumière. C'est donc simple: en levant la tête, on ne peut voir qu'une partie de plus en plus petite d'un univers qui n'est pas vraiment réel puisque non observable ("Esse est percipi", exister c'est être perçu,  disait en 1710 l'évêque et philosophe irlandais George Berkeley) mais qui existe quand même en théorie et dans les calculs. Voilà de quoi nous rendre humble.
Vive le mensonge donc, qui nous permettra de ne pas nous prendre trop au sérieux, et peut-être même, qui sait, de rire... (Mais, bon, tout ce que j'ai dit dans cette chronique est vrai... Du moins, je le pense car j'en suis satisfait...)
source image Apollo: http://jmm45.free.fr/articles/docslune/luneapol/luneapol.htm

Rakuten se paye Ebates pour 1 milliard de dollars

Le géant japonais du e-commerce Rakuten continue de faire son marché : après avoir acheté Viber (téléphone et messagerie smartphone) pour 900 millions de dollars en février, il s'octroie aujourd'hui , pour 1 milliard de dollars, Ebates, un site de e-commerce (créé en 1999) spécialisé dans les coupons et les réductions vers des sites comme Buy.com ou WalMart: Ebates a plus de 2 600 marques à son catalogue. Vous cherchez un coupon d'une marque ! Il l'a !
Non seulement le japonais vise à dominer totalement le marché du e-commerce, mais il veut aussi s'étendre peu à peu dans le monde entier (il dépend encore du Japon à 90%) en intégrant des entreprises de partout: le canadien Kobo (liseuse), l'espagnol Vuaki (vidéo) etc. Tout en ayant évidemment Amazon en ligne de mire.
Ce qui ne l'empêche pas de se diversifier en prenant également 18% d'AirAsia Japon.
L'ogre du net a vraiment les poches pleines et il n'a pas fini d'avaler les petites pépites !

dimanche 3 août 2014

Supprimer les DRM des ebooks: une solution qui marche

La plupart des soi-disant solutions qu'on vous propose pour supprimer les DRM  (Digital Rights Management), des ebooks, afin de pouvoir les lire sur le terminal/liseuse de votre choix, sont des copier-coller des mêmes remèdes. Ceux-ci ont un seul défaut: ils ne sont pas mis à jour et donc ils ne marchent plus dès que les éditeurs, comme s'ils n'avaient pas mieux à faire, par exemple élargir leur bibliothèque ridicule d'ebooks,  s'amusent à renforcer leurs DRM ces soi-disant droits de protection antipiratage qui ne sont que des abus du droit et qui devraient être interdits.
Bref j'ai trouvé et testé une solution qui marche, dans ma configuration actuelle: logiciel de gestion de bibliothèque d'ebooks Calibre 1.47, sous Mac OS 10.9.4. Mais il y a aussi des solutions Windows.
Cette solution est décrite sur le blog Apprentice Alf's Blog et il propose les liens suivants:
"The latest tools_v6.0.8.zip can be downloaded from
http://www1.datafilehost.com/d/e9d6f3bc or https://mega.co.nz/#!1c4R2RCA!exJ5ilNjqfTe6IiXe0-sqR_MQJkpIz8zw167fGh71us
The latest plugin alternative tools can be downloaded from http://www1.datafilehost.com/d/215c36f6
J'ai testé l'extension (plugin) DeDRM: vous l'installez dans Calibre, ensuite vous ajoutez le livre qui contient des DRM puis vous le convertissez dans le format de votre choix. ET ça marche ! J'ai ajouté un livre Fnac au format epub avec DRM et je l'ai mis sur mon Kindle au format Mobi sans DRM.

jeudi 31 juillet 2014

Thérapie brève radicale du suicide (suite)

"En 1930, les journaux autrichiens relataient un événement singulier qui se produisit dans une petite ville située au bord du Danube : « Un jeune candidat au suicide se jeta dans le fleuve depuis un pont. Un gendarme, attiré sur les lieux du geste fatal par les cris des personnes présentes, plutôt que de se déshabiller pour venir en aide au jeune homme, s'empara de son fusil, le pointa sur l'aspirant suicidé en criant "sors de là ou je tire". Le jeune sortit de l'eau, renonçant au suicide. » "
Paul Watzlawick et Giorgio Nardone, Stratégie de la thérapie brève (Seuil)

mardi 29 juillet 2014

Comment guérir l'envie de suicide, selon Plutarque

..."Un état mental terrible et monstrueux attaqua les jeunes Milésiennes, dont la cause était inconnue. II est très probable que l’air eut acquis quelque qualité exaltante et empoisonnée qui influençait ce changement et cette aliénation de l'esprit; car un ardent et persistant désir de mourir en tentant de se pendre les frappa soudain, et nombreuses furent celles qui l'accomplirent en secret. Les arguments et les larmes de leurs parents et la persuasion de leurs amis n'arrivaient a rien; elles déjouaient toutes les manoeuvres zélées de leurs gardiens pour les empêcher de se tuer. Et cette calamité semblait être une extraordinaire malédiction divine, outrepassant la capacité humaine, jusqu'a ce que, sur le conseil d'un sage, le Sénat décrète que toutes les jeunes filles qui s’étaient pendues soient portées, nues, sur la place du marché. L'adoption de cette loi non seulement inhiba mais anéantit leur désir de se tuer. Remarquez quel grand argument de bonne nature et de vertu est cette crainte du déshonneur; car ceux qui ne craignent rien de ce qu'il y a de plus terrible dans le monde, mort ni douleur, ne peuvent supporter d'imaginer déshonneur et exposition à la honte,  même après la mort."
Plutarque, Oeuvres morales, cité par Paul Watzlawick et Giorgio Nardone dans Stratégie de la thérapie brève (Seuil)

mardi 22 juillet 2014

Vidéo / 15 décideurs témoignent de la transformation numérique de leur entreprise


Je les ai tous interviewés un par un, avec l'équipe de MyDSI-Tv, ces derniers mois: Pdg, DG, directeur marketing, directeur de l'innovation, DSI, directeurs métiers, experts, etc. Ces 15 décideurs ont la même obsession: comment transformer vite et bien leur grande entreprise en organisation agile grâce au numérique. Il partagent ici avec vous leur conviction, leurs doutes, leurs succès. Un seul mot d'ordre, appris des startup: test and learn ! Un florilège exceptionnel qui donne l'état de l'art de la transformation numérique des entreprises à l'oeuvre aujourd'hui en France
Avec par ordre d'apparition à l'écran et leur thème principal d'intervention
- Bernard Duverneuil, DSI d’Essilor : le rôle fondamental du DSI;
- Pascal Buffard, président du Cigref et d’Axa Technologies Services: une révolution culturelle;
- Guillaume Roux, Group Executive Vice-president de Lafarge : le levier du numérique;
- Jean-Louis Marchand, directeur général adjoint d’Eurovia: aller plus loin que prévu;
- Jean-Marc Chicco, Group CIO de Lafarge : le couple DSI-métiers;
- Elizabeth Anglès d’Auriac, directrice marketing Europe de Sephora: des nouveaux produits, vite et bien;
- Michel Delbecq, DSI EMEAP de Sephora : partager les succès;
- Guy Dufraisse, président France de Schneider Electric:  penser client d’abord;
- Jean Chavinier, DSI de Pernod Ricard: installer un réseau social;
- Nathalie Andrieux, directrice générale adjointe de la Poste, en charge du numérique: une nouvelle fonction symbolique;
- Joël de Rosnay, prospectiviste:  encourager l’intelligence collaborative;
- Michel Delattre, DSI de La Poste: se tourner vers des startups;
- Adrien Aumont, co-fondateur de Kisskissbankbank:  partenaire de la Banque Postale;
- Marc Carrel-Billiard, responsable technologies émergentes d’Accenture : crowdsourcing et open innovation;
- Françoise Mercadal-Delasalles, directrice des ressources et de l’innovation à la Société Générale: l'ère prochaine de la co-construction.
Voir aussi sur MyDSI-Tv

Comment décider quand on ne peut pas communiquer

Je suis en train de (re)lire La réalité de la réalité de Paul Watzlawick, un des membres éminents de l'Ecole de Palo Alto, que j'ai découvert quand j'enseignais le cours "Maîtriser son information" à Paris-Dauphine.  Un livre que je conseille à tous car, bien que datant de 1976, il reste le ciment de toute théorie de communication mais aussi de toute thérapie. Puisqu'il explique que la réalité n'est qu'une construction individuelle. Il contient des dizaines de passages à citer. En voici un sur l'art de la décision interdépendante sans communication:
"On soumet à un groupe d'individus les nombres, 7, 100, 13, 99, 261, 555, en leur promettant une grosse somme d'argent s'ils choisissent le même nombre sans se concerter... Pour certains, 7 et 13 sont chargés de superstition... A d'autres, plus rationalistes, le nombre 100 semble s'offrir comme le carré de 10... mais d'autres encore trouveront 555 plus satisfaisant car symétrique..."
A votre avis, lequel vont-ils choisir?
Je vous laisse réfléchir un peu et viendrai vous donner la solution dans quelque temps...
La réalité de la réalité : Confusion, désinformation, communicatio

jeudi 17 juillet 2014

Lettre à mes amis: pourquoi je suis fier d'être journaliste honoraire

Vous êtes quelques-uns, perdus sur la Toile, à vous intéresser à mon triste sort depuis quelques années (ce blog a été créé en 2004!). Je parle rarement de moi (j'écris et publie quelques livres par ailleurs pour satisfaire indirectement ce besoin).
Mais, cette fois, je ne peux m'empêcher de vous faire partager, avec retard, un petit bonheur et ceux qui me connaissent sauront pourquoi je le déguste avec gourmandise: il y a quelques mois, l'honorable Commission de la Carte d'Identité des Journalistes Professionnels, au nom très stalinien, m'a fait l'honneur de m'accorder, à ma demande, la carte de presse de journaliste "honoraire", c'est-à-dire à vie ! Ce joli titre récompense les sexa qui peuvent justifier de 30 ans de journalisme, ce qui est mon cas.
C'est un petit bout de plastique, avec un ruban tricolore quand même, qui me donne juste le droit de ne pas faire la queue dans les musées nationaux et un décompte de 7 500 euros sur les revenus annuels que je déclare au fisc.
Mais je suis heureux de l'avoir, on est bête, hein!
Donc, je peux vous dire aujourd'hui deux choses avérées: 1/ je mourrai journaliste ; 2/ je n'ai jamais été aussi prêt de la mort. (le 2 c'est pour rire mais c'est vrai quand même, à tout moment, c'est ça qui est bien mais c'est drôle il y en a qui ne comprennent pas).
Que ceux qui me trouvent ridicule me pardonnent et que ceux qui me comprennent me sourient. Ce sera tout mon bonheur.
Alors, pour répondre au titre de l'article, pourquoi je suis fier...
Parce que, malgré tout le mal que je pense des journalistes, de leurs écoles et de leurs médias, le journalisme reste le plus beau métier du monde et, avec la prostitution et l'usure, un des plus anciens. Oui, je sais, les mauvaises langues feront des rapprochements...
Et je suis fier parce que, tout simplement, j'adore ce métier, il a fait de moi un homme libre et autonome et çà c'est le plus beau cadeau qu'on puisse faire à sa vie. Bien sûr, il est plein de dangers et surtout de facilités mais partout dans le monde il y a des journalistes qui meurent pour leur métier et pour la liberté, donc, là, on ne rigole plus !
Je pense sincèrement que dans notre monde complexe, global et technologique, ce sentiment de liberté et la capacité à l'exercer est un moteur puissant contre toutes les tentations et pour la richesse des relations humaines. Bon, je m'arrête là sinon vous allez pleurer...
PS: pour ceux qui ne le savent pas, le fait d'être journaliste honoraire me dispense de justifier chaque année, comme je l'ai toujours fait, que l'essentiel de mes revenus provient de mes activités de journaliste. C'est donc un puissant levier supplémentaire de liberté. Je fais, je dis, j'écris, je filme, ce que je veux et je n'ai plus rien à prouver à personne.
Il faut dire que depuis que je suis journaliste indépendant, j'ai compris qu'il me faudrait avoir un rapport à l'argent différent... Je me souviens de ma fierté il y a quelques années d'avoir signé un contrat de production d'interviews webtv avec le Journal du Net; c'est moi qui prend les RV, qui filme, qui monte et qui livre le film; j'étais payé au nombre de clics, why not, soyons modernes. Je publie 4 super interviews, Attali, le dg d'Intel, le pdg d'IBM (allez les voir, ils doivent être encore là, ils font peut-être encore des clics) et quand, quelques mois après, je leur demande fièrement : combien j'ai gagné, par ici la monnaie...? Ils me disent, je vous jure que c'est vrai, dites un chiffre... : 50 euros...
Mon seul regret, fort, important, prégnant et peut-être pas définitif, est de ne pas avoir eu le courage, l'audace, la naïveté, l'inconscience de tenter une aventure de presse sur le web avec les principes de journalisme et de management qui m'animent. J'aurais sûrement retrouvé l'excitation, la joie et la fierté que j'ai ressenties à certains moments de ma carrière, par exemple quand j'ai créé Micro-Hebdo... Mais, sait-on jamais?...
Enfin, pour la petite histoire, je me consolais depuis longtemps avec une maxime de Diderot que j'appliquais à la maturité: "On est dédommagé de la perte de son innocence par celle de ses préjugés". Jusqu'au jour où un ami, un peu plus fin lettré que moi, me fit remarquer que cette phrase venait du Neveu de Rameau, quand le vieux fou parle de libertinage à son jeune ami: "... on tire parti de la mauvaise compagnie comme du libertinage. On est dédommagé de la perte de son innocence par celle de ses préjugés."  Depuis, j'apprends l'humilité. Mais j'ai du mal...

mercredi 16 juillet 2014

L'app YouMiam sur iOS et Android ou la recette à portée de clic

Une fois n'est pas coutume, je fais de la pub mais c'est pour un jeune ami entrepreneur qui a lancé YouMiam le réseau social de la recette de cuisine et qui vient de sortir l'app iOS (iPhone-iPad) et Android; je passe tel quel son communiqué de presse. Soutenz-le de toutes les manières et à vos papilles !
L'appli Youmiam est dispo !

Salut 
La version officielle de l'appli Youmiam est maintenant disponible sur l'App Store et le Google Play Store ! On compte sur toi pour la télécharger et donner un maximum d'écho à ce lancement.
On te le dira jamais assez : merci pour ton soutien !
> Je télécharge la version officielle de l'appli Youmiam pour iPhone.
Il te faut l'iOS7 - 
> Je télécharge la version officielle de l'appli Youmiam pour Android.

4 façons simples de soutenir le lancement de l'application... 
Je note 5 étoiles l'appli Youmiam sur l'App Store : https://itunes.apple.com/fr/app/youmiam/id895506023?mt=8
Je note 5 étoiles l'appli Youmiam sur le Google Play Store : https://play.google.com/store/apps/details?id=com.siu.youmiam
Je partage ce post Facebook sur mon mur :  http://goo.gl/ceNRF8
Je transfère cet email à 10 amis gourmands.




Un immense merci pour votre soutien !

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mardi 24 juin 2014

Pas de replay à la demande sur beIN Sports Connect !

Vous êtes comme moi, un nomade imprévisible qui ne transporte pas sa télé sous le bras. Vous aimez le foot donc vous vous abonnez pour 12 euros par mois sans engagement à beIN Sports Connect, tous les matchs du mondial sur ordi ou tablette. Génial.
Et vous vous dites: beIN c'est des gens modernes et récents, ils ont sûrement prévu un service replay à la demande aux petits oignons, comme ça je pourrai regarder mes matchs quand je veux.
Eh ben non ! Le seul replay qui existe c'est une barre de défilement sur le live qui peut vous renvoyer deux heures en arrière, c'est tout !
Incroyable mais vrai !
Si vous loupez l'horaire à deux heures près, vous l'avez dans le baba.
Comme quoi, à l'heure du numérique et de l'internaute roi, il y a encore des offreurs de services capables de faire de grosses bourdes...
(Bon a part çà, le live HD marche quand même très bien sur mon ordi, même sur une ligne internet faiblarde comme celle de ma campagne yvelinoise qui n'arrive pas souvent à dépasser les 2 megabits...)

vendredi 13 juin 2014

Salon Emmaüs 22 juin: chacun s'y retrouve !

Comme chaque année je fais ma petite pub sur le salon Emmaüs à Paris, le 22 juin 2014, porte de Versailles. Chacun s'y retrouve au sens propre, on y va en famille, et au sens figuré, on y fait de bonnes affaires, notamment dans le textile. A savoir aussi qu'Emmaüs fait du recyclage informatique, n'hésitez pas à les contacter. Je vous souhaite de faire de bonnes affaires !...

jeudi 5 juin 2014

La nuit au bureau, il peut se passer des choses torrides...

La nuit au bureau - Edward Hopper - 1940
Un ajout récent dans ma rubrique Tableaux utiles pour illustrer votre discours: La nuit au bureau, d'Edward Hopper.
J'adore les tableaux d'Edward Hopper; ils suggèrent un non-dit, une intimité torride.
Ah, le regard de la secrétaire sur son patron, sa pose, son rouge à lèvres, sa jupe serrée... A quoi pense-t-elle tandis que l'homme continue de travailler comme si de rien n'était?...
On se demande même si elle n'a pas un string (mais je rêve, on est en 1940 !...)
Le peintre raconte que ces tableaux lui ont été inspirés par la vision qu'il avait des bureaux quand il prenait le métro aérien la nuit tombée à New York, sur la ligne L...

Sujets illustrables : travail, heures supplémentaires, vie au bureau, désir