dimanche 3 août 2014

Supprimer les DRM des ebooks: une solution qui marche

La plupart des soi-disant solutions qu'on vous propose pour supprimer les DRM  (Digital Rights Management), des ebooks, afin de pouvoir les lire sur le terminal/liseuse de votre choix, sont des copier-coller des mêmes remèdes. Ceux-ci ont un seul défaut: ils ne sont pas mis à jour et donc ils ne marchent plus dès que les éditeurs, comme s'ils n'avaient pas mieux à faire, par exemple élargir leur bibliothèque ridicule d'ebooks,  s'amusent à renforcer leurs DRM ces soi-disant droits de protection antipiratage qui ne sont que des abus du droit et qui devraient être interdits.
Bref j'ai trouvé et testé une solution qui marche, dans ma configuration actuelle: logiciel de gestion de bibliothèque d'ebooks Calibre 1.47, sous Mac OS 10.9.4. Mais il y a aussi des solutions Windows.
Cette solution est décrite sur le blog Apprentice Alf's Blog et il propose les liens suivants:
"The latest tools_v6.0.8.zip can be downloaded from
http://www1.datafilehost.com/d/e9d6f3bc or https://mega.co.nz/#!1c4R2RCA!exJ5ilNjqfTe6IiXe0-sqR_MQJkpIz8zw167fGh71us
The latest plugin alternative tools can be downloaded from http://www1.datafilehost.com/d/215c36f6
J'ai testé l'extension (plugin) DeDRM: vous l'installez dans Calibre, ensuite vous ajoutez le livre qui contient des DRM puis vous le convertissez dans le format de votre choix. ET ça marche ! J'ai ajouté un livre Fnac au format epub avec DRM et je l'ai mis sur mon Kindle au format Mobi sans DRM.

jeudi 31 juillet 2014

Thérapie brève radicale du suicide (suite)

"En 1930, les journaux autrichiens relataient un événement singulier qui se produisit dans une petite ville située au bord du Danube : « Un jeune candidat au suicide se jeta dans le fleuve depuis un pont. Un gendarme, attiré sur les lieux du geste fatal par les cris des personnes présentes, plutôt que de se déshabiller pour venir en aide au jeune homme, s'empara de son fusil, le pointa sur l'aspirant suicidé en criant "sors de là ou je tire". Le jeune sortit de l'eau, renonçant au suicide. » "
Paul Watzlawick et Giorgio Nardone, Stratégie de la thérapie brève (Seuil)

mardi 29 juillet 2014

Comment guérir l'envie de suicide, selon Plutarque

..."Un état mental terrible et monstrueux attaqua les jeunes Milésiennes, dont la cause était inconnue. II est très probable que l’air eut acquis quelque qualité exaltante et empoisonnée qui influençait ce changement et cette aliénation de l'esprit; car un ardent et persistant désir de mourir en tentant de se pendre les frappa soudain, et nombreuses furent celles qui l'accomplirent en secret. Les arguments et les larmes de leurs parents et la persuasion de leurs amis n'arrivaient a rien; elles déjouaient toutes les manoeuvres zélées de leurs gardiens pour les empêcher de se tuer. Et cette calamité semblait être une extraordinaire malédiction divine, outrepassant la capacité humaine, jusqu'a ce que, sur le conseil d'un sage, le Sénat décrète que toutes les jeunes filles qui s’étaient pendues soient portées, nues, sur la place du marché. L'adoption de cette loi non seulement inhiba mais anéantit leur désir de se tuer. Remarquez quel grand argument de bonne nature et de vertu est cette crainte du déshonneur; car ceux qui ne craignent rien de ce qu'il y a de plus terrible dans le monde, mort ni douleur, ne peuvent supporter d'imaginer déshonneur et exposition à la honte,  même après la mort."
Plutarque, Oeuvres morales, cité par Paul Watzlawick et Giorgio Nardone dans Stratégie de la thérapie brève (Seuil)

mardi 22 juillet 2014

Vidéo / 15 décideurs témoignent de la transformation numérique de leur entreprise


Je les ai tous interviewés un par un, avec l'équipe de MyDSI-Tv, ces derniers mois: Pdg, DG, directeur marketing, directeur de l'innovation, DSI, directeurs métiers, experts, etc. Ces 15 décideurs ont la même obsession: comment transformer vite et bien leur grande entreprise en organisation agile grâce au numérique. Il partagent ici avec vous leur conviction, leurs doutes, leurs succès. Un seul mot d'ordre, appris des startup: test and learn ! Un florilège exceptionnel qui donne l'état de l'art de la transformation numérique des entreprises à l'oeuvre aujourd'hui en France
Avec par ordre d'apparition à l'écran et leur thème principal d'intervention
- Bernard Duverneuil, DSI d’Essilor : le rôle fondamental du DSI;
- Pascal Buffard, président du Cigref et d’Axa Technologies Services: une révolution culturelle;
- Guillaume Roux, Group Executive Vice-president de Lafarge : le levier du numérique;
- Jean-Louis Marchand, directeur général adjoint d’Eurovia: aller plus loin que prévu;
- Jean-Marc Chicco, Group CIO de Lafarge : le couple DSI-métiers;
- Elizabeth Anglès d’Auriac, directrice marketing Europe de Sephora: des nouveaux produits, vite et bien;
- Michel Delbecq, DSI EMEAP de Sephora : partager les succès;
- Guy Dufraisse, président France de Schneider Electric:  penser client d’abord;
- Jean Chavinier, DSI de Pernod Ricard: installer un réseau social;
- Nathalie Andrieux, directrice générale adjointe de la Poste, en charge du numérique: une nouvelle fonction symbolique;
- Joël de Rosnay, prospectiviste:  encourager l’intelligence collaborative;
- Michel Delattre, DSI de La Poste: se tourner vers des startups;
- Adrien Aumont, co-fondateur de Kisskissbankbank:  partenaire de la Banque Postale;
- Marc Carrel-Billiard, responsable technologies émergentes d’Accenture : crowdsourcing et open innovation;
- Françoise Mercadal-Delasalles, directrice des ressources et de l’innovation à la Société Générale: l'ère prochaine de la co-construction.
Voir aussi sur MyDSI-Tv

Comment décider quand on ne peut pas communiquer

Je suis en train de (re)lire La réalité de la réalité de Paul Watzlawick, un des membres éminents de l'Ecole de Palo Alto, que j'ai découvert quand j'enseignais le cours "Maîtriser son information" à Paris-Dauphine.  Un livre que je conseille à tous car, bien que datant de 1976, il reste le ciment de toute théorie de communication mais aussi de toute thérapie. Puisqu'il explique que la réalité n'est qu'une construction individuelle. Il contient des dizaines de passages à citer. En voici un sur l'art de la décision interdépendante sans communication:
"On soumet à un groupe d'individus les nombres, 7, 100, 13, 99, 261, 555, en leur promettant une grosse somme d'argent s'ils choisissent le même nombre sans se concerter... Pour certains, 7 et 13 sont chargés de superstition... A d'autres, plus rationalistes, le nombre 100 semble s'offrir comme le carré de 10... mais d'autres encore trouveront 555 plus satisfaisant car symétrique..."
A votre avis, lequel vont-ils choisir?
Je vous laisse réfléchir un peu et viendrai vous donner la solution dans quelque temps...
La réalité de la réalité : Confusion, désinformation, communicatio

jeudi 17 juillet 2014

Lettre à mes amis: pourquoi je suis fier d'être journaliste honoraire

Vous êtes quelques-uns, perdus sur la Toile, à vous intéresser à mon triste sort depuis quelques années (ce blog a été créé en 2004!). Je parle rarement de moi (j'écris et publie quelques livres par ailleurs pour satisfaire indirectement ce besoin).
Mais, cette fois, je ne peux m'empêcher de vous faire partager, avec retard, un petit bonheur et ceux qui me connaissent sauront pourquoi je le déguste avec gourmandise: il y a quelques mois, l'honorable Commission de la Carte d'Identité des Journalistes Professionnels, au nom très stalinien, m'a fait l'honneur de m'accorder, à ma demande, la carte de presse de journaliste "honoraire", c'est-à-dire à vie ! Ce joli titre récompense les sexa qui peuvent justifier de 30 ans de journalisme, ce qui est mon cas.
C'est un petit bout de plastique, avec un ruban tricolore quand même, qui me donne juste le droit de ne pas faire la queue dans les musées nationaux et un décompte de 7 500 euros sur les revenus annuels que je déclare au fisc.
Mais je suis heureux de l'avoir, on est bête, hein!
Donc, je peux vous dire aujourd'hui deux choses avérées: 1/ je mourrai journaliste ; 2/ je n'ai jamais été aussi prêt de la mort. (le 2 c'est pour rire mais c'est vrai quand même, à tout moment, c'est ça qui est bien mais c'est drôle il y en a qui ne comprennent pas).
Que ceux qui me trouvent ridicule me pardonnent et que ceux qui me comprennent me sourient. Ce sera tout mon bonheur.
Alors, pour répondre au titre de l'article, pourquoi je suis fier...
Parce que, malgré tout le mal que je pense des journalistes, de leurs écoles et de leurs médias, le journalisme reste le plus beau métier du monde et, avec la prostitution et l'usure, un des plus anciens. Oui, je sais, les mauvaises langues feront des rapprochements...
Et je suis fier parce que, tout simplement, j'adore ce métier, il a fait de moi un homme libre et autonome et çà c'est le plus beau cadeau qu'on puisse faire à sa vie. Bien sûr, il est plein de dangers et surtout de facilités mais partout dans le monde il y a des journalistes qui meurent pour leur métier et pour la liberté, donc, là, on ne rigole plus !
Je pense sincèrement que dans notre monde complexe, global et technologique, ce sentiment de liberté et la capacité à l'exercer est un moteur puissant contre toutes les tentations et pour la richesse des relations humaines. Bon, je m'arrête là sinon vous allez pleurer...
PS: pour ceux qui ne le savent pas, le fait d'être journaliste honoraire me dispense de justifier chaque année, comme je l'ai toujours fait, que l'essentiel de mes revenus provient de mes activités de journaliste. C'est donc un puissant levier supplémentaire de liberté. Je fais, je dis, j'écris, je filme, ce que je veux et je n'ai plus rien à prouver à personne.
Il faut dire que depuis que je suis journaliste indépendant, j'ai compris qu'il me faudrait avoir un rapport à l'argent différent... Je me souviens de ma fierté il y a quelques années d'avoir signé un contrat de production d'interviews webtv avec le Journal du Net; c'est moi qui prend les RV, qui filme, qui monte et qui livre le film; j'étais payé au nombre de clics, why not, soyons modernes. Je publie 4 super interviews, Attali, le dg d'Intel, le pdg d'IBM (allez les voir, ils doivent être encore là, ils font peut-être encore des clics) et quand, quelques mois après, je leur demande fièrement : combien j'ai gagné, par ici la monnaie...? Ils me disent, je vous jure que c'est vrai, dites un chiffre... : 50 euros...
Mon seul regret, fort, important, prégnant et peut-être pas définitif, est de ne pas avoir eu le courage, l'audace, la naïveté, l'inconscience de tenter une aventure de presse sur le web avec les principes de journalisme et de management qui m'animent. J'aurais sûrement retrouvé l'excitation, la joie et la fierté que j'ai ressenties à certains moments de ma carrière, par exemple quand j'ai créé Micro-Hebdo... Mais, sait-on jamais?...
Enfin, pour la petite histoire, je me consolais depuis longtemps avec une maxime de Diderot que j'appliquais à la maturité: "On est dédommagé de la perte de son innocence par celle de ses préjugés". Jusqu'au jour où un ami, un peu plus fin lettré que moi, me fit remarquer que cette phrase venait du Neveu de Rameau, quand le vieux fou parle de libertinage à son jeune ami: "... on tire parti de la mauvaise compagnie comme du libertinage. On est dédommagé de la perte de son innocence par celle de ses préjugés."  Depuis, j'apprends l'humilité. Mais j'ai du mal...

mercredi 16 juillet 2014

L'app YouMiam sur iOS et Android ou la recette à portée de clic

Une fois n'est pas coutume, je fais de la pub mais c'est pour un jeune ami entrepreneur qui a lancé YouMiam le réseau social de la recette de cuisine et qui vient de sortir l'app iOS (iPhone-iPad) et Android; je passe tel quel son communiqué de presse. Soutenz-le de toutes les manières et à vos papilles !
L'appli Youmiam est dispo !

Salut 
La version officielle de l'appli Youmiam est maintenant disponible sur l'App Store et le Google Play Store ! On compte sur toi pour la télécharger et donner un maximum d'écho à ce lancement.
On te le dira jamais assez : merci pour ton soutien !
> Je télécharge la version officielle de l'appli Youmiam pour iPhone.
Il te faut l'iOS7 - 
> Je télécharge la version officielle de l'appli Youmiam pour Android.

4 façons simples de soutenir le lancement de l'application... 
Je note 5 étoiles l'appli Youmiam sur l'App Store : https://itunes.apple.com/fr/app/youmiam/id895506023?mt=8
Je note 5 étoiles l'appli Youmiam sur le Google Play Store : https://play.google.com/store/apps/details?id=com.siu.youmiam
Je partage ce post Facebook sur mon mur :  http://goo.gl/ceNRF8
Je transfère cet email à 10 amis gourmands.




Un immense merci pour votre soutien !

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mardi 24 juin 2014

Pas de replay à la demande sur beIN Sports Connect !

Vous êtes comme moi, un nomade imprévisible qui ne transporte pas sa télé sous le bras. Vous aimez le foot donc vous vous abonnez pour 12 euros par mois sans engagement à beIN Sports Connect, tous les matchs du mondial sur ordi ou tablette. Génial.
Et vous vous dites: beIN c'est des gens modernes et récents, ils ont sûrement prévu un service replay à la demande aux petits oignons, comme ça je pourrai regarder mes matchs quand je veux.
Eh ben non ! Le seul replay qui existe c'est une barre de défilement sur le live qui peut vous renvoyer deux heures en arrière, c'est tout !
Incroyable mais vrai !
Si vous loupez l'horaire à deux heures près, vous l'avez dans le baba.
Comme quoi, à l'heure du numérique et de l'internaute roi, il y a encore des offreurs de services capables de faire de grosses bourdes...
(Bon a part çà, le live HD marche quand même très bien sur mon ordi, même sur une ligne internet faiblarde comme celle de ma campagne yvelinoise qui n'arrive pas souvent à dépasser les 2 megabits...)

vendredi 13 juin 2014

Salon Emmaüs 22 juin: chacun s'y retrouve !

Comme chaque année je fais ma petite pub sur le salon Emmaüs à Paris, le 22 juin 2014, porte de Versailles. Chacun s'y retrouve au sens propre, on y va en famille, et au sens figuré, on y fait de bonnes affaires, notamment dans le textile. A savoir aussi qu'Emmaüs fait du recyclage informatique, n'hésitez pas à les contacter. Je vous souhaite de faire de bonnes affaires !...

jeudi 5 juin 2014

La nuit au bureau, il peut se passer des choses torrides...

La nuit au bureau - Edward Hopper - 1940
Un ajout récent dans ma rubrique Tableaux utiles pour illustrer votre discours: La nuit au bureau, d'Edward Hopper.
J'adore les tableaux d'Edward Hopper; ils suggèrent un non-dit, une intimité torride.
Ah, le regard de la secrétaire sur son patron, sa pose, son rouge à lèvres, sa jupe serrée... A quoi pense-t-elle tandis que l'homme continue de travailler comme si de rien n'était?...
On se demande même si elle n'a pas un string (mais je rêve, on est en 1940 !...)
Le peintre raconte que ces tableaux lui ont été inspirés par la vision qu'il avait des bureaux quand il prenait le métro aérien la nuit tombée à New York, sur la ligne L...

Sujets illustrables : travail, heures supplémentaires, vie au bureau, désir

Pepper, le robot qui lit vos émotions... en attendant mieux

C'est Aldebaran, le petit français qui fait des robots dans la cour des grands (auteur du fameux robot Nao et de Romeo) qui développe ce nouveau robot humanoïde, Pepper, capable de lire vos émotions. Un développement conjoint avec Softbank Mobile, le leader du mobile au Japon. Sortie prévue au Japon en février 2015 pour 198 000 yens, soit un peu plus de 1 400 euros.
En plus de tout ce que peut faire un robot humanoïde, Peper danse,  fait des blagues et surtout il devine si vous êtes triste ou joyeux!
L'autre grande nouveauté est qu'il sort avec son kit de développement et qu'il sera commercialisé avec un AppStore ouvert à tous les développeurs.
Ceux qui tirent les ficelles de la marionnette c'est Softbank, le groupe holding, qui a déjà pris une participation dans Aldebaran et qui affiche un incroyable slogan digne d'une secte : "Information révolution, Happiness for everyone". Bonjour les bisounours...
On pense évidemment aux séries TV genre Real Human où les humanoïdes servent de sex toy aux cougars joyeuses. Mais, heureusement, Bruno Maisonnier, le patron d'Aldebarran est un homme à la fois visionnaire et réaliste. Espérons que son état d'esprit inspire les Japonais...

mercredi 4 juin 2014

Halo : Quand Dyson inventait les Google Glass 10 ans avant...

Dyson, le roi des trucs bizarres, dévoile dans un document récent trois de ses inventions qui n'ont pas (encore?) été commercialisées: une pile à combustible, un filtre à particules diesel....
Et le projet Halo qui est un projet de type lunettes Google, mais lancé en 2001, soit plus de 10 avant le produit Google.
Wikipédia indique à propos des Google Glass: "Il faut noter que le concept date de 2001. En effet la société Minolta – bien connue dans le monde de la photo – a créé des lunettes proposant ce genre de vision. Elles ne possédaient pas cependant l'interactivité de ce que propose Google. Un article est paru dans Science et vie no 1001 de février 2001 page 26."
Je cite sans avoir vérifié ce qui n'est pas bien, je sais mais je n'ai pas envie ni le temps!...
En tout cas, le projet Halo était très attirant: un casque à réalité augmentée, avec des jumelles et capable de diffuser des images en 3 D ! Le système de projection à miroirs semble très proche de celui des Google Glass. Le dispositif pouvait aussi être télécommandé à partir d'un appareil au poignet porté comme une montre et doté d'un stylet.
Dyson conclut pudiquement son document en disant: "Après 3 ans de recherches et développement, le projet fut mis entre parenthèses pour permettre aux ingénieurs de se concentrer sur le développement des technologies Dyson existantes. Cependant, des technologies développées pour ce casque sont aujourd’hui réutilisées dans d’autres projets de recherches."
Dommage !...

mercredi 28 mai 2014

J'ai perdu toutes les photos de mon blog ! Histoire du dindon et du sens interdit

Pendant quelques heures, mon blog a affiché de superbes panneaux de sens interdit en noir et blanc à la place de toutes mes photos! Tout ça parce qu'un jour je me suis aperçu que mon espace de stockage Google arrivait à sa limite et que je n'avais pas envie de payer des Giga supplémentaires, radin que je suis! J'ai donc allègrement supprimé toutes les photos en me disant qu'elles étaient à de multiples endroits redondants : d'une part sur mon blog et d'autre part sur mon ordi ou sur mon smartphone ou encore ma Dropbox.
Sauf qu'en fait les photos d'un blog Blogger sont maintenant dans Google + et uniquement là !
Et, honte de moi, je ne le savais pas...
Et c'est ainsi que mon blog s'est retrouvé nu et moi narri.
Heureusement, il existe dans Google + une fonction miraculeuse de restauration des photos supprimées et qui marche pendant 60 jours.
Moralité: j'ai vite payé mon stockage supplémentaire et restauré mes photos...
C'est qui le dindon?

vendredi 11 avril 2014

Eloge de la fadeur

Je suis tombé par hasard (mes camarades de taichi) sur ce livre Eloge de la fadeur du philosophe et sinologue François Jullien, qui n'est pas vraiment une nouveauté, puisqu'il date de 1991. Et ce fut un éblouissement ! A notre époque d'esbroufe, d'hyper-hype et de buzz, de cyber-égotisme et de voyeurisme, (re)découvrir les fondements de la pensée et l'esthétique de la Chine sur un concept aussi d'éloigné de nous les Occidentaux que cette "fadeur-détachement" , est un véritable petit miracle que je vous invite à accomplir à votre tour. Ce sera délectable, vous verrez. 

lundi 7 avril 2014

Le mot tendance: Uberification


Uber, qu'il faudrait écrire à l'allemande, über, avec un umlaut (un tréma) et qui veut dire à la fois "super" et "au-dessus" (sous-entendu du lot, ça c'est une private joke puisque c'est Thomas Lot qui m'a mis sur la voie du néologisme), c'est cette fameuse app sur smartphone pour avoir son taxi tout de suite, pardon sa voiture privée. A Londres, j'ai aussi testé Hailo, c'est absolument formidable (et en plus ce sont des vrais taxis eux, comme ça on n'entre pas dans la bagarre) : le slogan de Hailo, c'est "Two taps and two minutes from tap to taxi" , vous tapotez deux fois sur votre smartphone et deux minutes après votre taxi est devant vous. Et ça marche !
Bref, l'uberification c'est la transformation de votre service en app disponible sur smartphone et qui vous délivre un service tout de suite, avec en plus dans le cas d'Uber, le système de paiement pris en charge (ce que je n'ai pas testé chez Hailo).
L'Uberification de l'économie, c'est la tendance à se voir développer des commandes prépayées de services à la demande sur mobile qui se traduisent par une prestation réelle fournie en bout de chaîne au client (voiture, bouffe, etc.)
Ca entre dans le cadre des nouveaux services à la demande sur mobile qui commencent à envahir l'économie: les ODMS, On Demand Mobile Services
Voilà, je vous ai tout dit à vous de jouer et d'inventer le vôtre!
lire ce très intéressant article Uberification of the US Economy

jeudi 27 mars 2014

Les chiffres du monde numérique : 40 zettaoctets et autres babioles

Je cite Nat Maple, vice-président et directeur général, Global Consumer Business, Acronis:
"IDC estime que la taille du monde numérique atteindra 40 zettaoctets (Zo) d'ici 2020, soit 50 fois plus que sa taille au début de l'année 2010. Plus de 250 milliards de photos ont d'ores et deja été téléchargées sur Facebook. En moyenne, 350 millions de photos y sont chargées par jour, soit plus qu'il n'y a d'habitants aux États-Unis. Les utilisateurs d'Instagram y postent 35 millions de selfies par jour, soit plus de 400 par seconde. Sur Twitter, plus de 400 millions de tweets sont envoyés par jour, alors qu'en moyenne un livre compte 64 000 mots. Si chaque tweet comportait un seul mot (en réalité ils comportent en moyenne 28 caractères, soit plus qu'un mot normal), cela représenterait l'équivalent de 6 250 romans par jour." 
Ca vous fait quel effet tous ces chiffres?
Moi, rien.
Ou plutôt si: tout ça, c'est trop...

mercredi 26 mars 2014

La mode du selfie, terrifiant symbole d'internet

Mon selfie le plus récent, si si.
Le selfie c'est son autoportrait photo à tout moment et tout le monde s'y adonne, même les Clinton ! Comme si on n'avait rien de mieux à faire que de se prendre en photo à tout bout de champ. Il y a même un, un Anglais évidemment, qui a tenté de se suicider parce qu'il n'était pas content des selfies qu'il prenait par centaines tous les jours depuis l'âge de 15 ans.  La meilleure appli du moment, sur Android et IOS, c'est celle qui vous permet d'embellir en deux clics votre selfie. Non seulement on s'emmerde tellement qu'on se prend en photo mais en plus toutes les images sont truquées pour vous faire paraître plus beau que vous n'êtes en réalité. Pour moi, le selfie, c'est le symbole d'internet, le nombrilisme poussé à l'extrême, l'extrême solitude qui fait qu'on se regarde soi-même au milieu de la foule. Un peu comme ce gars qui, au lieu de regarder ce qui se passe autour de lui, se prend en photo tous les jours à 9h09, depuis septembre 2002, bien avant qu'on invente le mot selfie. Internet n'est définitivement plus un moyen de communiquer mais simplement un moyen de se mettre en avant. Chacun pousse son égotisme. C'est le syndrome de Narcisse ou de la reine dans Blanche-Neige et, rappelez-vous, ça finit mal !

mercredi 19 mars 2014

Spritz, pour lire deux fois plus vite

La démo ci-dessus n'est qu'une image gif mais elle donne une bonne idée de Spritz: on lit des mots qui défilent l'un après l'autre, à une vitesse qui peut aller très loin, par exemple 1000 mots/minute. Et chaque mot est centré sur son point de reconnaissance optimale (optimal recognition point ou ORP).
Le produit, annoncé au MWC 2014 (Mobile World Congress) de Barcelone sera dispo sur toutes les plateformes. Tout le débat qui se répand sur le net en ce moment est de savoir si cette lecture fait mal aux yeux et à la tête, ou bien si on comprend moins bien le sens de ce qu'on lit, etc. Moi, ça m'amuse pour l'instant, je vais essayer d'avoir une démo plus complète...

Le syndrome de Vasco de Gama ou l'illusion de savoir

Quand Vasco de Gama découvre les Indes en 1498, il décrit un temple hindou comme si c'était une église chrétienne, car il ne peut imaginer qu'il s'agisse d'une autre religion! Cette erreur incroyable d'un des plus grands explorateurs de tous les temps forme le début saisissant de ce petit traité sur l'innovation de Miguel Aubouy Le syndrome de Vasco de Gama.
L'auteur, à la fois scientifique et poète, et éditeur (Editions Nullius in Verba) poursuit avec cet opuscule sa publication régulière de petits livres jaunes sur l'innovation, dont j'ai déjà parlé ici.
Et la lecture en est toujours aussi plaisante : l'ouvrage fourmille d'anecdotes et de circonvolutions pour nous aider à comprendre un peu mieux ce qu'est l'esprit de découverte et d'innovation.
J'adore notamment toutes les citations qu'il utilise, comme celle-ci de René Char "La vérité est la moins saisissable des réalités". Ou encore Thomas Samuel Kuhn, philosophe des sciences : "Tout se passe comme si nous ne retenions des signaux qui nous parviennent de l'environnent que ceux qui sont à la fois conformes à nos connaissances, étayent nos convictions, justifient nos actions, rencontrent nos rêves et nos imaginaires." Ou encore, la plus belle, de Saint Augustin: "Qu'est-ce qu'un homme? Des yeux et des fantômes".
Et Miguel Aubouy termine sa démonstration éclatante avec, forcément, une citation de poète: "N'apprends qu'avec réserves. Toute une vie ne suffit pas pour désapprendre ce que naïf, soumis, tu t'es laissé mettre dans la tête - innocent ! -, sans songer aux conséquences." (Henri Michaux).
L'auteur conclut et cela résume bien sa pensée: "Le principal obstacle à la découverte de la Terre n'a pas été l'ignorance mais l'illusion de savoir…"

mercredi 12 mars 2014

OK, Glass ! la nouvelle interjection à la mode

"OK, Glass" ! est en train de devenir l'expression buzz, hype et up pour dire: "Vas-y , fais ce que je te demande !" C'est bien sûr, vous l'avez deviné, ce que vous devez dire à vos lunettes Google pour qu'elles exécutent un ordre informatique comme de lire un email ou de consulter une page web. Le tout s'affiche dans cette petite loupe devant votre oeil droit qui vous faire croire à un bel écran devant vous. On doit quand même avoir mal à la tête au bout d'un moment avec cette prothèse oculaire.
OK, Glass! devient aussi le symbole du gadget high-tech hyper-branché dont tout le monde doit être équipé même si on se demande encore à quoi il sert, à part de vous libérer les mains. Comme çà on peut se curer le nez discrètement, par exemple.
OK, Glass ! c'est ce que dit, parait-il le chirurgien juste avant d'opérer quand il a lu toutes les informations médicales dont il avait besoin. S'il s'est trompé de patient, par contre, je ne sais pas si les lunettes le lui diront.  Ou encore ce que va bientôt dire le client de la Caisse d'Epargne pour effectuer un virement sur son compte, en priant pour que tout fonctionne.
Donc, ne loupez pas le coche, foncez acheter ces lunettes, je ne sais pas où et je ne sais pas pour quel usage, ni à quel prix, mais foncez. Ok, Glass ?
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