samedi 28 mars 2015

Mirages et frayeurs du Big Data, par l'exemple

Je lis un très bon article sur le Big Data dans... Paris Worldwide un des magazines d"Aéroports de Paris, signé Nicolas Kayser-Bril. Bravo Nicolas, bien documenté ! L'article cite notamment pas mal d'exemples qui montrent tout ce qu'on peut faire de bien et de mal avec le Big Data, essentiellement en croisant des données qu'on n'a pas l'habitude de rapprocher. Comment avoir l'intuition que le rapprochement de telles données peut donner lieu à des résultats étonnants, ça je ne sais pas !
Voici un résumé des exemples cités, que je vous donne sans les avoir sourcer, je sais c'est pas bien:
- un client du supermarché Target aux Etats-Unis téléphone furieux au directeur du magasin: "Ma fille est encore au lycée et vous envoyez des pubs pour berceaux. Vous voulez qu'elle tombe enceinte ou quoi?". Quelques jours après, le père apprend que sa fille est effectivement enceinte. Le supermarché avait dressé un profil type à partir de 25 produits que les femmes nouvellement enceintes avaient tendance à commander. Et si un nouveau suivi de comportement d'achats ressemblait à ce profil, on lui envoyait des pubs pour berceaux ou pour des crèmes contre les gerçures.
- Visa a remarqué que les couples qui payaient leurs factures de plus en plus en retard avaient tendance à divorcer plus que la moyenne.
- Pire, une autre société de carte de crédit prétend que ceux qui achètent les graines pour oiseaux les plus chères ont tendance à mieux payer leurs factures que les autres!...
- Vous aimez le whisky et on vous envoie des pubs d'alcools. Mais vous vous renseignez également souvent sur Google sur les maladies cardio-vasculaires. Alors ne vous étonnez pas si le coût de votre assurance-vie augmente ! Ce ne serait pas un scénario en l'air...
- Des chercheurs de l'Université de Cambridge, en GrandeBretagne, et de Stanford, aux Etats-Unis, prétendent avoir mis au point un algorithme capable de dresser un profil très précis d'un individu à partir de ses like sur Facebook. A partir de 10 like, il vous connait aussi bien que vos collègues de bureau. A partir de 500, il vous connait mieux que votre conjoint (e)...
- Google Translate, depuis 2000, s'améliore non pas par des linguistes mais par des comparaisons de textes déjà traduits comme les dépêches des agences de presse ou les publications de l'Union Européenne; les statisticiens travaillent sur ce big data et créent des liens entre textes sources et textes cibles. Du coup les progrès de Google Translate ont été fulgurants
- Idem pour les captcha: en récupérant les images des captcha et les résultats tapés par les internautes, Google (et d'autres) valide des séquences de mots et de chiffres de manière automatique et statistique qui lui serviront à améliorer ses programmes de reconnaissance de texte.
- Dans le domaine de la santé, avec IBM (Watson? je ne sais pas), dans le service de néonatalogie d'un hôpital de Toronto, on suit tous les indicateurs des nouveaux-nés prématurés et cela permet par exemple , en repérant une anomalie du rythme cardiaque, de détecter avant tout le monde la probabilité d'une infection.
- le projet HealthMap, développé par Harvard (Etats-Unis) balaye toute la journée et toute la nuit des milliers de sites d'actualité, de médias et de blogueurs influents et il prétend pouvoir déterminer , à partir d'une analyse croisée de ce contenu, les signes avant-coureurs d'une épidémie. Récemment il aurait prévu le virus Ebola 9 jours avant l'OMS!...

mercredi 25 mars 2015

Pensée rapide, pensée lente, la théorie de Daniel Kahneman en résumé

Le Prix Nobel 2002 de l'économie, Daniel Kahneman, est surtout, comme vous le savez un psychologue. Il est l'auteur de la théorie des perspectives qui a énormément influencé la finance comportementale et bien d'autres domaines. Mais , surtout, il a écrit des bouquins formidables dont celui-ci Système 1/ Système 2 , les deux vitesses de la pensée (2012, Flammarion). Qu'est-ce qui fonde notre jugement, l'instinct ou la réflexion? Et, c'est là où ça devient magnifique, le début du livre est absolument limpide pour comprendre cette distinction ! J'ai rarement vu un livre de réflexion, un essai, démarrer aussi fort, ce mec est génial!
Alors je vous livre ces premières pages telles quelles, j'espère que cela pourra être considéré comme un droit de citation !

lundi 16 mars 2015

L'acronyme du jour: BYOC Bring Your Own Cloud


On connaissait déjà BYOD Bring Your Own Device: tu as le droit de venir travailler au bureau avec tes propres outils perso, smartphone et autres tablettes essentiellement mais aussi PC et même, horreur, Mac (non ça c'est un rêve il n'y a pas beaucoup d'entreprises qui l'acceptent !). Tout ça met une grande pagaille dans l'entreprise, ouvre des failles de sécurité grandes comme San Andreas mais, on ne sait pas très bien pourquoi, l'entreprise a abdiqué face au diktat du collaborateur. On n'a pas vu beaucoup d'employeurs dire niet au BYOD, c'aurait pu être drôle qu'un patron dise à son employé: votre device, là, vous pouvez vous le mettre là où je pense! 

dimanche 15 mars 2015

La société à coût marginal zéro: mise à jour de la théorie de Jeremy Rifkin

La théorie d’une économie à coût marginal zéro de l’économiste Jeremy Rifkin a souvent été mal interprétée : elle ne dit pas que la production de biens ne coûte plus rien, elle dit que la valeur ajoutée dans toutes les activités se trouve de plus en plus dans les services et que ces services sont de plus en plus numériques, donc à coût marginal proche de zéro (le coût marginal c’est bien le coût pour ajouter une unité supplémentaire, sans tenir compte des coûts fixes).  D’ailleurs la plupart du temps, Rifkin dit « proche de zéro » et ce souvent les commentateurs qui simplifient en disant zéro tout court !
Alors, ça tombe bien, l'économiste a fait il y a quelques mois une conférence à la Commission Européenne, lors du Digital Action Day,  dans laquelle il précise un peu sa pensée. Je l'ai donc traduite librement pour vous dans les lignes qui suivent.

mercredi 4 mars 2015

L’entreprise hyperscale : un business model à comprendre

résumé et traduction libre commentée par moi d'un article McKinsey : Competition at the digital edge: ‘Hyperscale’ businesses.
On a d’abord parlé d’informatique « hyperscale » pour qualifier l’architecture et les performances des data centers de Google, Facebook ou autres Amazon, capables de faire face à des montées en charge brutales sans perte de qualité du service en utilisant beaucoup de techniques de virtualisation. On parle maintenant d’entreprises et de business hyperscales et ce sont les mêmes (Amazon, Google, etc.) parce que ces entreprises manipulent des données, des clients, des devices ou des interactions qui se chiffrent en millions ou milliards d’unités : chaque jour Google gère 4 milliards de requêtes par jour, Twitter 500 millions de tweets, Alibaba 254 millions de commandes…. Les outils habituels de gestion sont dépassés par ces quantités !

mardi 3 mars 2015

Carte de la France des salaires

Tirée du Rapport Lebreton (2013): Les territoires numériques de la France de demain
On se demande comment le numérique ne va pas aggraver la fracture: il aime bien aller la ou il y a de l'argent. ..

58% de la consommation énergétique des immeubles vient de l'informatique et des réseaux

Les techniques de réduction de la consommation d'énergie ont fait beaucoup de progrès ces dernières années dans tous les domaines majeurs de la construction d'immeubles. C'est ce qu'on appelle "l'énergie immobilière", liée au bâtiment lui-même. Le problème, c'est que les usagers du bâtiment, eux, ne sont pas soumis aux mêmes réglementations et c'est ainsi que les équipements informatiques et réseaux-télécoms des bureaux d'un immeuble comptent aujourd'hui en moyenne pour 58% de la consommation énergétique du bâtiment, selon l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), cité par la newsletter d'Ingetel-Bet. Alors, pourquoi ne pas inventer des formes de mutualisation informatique, réseaux télécom dans les immeubles où les équipements seraient placées dans des parties privées d'une salle commune qui elle serait conforme aux préconisations d'économie d'énergie? 
Certains prestataires offrent des solutions qui permettent de réduire d'environ 25 kWh/m²/an la consommation dans les bâtiments tertiaires, uniquement en révisant les installations informatiques et réseaux. Dans les faits, cela se traduit par une économie de l’ordre de 15 000 euros/an pour un bâtiment de 10 000 m². Voila comment avancer vers la notion de bâtiment éco-responsable ! source photo

lundi 2 mars 2015

L'acronyme du jour: le Petit Bang (Bits Atomes Neurones Gênes)

C'est à ma connaissance le groupe ETC qui a inventé il y a quelques années cet acronyme BANG (Bits Atoms Neurons Genes) qui a le gros avantage de dire la même chose en anglais et en français. Et pour ne pas le confondre avec le Big Bang, il l'appelle le Petit Bang. Il désigne la convergence de technologies vers une sorte de plateforme commune qui  permettrait une  fusion de technologies  : nanotechnologie, biotechnologie, technologies de l'information et neuro-technologies convergent en une seule plate-forme techno-logique commune . Le Petit Bang manipule aussi facilement les bits d'information  que les atomes de la matière, les neurones du cerveau et les gènes qui codent pour la vie . Exemples de technologies « convergentes » : nanobiotechnologie , biologie synthétique , ADN informatique et neuro-ingénierie. Si on veut, on peut aussi dire NBIC= Nanotechnologie, Biotechnologie, Informatique et sciences Cognitives). Et hop ! source image

vendredi 27 février 2015

Le travail du futur, mode d'emploi résumé

Dans la théorie du management, quelques auteurs, souvent américains, ont le talent de faire un bon résumé des tendances du moment. C’est écrit souvent avec justesse, sans génie, mais alimenté par beaucoup d’observations et d’entretiens comme savent si bien le faire les Anglo-saxons et non pas par du jus de cerveau comme les penseurs français genre Attali.
Jacob Morgan est l’un de ces auteurs et son bouquin Future of Work dit tout sur le sujet. Oui, je sais, je ne suis pas en avance, une fois de plus, ok, le bouquin est sorti en août 2014, ok. Mais, apparemment, et sauf erreur de ma part, il n'est pas encore traduit en français. Encore une preuve de l'agilité et de la réactivité des éditeurs français, c'est pas croyable! Et quand je pense que je porte le même nom qu'un éditeur (avec qui je n'ai rien à voir), j'ai honte!
Bref, deux schémas résument bien la vision de Jacob Morgan:
- les 5 facteurs de changement,
- le changement d'organisation.

mardi 17 février 2015

Un registe public crypté en BlockChain: quelle bonne idée!

C'est l'intarissable Jean-Michel Billault, un des plus gros chroniqueurs web de tous les temps, qui m'a mis la puce à l'oreille. Il parle d'un projet de registre public crypté: chacun y dépose ce qu'il veut comme document signé et horodaté et le réseau peer to peer en garantit l'accès et la confidentialité. Pas bête hein? La techno est celle du cryptage BlockChain utilisé par BitCoin, le fameux système de paiement sur internet inventé par Satoshi Nakamoto et mis en open source en 2009. L'idée signalée par Billault serait donc d'utiliser cette techno pour crypter un registre public. Il y a pas mal d'initiatives en ce sens et une startup, Ethereum qui travaille dessus. Moi je dis: bonne idée, je préfère le peer to peer et l'open source à n'importe quel soi-disant tiers de confiance. Comme ça, si on se plante, on ne sera pas seul.

lundi 16 février 2015

Très léger changement de contenu pour Infotekart et ça va vous plaire

Maurice de Vlaminck. Le Bouquet. 1937
Les finauds l'ont remarqué: le logo et sa baseline ont légèrement changés. J'ai enfin écrit le nom de mon blog selon la forme phonétique sous laquelle il est connu et qui correspond à l'orthographe de son URL, donc avec un K comme technologies. J'en avais marre d'entendre les gens dire Info-Te-Chart
Et en même temps, avec l'âge et la sérénité, la fin des préjugés concomitante à celle de la naïveté, j'ai décidé d'étendre un peu mes analyses sur les trois composantes de ma vie de journaliste contenues dans ce logo :
- l'information
- les technologies
- l'art.
Pourquoi? Parce que le monde change, devient complexe et incertain.... Mais non je ne vais pas vous raconter ces conneries ! Parce que j'en ai envie et que j'ai envie de vous faire partager ma passion et mon expérience dans ces trois domaines. Les deux premiers ne vous étonneront pas puisqu'ils font partie intégrante de ma vie professionnelle. Le troisième, l'art, parce qu'il a toujours été important pour moi et je vais donc en parler un peu plus: littérature, poésie, peinture, musique essentiellement. Il y aurait bien un quatrième domaine, le yachting, mais il est devenu tellement spécialisé qu'il faudrait en faire un blog à part.
Il n'y a part d'art sans information. Il y a beaucoup de technologies et d'innovation dans l'art. Je sors de la magnifique expo Vlaminck à L'Atelier Grognard (Rueil Malmaison, dans l'ouest parisien) et le peintre-cycliste-violoniste-boxeur adorait innover: un jour il a pris un tube de peinture et il a commencé à peindre directement avec ce qui en sortait, sans faire de palette et on a appelé cela le fauvisme. On ne peut pas vivre une vie pleine sans une sensibilité à l'art qui vous nettoie l'âme.
Voici donc des raisons suffisantes pour inclure ce sujet dans ma trilogie préférée, sachant que les relations entre les trois seront totalement multilatérales: je vous parlerai aussi bien de l'art de l'information sur les technologies, que de l'information sur les technologies de l'art ou, etc. Vous m'avez compris. Et comme dirait le grand gourou du marketing que je suis: qui m'aime me suive !... source photo

dimanche 15 février 2015

La startup du jour: Slack, valorisée 1 milliard de dollars un an après sa création

Slack, fondé par Steward Butterfied, 42 ans,  il y a un an,
vaut 1 milliard de dollars aujourd'hui: ah la Silicon Valley !...
Ils sont énervants ces Américains: ils n'ont pas des idées plus géniales que nous mais ils trouvent plus vite le pognon et le marché. Résultat, ça fuse chez eux tandis que ça stagne chez nous. 
J'ai un bon copain qui a un super site vraiment innovant, sympa, utile, loisir et tout et tout; il lui manque 500 000 euros pour passer une étape et il ne les trouve pas.
Tandis que Slack, lui, a lancé un outil de communication d'entreprise il y a un an, rien de génial, simplement bien adapté, remplaçant grosso modo l'email par le chat et plein d'autres petites astuces. Et le gars, un an après, sa boîte est valorisée 1 milliard de dollars. Je rêve ! 
Bon d'accord le type n'est pas un inconnu: Steward Butterfield, 42 ans est un serial startuper typique de la Silicon Valley (bon d'accord il est canadien je sais). C'est à dire qu'il s'est planté un bon nombre de fois et qu'il a bien rebondi à chaque fois. C'est pas le mec à avoir des états d'âme. Un succès quand même dans la liste: FlickR. Ce qui a suffi a attiré l'attention sur lui. Même le Figaro qui a en général six mois de retard sur la high tech a réussi l'exploit de faire un article sur lui à peu près dans les temps (ce coup-là, en fait, c'est moi qui suis en retard, mais chut, ne le dites pas!...)
L'autre astuce qui a attiré l'attention sur Slack, c'est qu'il n'a pas vendu son produit moyennement génial à n'importe qui: selon le Figaro, ses premiers client s'appellent Airbnb, Foursquare, Tumblr mais aussi Dell, Sony,  Wall Street Journal, HBO, Dow Jones. Quand une boite vend à de tels clients, on se dit qu'il ne doit pas être trop mauvais son produit ! Tandis qu'un petit Français qui vendrait à la ville de Dunkerque  ou au ministère de L'Education nationale, ça ferait moins hype, c'est sûr. Et il n'arriverait peut-être même pas à se faire rembourser ses notes de frais de train et de nuitée triste et seule à  l'Hôtel des Voyageurs, sur la Place de la Gare à Dunkerque, où il fait statistiquement moins beau qu'à Palo Alto... source photo

jeudi 12 février 2015

L'acronyme du jour : GAFA (Google Apple Facebook Amazon), leurs recettes de succès

Evidemment, certains ne vont pas être contents de ne pas être dans l'acronyme, au hasard Microsoft et Yahoo. C'est un peu vache pour eux car ils sont quand même pas mal dans le trend, eux aussi. Mais je n'y suis pour rien, ce n'est pas moi qui l'ai inventé ! En tout cas l'idée de GAFA, c'est de trouver ce qu'il y a de commun entre ces 4 zygotos du web. C'était déjà l'objet d'un livre excellent dont j'ai déjà parlé, Les Géants du Web, qui lui au moins ne faisait pas d'exclusive. Mais la discussion continue et rebondit avec une extension par exemple aux objets connectés et à la réalité virtuelle ou augmentée, domaine dans lesquels Google réfléchit un peu tandis que Microsoft enfonce le clou !
Pour Yves Buisson, l'analyse est simple et peut servir par exemple aux services publics qui veulent développer leur services numériques:
- tout part du consommateur/acheteurs/usager/client à qui on offre les services qu'ils veulent, gratuits, faciles, rapides, souvent via une seule plateforme; application au service public: un seul portail pour les impôts, la sécu, la santé, etc.
- ensuite on fabrique un écosystème autour de la plateforme, le plus ouvert possible; ce qui veut dire des interfaces et des API ouvertes;
- on teste tout de suite , on suit différentes pistes en même temps; test and learn
- on privilégie l'innovation de rupture plutôt qu'incrémentale;
- on se sert des collaborateurs comme source d'inspiration et comme premier marché test.
Je pourrai créer mon acronyme aussi après tout: la recette de GAFA, c'est COTIC (Customer, Open, Test, Innovation, Collaborative). 
Et voilà, yaplukafocon. source image.

vendredi 6 février 2015

Le Noeud de Chaise Illustré ou les Petits Gestes de la Vie Quotidienne

Il faut se faire des petits plaisirs dans la vie. Et l'un des moyens très simples c'est de partager ensemble des petits gestes utiles ou pas de la vie quotidienne ou pas mais qu'on sait très bien exécuter, les yeux fermés et qui vous font plaisir. Par exemple, moi, le noeud de chaise, c'est le seul noeud marin que j'exécute à la perfection et ce mouvement des mains et le dessin du bout (de la corde) me procurent un immense plaisir. Il n'a rien à voir avec un noeud sur une chaise et c'est pour ça que j'ai fait la démo sur une chaise ( à venir sur la page Facebook, guettez-la). En général il sert à attacher un bateau au port à une bite d'amarrage mais j'en ai pas sous la main.
Seule condition pour participer à cette page ( en-dehors des recommandations habituelles no sex, no religion, no politics, etc.) : pouvoir illustrer son geste avec des images ou des dessins.
l'adresse:
https://www.facebook.com/noeuddechaiseetpetitsgestesdelaviequotidienne
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mercredi 4 février 2015

Technology Vision 2015, by Accenture

La nouvelle « Technology Vision » d’Accenture enfonce le clou du message "chaque entreprise est une entreprise connectée" à travers 5 grandes tendances.
1. L’internet de Moi (Internet of Me).
2. Une économie orientée résultat.
3. La révolution de la plateforme.
4. L’entreprise intelligente.
5. Le travail réinventé.
Dans le détail:

Tous les agendas que vous voulez

Allez, ne boudons pas notre plaisir ! A votre Google Agenda perso ou partagé, vous pouvez associer plein de calendriers supplémentaires, gratuits bien entendu, utiles ou ludiques, c'est comme vous voulez.
J'ai ainsi installé:
- les prénoms (saints) du jour
- les numéros de chaque semaine
- les jours fériés en France (on peut choisir dans 92 pays)
- les vacances scolaires A B C
- la météo du domicile
Bon ça complique un peu la lecture de l'agenda puisque tout ça se rajoute en haut de chaque jour mais c'est quand même bien utile.
Vous pouvez soit ajouter un agenda , en le téléchargeant ou en vous y abonnant (ce qui permet les mises à jour automatiques) ; soit inclure les nouveaux événements dans votre agenda (c'est ce que j'ai fait par exemple pour les vacances scolaires qu'il suffit d'aller chercher su le site du ministère http://www.education.gouv.fr/pid25058/le-calendrier-scolaire.html)
On peut aussi rajouter des programmations de séries TV,  des événements sportifs, etc.
Les manips se passent sur la page Agenda, sur la petite flèche à coté du menu colonne de gauche: "Autres agendas".
Ceci dit, je trouve le catalogue assez limité par rapport à toutes les possibilités. Donc il se passera certainement des choses dans ce domaine. Sur un des sites visités (je ne sais plus lequel désolé), un internaute propose d'associer des recettes de cuisine à chaque jour: génial non?
A vos agendas !
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lundi 2 février 2015

Le con, c'est toujours l'autre

Je constate depuis le massacre de Charlie & co une tendance chez mes amis des réseaux sociaux à parler davantage des cons, ce qui n'est pas un mauvais sujet en soi, mais avec une fâcheuse tendance à croire que le con c'est toujours l'autre.
Je dis : attention danger !
Je voudrais prévenir mes amis sociaux qu'il ne faut pas tomber dans ce piège, comme nous en a averti depuis longtemps le grand philosophe post-moderne Pierre Desproges, qui appliquait ce point de vue à l'ennemi: "Il est con, l'ennemi, il croit que c'est nous l'ennemi. Alors qu'en fait c'est lui."
On est tous le con de quelqu'un. Si les cons se mettaient à voler, tu serais chef d'escadrille. Si on mettait les cons sur orbite, tu n'aurais pas fini de tourner. Audiard a bien déblayé le terrain, il s'y connaissait en la matière.
Pour le bonheur de la planète, je vous demande à tous un peu de modestie, moi le premier qui me crois parfois super intelligent et cultivé, on se demande pourquoi, c'est  quand j'ai  bu peut-être,   je vous demande un autre regard sur l'autre. Parce que passer du con à l'étranger, ça va vite, si vous voyez ce que je veux dire.
Il y a des cons sympas, généreux, attendrissants, il y a même des cons pas cons du tout, dans toutes les classes sociales et pas seulement celles que fréquentent les bourgeois cultivés qui s'auto-pâment sur les réseaux sociaux. Il y a aussi des cons très bien faits bien sûr,  vous vouliez tous que je le dise, c'est fait.
Ceci n'est pas un plaidoyer pour les cons, c'est un appel à la tendresse, à l'auto-dérision, à l'ouverture. Charlie était souvent très con, bêtement provocateur mais tous ceux qui les connaissaient les aimaient bien, apparemment, c'est drôle non?
Alors, s'il vous plait, aimez les cons, ça vous concerne peut-être, qui sait?
Je vous embrasse, tous, même les cons.

jeudi 29 janvier 2015

Quand on n'avait pas peur d'être macho...

Je n'ai rien à voir avec l'auteur  ni avec l'éditeur,  hélas!  Un livre délicieux. ..

lundi 26 janvier 2015

L'incroyable travail de reporter d'Olivier Ezratty, au CES de Las Vegas

Ce type m'agace, il gâche le métier. Chaque année, entre autres, Olivier Ezratty va à Las Vegas, non pas pour jouer (bon si ça se trouve il joue aussi) mais pour le CES (Consumer Electronic Show, le plus gros salon high tech de la planète), il regarde tout, il voit tout, il note tout et quand il rentre chez lui il plonge sur son clavier et quelques jours après, il nous sort un incroyable pavé sur son blog, en PDF libre de tout droit: "Rapport CES", 2015 donc cette fois. Cette année, il pèse 304 pages incroyablement documentées et photographiés car le tintin reporter de la high tech est aussi un photographe amateur de talent et il rassemble toutes ses photos du CES sur un dossier de son blog Opinions Libres. A l'époque où j'étais jeune, riche et beau et directeur de journaux high tech, j'aurais payé plusieurs milliers d'euros un travail pareil. Mais, là c'est gratos ! Et en plus comme le gars a bossé chez Microsoft et qu'il est à la fois consultant et investisseur, il sait de quoi il parle. Olivier, tu gâches le métier, je te dis. Mais bravo et merci!

vendredi 23 janvier 2015

284 millions de sites web, c'est très peu

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Verisign nous le dit: 284 millions de noms de domaine web dans le monde au 30 septembre 2014, dont 4 millions ajoutés au cours du troisième trimestre 2014.
C'est énorme diront certains. D'autres diront: je m'en fous, ce que je trouve pas mal comme position. Moi, je préfère dire, c'est peu. Par exemple, à moi tout seul, je dois avoir une bonne trentaine de sites web, dont la moitié inutilisés. Et comme on est 3 milliards d'internautes, si tout le monde faisait comme moi, cela devrait faire 90 milliards de sites web.
Voilà un chiffre, y'a de la marge encore !
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