jeudi 3 mars 2016

Vers une blockchain hybride pour les banques

Les banques tentent de se ré-approprier la technologie blockchain avant de se faire überiser par elle. Ce qui n'est pourtant pas prêt d'arriver au seul vu des performances: Bitcoin traite actuellement 7 transactions par seconde quand Visa en traite 20 000 !
Mais, on ne sait jamais, les choses changent vite dans ce monde exponentiel, alors, au passage les banquent transforment la blockchain en un modèle hybride, qui n'a plus rien à faire avec le modèle libertaire initial. Une blockchain régulée, avec intervention sur invitation;, où un nombre limité d'acteurs auraient voix au chapitre, pardon au registre. Un groupe de banques derrière Goldman Sachs et J.P. Morgan travaillerait sur ce scénario.
Danger !
Source du dessin : Financial Times et Blockchain France

vendredi 5 février 2016

Prise en main OnePlus 2: le meilleur smartphone du marché, plus performant et moins cher

De gauche à droite: iPhone 6 Plus, OnePlus 2, Samsung S5
J'ai enfin trouvé ce que je cherchais depuis des mois: un smartphone très performant, fluide et autonome, sous Android, pour un prix moins excessif que celui des vedettes consacrées!
Eh oui, j'ai pris en main et testé pour vous le OnePlus 2, le smartphone chinois dont tout le monde parle et à juste titre: il est aussi performant voire meilleur sur certains points (battterie, fluidité) qu'un Samsung 5 ou un iPhone 6 plus (je ne vous parle que des appareils que j'ai en main depuis longtemps) et il coûte nettement moins cher: 399 euros pour le modèle à 64 Go.
Du coup, je l'ai tellement utilisé depuis quelques jours que j'ai déjà rayé son écran pourtant réputé résistant (pas grand chose ne me résiste malheureusement, je suis un crash test à moi tout seul); alors j'ai acheté une protection en verre trempé mais c'est un peu tard, n'est-ce pas?
La taille de l'écran de l'Iphone 6 Plus pour un encombrement réduit
Le OnePlus 2 (qui vous l'avez deviné succède au OnePlus 1, un grand succès) a exactement la même taille d'écran qu'un Iphone 6 Plus soit 5,5 pouces.  Mais il est plus petit en encombrement général. Par contre, son écran est nettement plus grand que celui d'un Samsung 5. Il a donc la taille idéale ! C'est notamment une taille d'écran à partir de laquelle on peut lire des textes pendant longtemps, par exemple sur Kindle, sans trop se fatiguer ou bien visionner des vidéos en ayant l'impression d'y voir autre chose qu'un timbre poste.
La batterie tient la journée sans problème, à condition de ne pas faire de GPS, comme pour tous les appareils. Il y a un mode économie de batterie caché quelque part très efficace quand on descend en-dessous des 20%: bon, là tout de suite je ne sais plus où il est mais il existe! Ah si, vous tapotez sur l'icône batterie et ensuite sur le menu de la page Batterie.
Et surtout, le Oneplus 2 dépote, on passe d'une app à l'autre à toute vitesse, c'est la meilleure fluidité que j'ai jamais vue.
La photo est formidable, le son est excellent, là aussi l'un des meilleurs que j'ai jamais vu; il vient avec un tuner avec des préréglages très efficaces: moi qui ait une mauvaise oreille, j'ai vraiment entendu la différence. Pas beaucoup testé la vidéo mais elle a l'air très correcte. 
Bref, il est, au bout de quelques jours d'usage intensif, le plus rapide et le plus complet de tous les smartphones que j'ai pu avoir entre les mains. Je n'ai quasiment aucun reproche à lui faire et pourtant je n'ai pas bu, je vous jure!
Autres dispos en plus ou en moins, histoire de vous montrer que j'ai bossé:
- reconnaissance biométrique pour ceux que ça amuse: je n'ai pas testé, ça me casse les pieds (les mains plutôt);
- surcouche logicielle OnePlus: elle s'appelle Oxygen, et elle est sans intérêt comme la plupart des surcouches de fabricants qui se prennent pour des éditeurs. Android tout nu me va très bien. Sinon, pour votre info, je suis Google (email, contacts, agenda, notes, tâches) parce que changer de smartphone quand on est Google ça prend quelques minutes y compris avec une base de contacts Gmail qui approche les 10 000 entrées.
L'Iphone 6 Plus incapable de gérer une grosse base contacts Gmail
Au passage mon iPhone 6 Plus a été totalement incapable de gérer cette base contacts, même en allant chez les petits génies de l'Apple Store, sympathiques et efficaces mais toujours aussi prétentieux. Là, ils sont tombés sur un os: l'iPhone est inutilisable sur cette fonction, incroyable !  Au bout de 3 caractères de recherche, il s'arrête totalement et met plusieurs secondes à réagir. Mais ils ont trouvé la réponse, les petits génies : c'est la faute de Google, bien sûr. Alors je n'ai pas pu m'empêcher de sortir mon Samsung et de leur faire la démo: temps de réponse immédiat sur celui-ci. Gênés, les mecs...
Donc j'ai rangé mon Iphone dans mon tiroir; je le regarde de temps en temps avec nostalgie parce que je l'aime bien quand même, il est à la fois élégant et sympathique avec ses bords ronds. Le design du OnePlus 2 est sobre, sans plus, avec quand même un dos rugueux assez intéressant pour qu'il ne vous tombe pas des doigts. On ne va pas en tomber amoureux c'et sûr, c'est peut-être le seul petit bémol.
- pas de carte micro-SD mais franchement on s'en fout: avec 64 Go, on a de quoi s'occuper pour un moment ; d'après mon expérience avec une carte micro SD sur le Samsung S5, quand on met trop d'applis au bout d'un moment ça rame ; et les utilitaires qui vous proposent de trimbaler les applis entre la mémoire interne et la mémoire externe, à mon avis, n'arrangent pas les choses. Donc le OnePlus 2 a choisi la version packagée, type iPhone (batterie non amovible et pas de carte SD) et c'est très bien, ça fait une source d'emmerdes en moins.
- pas de puce NFC: pas très grave, il y en a encore pour quelques années avant que ça se développe !
- quelques commandes par geste pour la frime: vous dessinez un O sur l'écran et hop voici l'appareil photo ! un V et c'est la lampe de poche, deux traits verticaux avec deux doigts et c'est la musique ; vous tapotez deux fois sur l'écran noir et hop il se rallume (ça c'est pas mal !).
CONCLUSION: on parle souvent de "flagship killer" pour le OnePlus 2 (le vaisseau amiral, le produit phare, qui va tuer tous les autres). Moi je dis oui mais franchement on s'en fout quand on est juste un utilisateur. Il est tout simplement, actuellement, le meilleur smartphone du marché !

11 tendances du numérique en 2016, selon Deloitte: le mobile super-star

Le début d'année de la high-tech voit traditionnellement fleurir les prévisions des analystes: Accenture vient de sortir sa Technology Vision, j'en parlerais un peu plus tard et Deloitte publie 11 tendances TIC et médias, en voyant du mobile partout, il ne prend pas trop de risque.
Les 11 tendances techno 2016 Deloitte dans les TIC et médias :
1. Réalité virtuelle: surtout en jeu vidéo.
2. Cognitif (avec de l'intelligence artificielle): dans les logiciels d'entreprise.
3. Paiement sur mobile : on y croit !
4. Blocage de la pub sur mobile : ça ne prend pas, bizarre.
5. Le mobile, plateforme de jeux.
6. Le cinéma de papa (dans les salles) : toujours là.
7. Télé : ça s'érode doucement aux US.
8. UHD: l'ultra-haut débit accélère.
9. Smartphones d'occasion: un marché en plein boom.
10. Partage de photos: sans limites.
11. Le mobile perd de la voix : au profit de la data.

mardi 2 février 2016

Comment lever près de 800 millions de dollars sans dire ce que vous fabriquez: faites comme Magic Leap

Dernière levée en date pour Magic Leap: 794 millions de dollars, s'il vous plaît! Que fait Magic Leap: de la réalité virtuelle ou augmentée, je ne sais plus, personne ne sait très bien car ils ne montrent pas grand-chose. Et sur quel produit, sur quelle techno ont-ils levé cet argent dernièrement?... Euh... Ben, on ne sait pas très bien non plus !  A part qu'elle se surnomme "Mixed Reality Lightfield"!
Magic Leap est une entreprise baptisée "ultra-secrète" par les analystes qui adorent ça; elle cache bien son jeu mais apparemment elle sait très bien le vendre aux investisseurs. Tout ce qu'elle montre depuis qu'elle existe, c'est des vidéos bizarres comme cette baleine (ou orque je ne sais pas très bien) qui sort du plancher d'un gymnase transformé en piscine comme un dauphin qui ferait sa pirouette sous les yeux ébahis de jeunes spectateurs.
Je me demande si c'est légal de lever autant d'argent en en disant aussi peu l'usage prévu.  Peut-être qu'ils font une bombe atomique? Ou des armes pour Daesh?... Qui sait? En tout cas, leur secret n'effraie pas Alibaba, le number one chinois du e-commerce et Google qui font partie du tour de table et qui, eux, savent peut-être de quoi il retourne.
Du coup, grâce à son secret et à ses formidables vidéos, Magic Leap est bien sûr une "licorne" (startup non cotée en Bourse dont la valorisation "virtuelle" par les analystes est supérieure à 1 milliard de dollars), elle est actuellement valorisée à 4,5 milliards de dollars. Ben voilà... Ca serait drôle quand même que ce soit un canular monté par des bidouilleurs d'effets spéciaux qui nous font prendre des vessies pour des lanternes... C'est le cas de le dire !

lundi 1 février 2016

Le mobile, n° 1 du web et de la pub, impose son format d'écran

Avez-vous remarqué que les panneaux d'affichage pub vidéo dans la rue ou les aéroports sont de plus en plus verticaux? En fait ils sont homothétiques au format de l'écran de smartphone. Pourquoi? Parce que la pub maintenant ça se passe sur smartphone: Facebook tire 80% de ses revenus du mobile;  90% de ses membres, soit tenez-vous bien, 1,44 milliards de personnes, l'utilisent sur mobile, c'est tout dire. Le réseau social a engrangé 5,84 milliards de dollars de revenus à son quatrième trimestre, en progression de 52% s'il vous plait sur le même trimestre de l'année précédente. On savait le mobile déjà numéro un du surf, depuis l'année dernière. Il est en passe de devenir le numéro un de la pub et il impose déjà son format. D'après e-marketer.com, le basculement a eu lieu à la fin de l'année 2015, année ou le mobile est désormais crédité de 52,4% de parts du marché de la pub digitale aux Etats-Unis avec une prévision de 70% en 2019 sur ce même pays. Les prévisions pour la Chine sont encore plus optimistes : 80% de la pub digitale sera sur mobile en 2019. Et donc si la pub veut se faire bien voir en plein écran, il faudra qu'elle soit en format vertical ! On va sûrement inventer des caméras qui filmeront directement dans ce format...

dimanche 31 janvier 2016

Tous les dispos d'un smartphone milieu de gamme : exemple de l'Acer Liquid Z630S, édition « Gold »

Pour contrer, histoire de s'amuser, ceux qui croient que le smartphone va devenir un bidule courant non discriminant, voici la liste des dispos que contient un des derniers-nés du marché, l'Acer Liquid Z630S,  édition « Gold » (je l'ai pris au hasard dans la liste de mes communiqués de presse du jour):
- processeur 8 coeurs 64 bits cadencé à 1,3 Ghz : la cadence nominale n'est pas terrible mais c'est un 8 coeurs quand même;
- batterie de 4 000 mAh : c'est le haut du marché;
- caméra avant de 8 MP à optique grand angle, 1080p: 8 MP c'est pas extraordinaire mais 1080p quand même;
- caméra arrière autofocus également 8 MP 1080 p;
- support des "Float Apps" : ces app n'occupent qu'une partie de l'écran;
- "Float Caller" = affichage des appels entrants dans une mini-fenêtre avec possibilité de répondre par SMS;
- affichage de l'écran du smartphone sur un ordinateur externe, via AcerExtend;
- le filtre BluelightShield limite l'exposition utilisateur à la lumière bleue;
- traitement audio DTS AudioSound;
- mode photo Bright Magic pour des selfies toutjorus bien éclairés;
- interface utilisateur Quickmode pour choisir sa présentation;
- AcerNav: système de navigation GPS compatible TomTom et exploitant la base de données TripAdvsor.
Ca vous suffit? Parce que tout ça , c'est pour le prix conseillé de 249,90 euros.
Autre petite merveille asiatique, chinoise, celle-là : le Oneplus  2. Je l'ai commandé et vais le recevoir bientôt et je vous en ferai un petit compte-rendu dés sa prise en main.
Et en plus, donc, tous ces bidules téléphonent...

samedi 30 janvier 2016

Rendez-vous au Mobile World Congress de Barcelone: quand faut y aller, faut y aller !

Le MWC (Mobile World Congress) de Barcelone est devenu l'évènement incontournable de la mobilité et comme le mobile aujourd'hui est le number one du surf et de la pub sur internet ,(Facebook par exemple tire 80% de ses revenus pub des mobiles),  autant dire que MWC est LE salon du numérique qui se dispute la vedette avec le CES (Consumer Electronic Show) de Las Vegas, chacun ayant ses fans.  Bon, c'est quand même un peu plus varié au Nevada!

jeudi 28 janvier 2016

Apple : Chronique d’une fin annoncée

Je reprends ici une chronique reçue par courriel que j'ai trouvé intéressante et comme elle n'avait pas de lien internet, la voici. Le titre de l'article est aussi celui de la chronique. Bref je n'ai rien fait que de republier, ça fait du bien de temps en temps. Mais tout réside évidemment dans la qualité de la sélection!
Apple a annoncé cette semaine les résultats financiers record pour le premier trimestre de son exercice fiscal 2015. Mais la progression des ventes du célèbre smartphone -  qui n'a été que de 1 % par rapport à la même période en 2014 - n'a jamais été aussi faible depuis la sortie de l'iPhone en 2007.
Andre Spicer
Professeur de comportement
organisationnel à la 

Cass Business School 
de Londres
Voici ce qu'en pense Andre Spicer, Professeur de comportement organisationnel à la Cass Business School de Londres :
Apple a enregistré les plus hauts bénéfices trimestriels de l'histoire, mais méfiez-vous car l’entreprise pourrait dans quelques années tomber de son piédestal, comme cela a été le cas pour Nokia dans le passé. La stratégie d'Apple basée sur l’offre d'une gamme limitée de produits à des prix très élevés pourrait se retourner contre elle. Les smartphones sont de plus en plus considérés comme des biens indifférenciés, les consommateurs vont bientôt commencer à se demander pourquoi payer de telles sommes pour un smartphone et Apple pourrait se trouver prise au piège.
Les ventes de l’Apple Watch n’ont jamais décollé, et pour compenser cette absence de ventes de son principal produit, Apple a décidé de pénétrer d'autres marchés tels que la santé, les services financiers et l’automobile. Le plus grand obstacle est que ces secteurs sont très différents, complexes et très réglementés, avec des acteurs bien établis. Il est difficile de savoir comment les compétences d'Apple dans la production de smartphones trendy se traduiront en compétences dans le secteur bancaire.
Il me semble donc facile de prévoir un scénario catastrophe pour Apple, le plus probable est qu’Apple passe de l’exceptionnalité à la normalité. Lorsque cela se produira, la plupart des habitudes des entreprises traditionnelles apparaîtront : réduction des coûts, programmes de refonte managériale inutiles et répétitifs, etc. Il est probable que les actionnaires mettront plus de pression sur l'entreprise pour les dividendes et entreprendront un programme important de soutien financier. Certains investisseurs voudront sans doute voir revenir dans leurs poches «  la pile d'argent » d’Apple, plutôt que la voir réinvestie pour relancer l'entreprise. Si cela arrive, ce sera probablement le début de la fin.

vendredi 25 décembre 2015

Vidéo / Prise en main: J'ai testé pour vous la Box 4 G de Bouygues Telecom. Ca pulse !

J'ai eu la chance d'avoir entre les mains pendant quelques jours la Box 4G de Bouygues Telecom (fabriquée par Huawei) et…. Ca dépote ! Surtout quand vous venez d'une installation internet moyenne, ce qui est mon cas. Bref, vous déballez, vous branchez sur une prise électrique, et quelques secondes après, vous êtes connecté !
Il n'y a pas plus rapide à l'heure actuelle pour installer ex nihilo une connexion internet n'importe où… à condition bien sur d'être dans une zone couverte par la 4 G.
Dans mon cas (30 km à l'ouest de Paris), je suis à la limite de la couverture 4G de Bouygues Telecom, que je ne capte d'ailleurs pas avec mon smartphone (Nexus 5). Par contre, la Box 4G, elle, capte le signal (3 barres sur 5), à condition de l'installer au bon endroit, en l'occurrence chez moi au grenier devant une lucarne et dans une direction bien précise (vers le nord)!…
J'ai branché dessus un répéteur CPL (courant porteur en ligne) wifi Devolo (modèle 500 dLanWifi) et le signal est bien répété sans perte de vitesse dans toute les pièces où j'ai branché des répéteurs. Comme l'installation est dans le grenier, le routeur et le répéteur sont branchés sur la même multiprise à rallonge, ce qui est fortement déconseillé dans les manuels mais, pour l'instant, ça marche!
Et l'heureuse surprise est là : les quelques tests de mesure de débit que j'ai faits me montrent une vitesse de téléchargement descendant (download) de 12 à 14 Mbps et , surtout, une vitesse de téléchargement montant (upload) de près de 4 Mbps.
Le gain est évident. Il suffit de comparer avec ma ligne ADSL, également Bouygues Telecom, qui me donne péniblement un 4 Mbps en download et un 500 Kbps en upload. Mais l'opérateur n'y peut rien, c'était la même chose avant avec Orange, je suis en bout de ligne et à plus de 3 km du DSLAM. Mais, côté GSM, ça s'est amélioré, au moins mon mobile BT est opérationnel alors qu'avant, avec SFR, je ne captais quasiment nulle part dans la maison.
Par contre, le débit du routeur 4 G semble plus versatile qu'avec l'ADSL et il lui arrive de descendre à 4 Mbps en download puis il repart gaiement à 12 Mbps. Allez savoir pourquoi. Probablement parce que je suis en limite de couverture. En tout cas, pour un usage professionnel régulier, cette instabilité du débit en limite de zone me paraît être un gros frein.
Au passage, je signale que j'ai choisi finalement Bouygues Telecom pour l'ADSL et le mobile parce que sur l'ensemble de mes forfaits (2 lignes internet et 2 mobiles), par rapport à des abonnements Orange et SFR,  j'ai gagné près de 150 euros par mois !…
Enfin, dernière précision et non des moindres: vu le niveau de prix, il s'agit pour l'instant d'une offre professionnelle: 99 € HT par mois, avec une limite de 50 Go. Au-delà, la connexion est facturée 5 €/Go.
La preuve que c'est professionnel: il n'y a pas de bouquet TV proposé dans l'offre !… (0n peut bien sûr regarder la télé sur le web mais ce n'est pas discriminant car par exemple Canal + diffuse correctement sur le web à partir de 1,5 Mbps).
La rumeur dit que Bouygues Telecom sortirait bientôt un routeur 4G plus performant avec une petite antenne extérieure qui lui permettrait de capter à 20 km de l'émetteur.
J'attends cela avec impatience !

samedi 19 décembre 2015

Clayton Christensen: Quand les Géants échouent...


Synthèse librement traduite par moi d’un article du New Yorker When Giants Fail – What business has learned from Clayton Christensen, de Larissa Macfarqhar.

Pourquoi le succès d’une grande entreprise est-il si difficile à maintenir ?
Est-ce la faute de managers stupides ou incompétents ? Non, il y en a partout. Est-ce à cause d’une évolution trop rapide de la technologie ? Non.  Les grandes entreprises ne sont pas si en retard que cela. C’est à cause de la disruption.
Exemple de l’acier : l’acier a été fabriqué pendant des années par des usines intégrées de grande taille ; puis sont apparues des mini-usines avec des fours électriques et un coût inférieur. Mais aucune des grandes aciéries n’a voulu faire de mini-usine. Et aujourd’hui elles ont quasiment toutes fait faillite parce que étape par étape les mini-usines ont attaqué tous les segments du marché.
Ce qui s’est passé : les mini-usines ont d’abord fourni le marché des petites barres d'armatures sur lesquelles les grandes aciéries ne gagnaient pas d’argent. Elles leur ont donc facilement abandonné ce marché, bon débarras. Et c’est ainsi qu’elles ont fini par perdre la partie quand les mini-usines se sont attaquées à d’autres segments du marché.
Autre exemple : l’évolution de l’industrie des disques durs dans les années 80 et 90.  Les fabricants de disques 14 pouces ont été chassés par de nouveaux fabricants de disques 8 pouces, eux-mêmes évacués un peu plus tard par de nouveaux fabricants de disques 5 pouces ¼. Et pourtant à chaque fois le nouveau disque n’était pas technologiquement supérieur.
Ce ne sont pas les meilleures nouvelles technologies qui mettent les grandes entreprises à genoux,  ce sont même souvent les plus mauvaises ! Mais les nouveaux produits ont tous en commun d’être bas de gamme et pas chers et ce type de produits n’intéresse pas les grandes entreprises qui se focalisent toujours sur les produits haut de gamme à forte marge.
transistor sony années 1950
Autre exemple : quand Sony sort son transistor dans les années 50, une petite radio portable assez minable, celui-ci n’a a priori aucune chance contre les grandes marques de postes radio confortablement installées dans les foyers comme RCA ou Zenith. Mais le succès est venu de l’adoption massive par une nouvelle classe de consommateurs : les teen-agers. Et puis le transistor s’est amélioré… Idem pour les téléphones qui prenaient de très mauvaises photos au début mais si faciles à utiliser et qui maintenant sont aussi bons que des appareils photos. 
C’est toute la théorie des produits disruptifs de Christensen : ils ne sont pas forcément plus performants au départ mais ils perturbent fortement le marché.  Problème pour la grande entreprise: à l’image du transistor, comment faire la différence entre un mauvais produit qui va être adopté par la nation tout entière et un mauvais produit tout court ? La seule stratégie acceptable pour une grande entreprise semblait de se focaliser sur les produits à marge élevée ou d’attendre que le marché d’un nouveau produit soit assez visible et grand pour devenir intéressant, mais alors il est trop tard.
Toyota n’a pad débarqué aux Etats-Unis avec la Lexus, dit Christensen. Ils sont venus avec une petite voiture compacte et rustique la Corona. Et Ford et General Motors l’ont regardé faire et monter en gamme et en qualité.
Christensen milite pour que la grande entreprise crée sa propre petite entreprise, une spin-off,  loin de la maison mère, qui fonctionne comme une startup et qui ne travaille que sur de nouveautés bas de gamme sans se préoccuper de savoir si c’est raisonnable pour le groupe.
Pourquoi les grandes entreprises ont-elles mis si longtemps à suivre ses conseils ?  Pour lui, cela vient de la façon de mesurer le succès en ratios et non pas en chiffres. Retour sur actif net, pourcentage de marge brute, taux de rendement interne, tous ces rations ont dominé les quarante dernières années, imposés par ce que Christensen appelle le Temple de la Nouvelle Finance. On est arrivé à penser que le plus important n’était pas le bénéfice en valeur absolue mais le pourcentage de profit sur chaque dollar investi.
intel celeron 300 lancé en 1998
Le premier à suivre Christensen fut Andy Grove qui milita pour sortir Celeron, une puce pas cher pour les PC de gamme qui rafla 35% du marché en un an. Et au Comdex de 1999, Andy Grove montra au public le livre de Christensen « The Innovators Dilemna » en disant que c’était le livre le plus important qu’il ait jamais lu !
Christensen sait aussi se moquer de lui-même : heureusement que Steve Jobs n’a jamais fait appel à lui, dit-il, car il lui aurait dit qu’il était persuadé que l’iPhone ne marcherait pas . Il le voyait comme un téléphone trop cher. C’est plus tard qu’il a compris qu’il perturbait le marché des ordinateurs portables.
Il peut aussi travailler avec une étude sur le terrain comme avec ce fabricant-vendeur de milkshake qui n’arrivait pas à améliorer ses ventes malgré plein de nouveautés. En fait en interrogeant les clients, on s’aperçut que les principaux acheteurs avaient une longue route à faire et que le milkshake bien visqueux avec sa paille était le seul produit qu’ils pouvaient consommer sans risque d’une main en conduisant de l’autre. Résultat : on rendit le milkshake encore plus visqueux et les ventes repartirent. Sans oublier les astuces habituelles ; la machine de distribution à l’entrée du magasin et des cartes prépayées pour que cela aille vite.
Cette idée que les gens ne cherchent pas un produit mais une solution à leurs problèmes n’a évidemment pas été inventée par Christensen. Theodore Levitt, de Harvard Business Scholl, aimait à dire que dans une quincaillerie les gens ne cherchent pas un foret de ¼ de pouce mais à faire un trou de ¼ de pouce.
Pour la petite histoire, il se souvient de sa rencontre à la Maison Blanche avec le secrétaire de la Défense de Clinton, William Cohen, et tous les chefs d’Etat-Major des Armées. Et Cohen lui dit : « Les soviétiques c’est les grosses aciéries et le terrorisme les mini-usines et nous on a besoin de savoir comment se reconfigurer face à eux ! » Quelque temps plus tard le gouvernement créait une branche spéciale anti-terrorisme à Norfolk, Virginie. source texte- source photo

samedi 14 novembre 2015

L'ogre du net Rakuten achète Viber 900 millions de dollars : qu'en dites-vous?

Hiroshi Mikitani, CEO de Rakuten
Je republie à la demande générale une chronique sur l'affaire Viber-Rakuten
Le rachat de Viber par Rakuten inspire plusieurs réflexions:
- Viber n'a pratiquement jamais gagné d'argent avant d'être achetée mais revendique 200 millions de membres : le mythe de la net-économie qu'on croyait avoir été balayé par l'explosion de la bulle internet dans les années 2000 est donc toujours vivant; le prix de l'internaute se situe avec cet achat à 4,5 dollars.
A titre de comparaison, voici ce que j'ai trouvé chez quora.com (signé  William Wai Wong, Internet Marketer) comme cout d'acquisition d'un client, par secteur d'activité:
*Social/Mobile Games: $0.25 - $2.00
*Freemium Consumer Software: $3.00-$7.00
*Ecommerce (Email Leads): $3.00-$12.00
*Online Education: $30.00-$100.00
-Enterprise Software Leads: $30.00-$100.00
-Online Media Subscription: $7.00 - $20.00
- Viber n'a rien inventé puisque c'est un concurrent de Skype; il s'est contenté de peaufiner l'utilisation du téléphone en wifi; donc le mythe de l'innovation disruptive est lui aussi battu en brèches; même un me-too, même un numéro 2 peut faire sa pelote dans l'univers impitoyable du net.
- Créer une entreprise et la revendre reste le meilleur moyen de faire fortune:  le fondateur (et sa famille) Talmon Marco a créé Viber en décembre 2010 et il va empocher trois ans et quelques plus tard près de 100 millions de dollars.
- Enfin l'ogre du net ne s'appelle pas Facebook ou Google, il s'appelle Rakuten, une société japonaise d'e-commerce dirigé par un excentrique qui ne respecte pas les règles habituelles du business à la japonaise; le vrai disruptif c'est peut-être lui:  Hiroshi Mikitani (photo)
Il a déjà racheté PriceMinister en France, Kobo (liseuse) au Canada, Viki, Linkshare et Buy.com aux Etats-Unis et il annonce vouloir être le numéro un du service sur internet, tout simplement. A suivre, comme dit toujours le journaliste qui ne sait pas comment terminer sa chronique...

mercredi 11 novembre 2015

Alain Bensoussan (avocat): "La loi sur le renseignement est une avancée démocratique"


Beaucoup de voix s'élèvent contre la loi sur le renseignement mais Alain Bensoussan, avocat spécialisé dans le droit des technologies, estime au contraire que ce texte constitue une avancée dans l’expression de la démocratie dans le monde digital. Avant cette loi, les actions de renseignement s’effectuaient sans aucun cadre. Aujourd’hui, elles sont obligées de respecter une vraie protection de l’individu avant d’être enclenchées : il faut une autorisation du Premier ministre; la Commission nationale de contrôle des technologies de renseignements (CNCTR, autorité indépendante, à l’instar de la CNIL) vérifie la proportionnalité des moyens; et enfin le Conseil d’Etat peut être saisi ex post. Les missions enclenchant une surveillance ne peuvent être engagées que dans certains cas (terrorisme, défense…) ; les techniques invasives sont soumises à des garde-fous. Bref, la loi sur le renseignement, c’est tout un ensemble d’éléments qui devraient permettre un compromis plutôt qu’une compromission entre sécurité et liberté. Une interview que j'ai réalisée pour MyD-Business Tv.

mardi 10 novembre 2015

Après les GAFA, les NATU, beaucoup plus forts !

Les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) avaient déclenché l'admiration de la foule pour leur talent à gérer la multitude à toute vitesse sur internet et à créer une capitalisation totalement déraisonnable par rapport à la valeur de leurs actifs physiques. A eux quatre, ils pèsent plus lourd que le CAC 40, ce qui fait quand même bizarre pour nos grands patrons interloqués.
Voici maintenant les NATU (Netflix, Airbnb Tesla, Uber) qui nous étonnent encore plus parce que leur capitalisation est encore plus folle et surtout parce que leur principe de virtualisation va encore plus loin : Netflix ne possède pas une salle de cinéma, Airbnb pas un hôtel , Uber pas un taxi. Le seul un peu à part dans la bande, c'est Tesla, parce que lui, quand même, il fabrique des voitures !...
L'art des GAFA c'était simplement de faire mieux que les autres, plus vite mais pas forcément moins cher (Apple).
L'art des NATU c'est tout simplement d'être les meilleurs de la planète là où on ne les attendait pas: Uber possède le meilleur service de paiement du monde, un des rares qui a su rassurer et attirer les jeunes, Netflix possède le plus gros débit télécom sécurisé du monde alors que son catalogue de films est loin d'être le meilleur, Airbnb le meilleur système de notation , et c'est indispensable parce que son parc de logements est hétéroclite, Tesla la meilleure batterie universelle et pas seulement automobile, etc.
Bref les GAFA étonnaient le consommateur avec de nouveaux produits, les NATU déconcertent le citoyen avec des services inattendus. Les prochains, je ne sais pas ce qu'ils nous feront pour nous épater... Sans doute nous convraicront-ils que nous sommes des dieux...

lundi 7 septembre 2015

CHAMP, l'acronyme des super-prévisionnistes

"Aucune femme de mon époque ne sera jamais premier ministre."
Margaret Thatcher, 1969, premier ministre du Royaume-Uni 1979-1990
Les Américains qui ne font jamais les choses à moitié ont créé un groupe de 20 000 prévisionnistes, professionnels ou amateurs qui ont été interrogés depuis 4 ans sur un certain d'événements futurs politiques ou économiques: c'est le Good Judgment Project, dirigé par Philip Tetlock. Vous pouvez en faire partie si vous avez du temps à perdre, retraité, chômeur ou fonctionnaire ( un peu comme les bénévoles de Wikipedia).
Résultat: rien de bien marquant. Certains ont vu juste ; d'autres pas. Eh oui. Le principe du marteau et de la mouche est toujours valable et toujours aussi américain.
Le seul résultat intéressant c'est que, manifestement, dans la bande, certains voient plus juste que d'autres. C'est en gros parce qu'ils ont un comportement plus souple que les autres.
On leur a attribué l'acronyme CHAMP que vous pouvez vous appliquer si vous aussi vous voulez prédire le futur:

vendredi 7 août 2015

Quand le contenu manipulé remplace l'information indépendante

Publié dans La Lettre Presaje.com de juin 2015
Au fur et à mesure que les rédactions des médias traditionnels se vidaient de leurs journalistes en raison de la crise de la presse, une florissante industrie du contenu se développait sur internet. Une industrie libérée des contraintes éthiques du journalisme traditionnel et ouvertement dépendante de considérations commerciales. L’ob-session du nombre de clics, le mélange des genres information-publicité, l’utilisation détournée des ressources de Big Data, autant de pratiques qui réduisent le champ de l’information neutre, transparente et non manipulée. Tout a basculé en dix ans.
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mardi 23 juin 2015

MyD-Business Tv (avec un D comme digital), première chaîne webtv en France de la transformation numérique

La chaîne webtv (dont je suis le conseil indépendant et le directeur éditorial) s'est longtemps appelée MyDSI-Tv et la voilà qui change de nom maintenant pour MyD-Business Tv, avec un D comme digital. tout un symbole !
La transformation de l'entreprise grâce au numérique est dans les mains de tous les acteurs de l'entreprise et pas seulement des DSI, même s'ils ont longtemps été les premiers promoteurs de cette transformation. Explications par Christian Nibourel, PDG d'Accenture France et Bénélux et fervent supporter de la chaîne !

dimanche 21 juin 2015

Les archives d'Infotekart

Je republie dans ce blog des articles archivés dans mes anciens blogs et que j'exhume un par un quand je les trouve intéressants. Mais je les laisse à leur date originale de publication, ce qui fait que vous ne les trouverez pas en nouveautés. Je mets cette liste à jour au fil des jours et de ma patience de fouineur, qui n'est pas si grande... :)
Le seul moyen d'en (re)faire connaissance: c'est d'y aller directement en cliquant sur leur lien:
- La suite de Fibonacci, les petits lapins ou les mystères des nombres
- A propos des ours et du corbeau
- Vincent 16 ans invente le parasol qui tourne avec le soleil
- Que diriez-vous du mot ordinateur?


vendredi 19 juin 2015

Du Big Data comme on l'aime: Top 20 Spotify des chansons années 2000


Un résultat basé sur l'analyse de millions de playlist Spotify. Le Top 20 a été établi aussi pour les années 50, 60, 70, 80 et 90. Avis aux amateurs (Bon à part çà, rien à voir avec mes playlists à moi mais enfin chacun ses goûts!...)

vendredi 12 juin 2015

Raymond Barre enfant, une sculpture de Bernard Lacroix


Je ne connaissais pas cet artiste savoyard, mort récemment (mars 2015). Poète, musicien, peintre et sculpteur, collectionneur. Et dans le bureau de Marine Gall (Air France-KLM), je tombe sur ce livre qui expose certaines de ses oeuvres dont ce fabuleux "Raymond Barre enfant" (à gauche). Je rends donc mon petit hommage respectueux à l'artiste et sa clairvoyance, en précisant que ce live de Jean-Claude Fert est aux éditions du rempart, à Yvoire (Savoie)
en savoir plus sur Bernard Lacroix

lundi 8 juin 2015

Ma chaîne webtv sur Facebook et sa charte éthique

Je regroupe peu à peu l'ensemble de mes interviews webtv déjà réalisées de personnalités high-tech sur une nouvelle chaîne webtv Facebook: Acteurs High-Tech et Penseurs du numérique dont l'adresse est facebook.com/webtv.numerique, une adresse qui va faire des envieux !
Je vais en profiter pour reprendre une série de nouvelles interviews, toujours dans la même lignée: entrepreneur, sociologue, expert, économiste, philosophe... Tous ceux qui sont à la fois concernés et impliqués par le numérique et qui, pour une fois, le temps de cette interview, n'ont rien à vendre d'autre que leurs idées et leurs convictions. Donc tous sauf les fabricants, les éditeurs, les sociétés de services et de conseils, les pubeux, les marketeux et les politiques, sauf à de rares exceptions près, c'est-à-dire quand ils acceptent de stopper le jeu de la langue de bois et qu'ils arrivent à me convaincre. Bon courage ! 
Ces personnalités concernées et/ou impliquées, je les interroge sur les comportements, usages, tendances et technologies du numérique, pour l'individu, pour l'entreprise et pour la société. Pas sur l'actualité ou les nouveaux produits sauf s'ils sont emblématiques. Le tout dans un format court typiquement 3 mn. Et je fais tout moi-même: l'interview, le tournage, le montage, la diffusion. On n'est jamais mieux servi que par soi-même. Si vous pensez avoir le profil pour être interviewé, n'hésitez pas à me contacter, on me trouve facilement, Google et la NSA savent tout de moi. Le mieux est peut-être de passer par Facebook, quand même. 
Ma chaîne webtv est une chaîne d'information, réalisée par un journaliste honoraire (à vie) indépendant. Elle n'est pas une chaîne de contenu (lire à ce sujet ma chronique Il était une fois Dictateur Gafa). Pour l'instant, elle n'a aucun business model monétisable tant que je n'en aurai pas trouvé un qui respecte à la fois mon indépendance et l'internaute. Je sais, je risque de chercher longtemps mais ce n'est pas grave, j'ai les moyens d'être mon propre sponsor, du moins pendant un certain temps !