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samedi 29 octobre 2016

Robotic Process Automation: l'automatisation des tâches en plein essor

le robot qui se met à la place du travailleur, concept de la RPA Rbotic Process Automation
Si jamais un robot s'assoit à côté de vous au bureau et vous demande gentiment : "Expliquez-moi ce que vous faites", méfiez-vous. Quand vous aurez fini, il prendra votre place. C'est ce qu'on appelle le Robotic Process Automation (RPA), l'automatisation des tâches (souvent administratives, financières et mêmes complexes) par des logiciels robots à qui l'utilisateur enseigne sa façon de travailler, à travers des interfaces conviviaux et qui ensuite peut les répéter à l'infini. C'est en fait la partie la plus simple de la robotisation et apparemment son champ d'application est infini: "Dans le champ des composants et des applications de l'automatisation, la robotisation des processus est l'une des technologies les moins complexes à mettre en oeuvre", explique Accenture dans une conférence récente organisée par l'EOA (European Outsourcing Association)
Et en plus, le robot, vous ne le voyez pas, (comme sur la photo), il est surtout logiciel. Ce RPA est en marche depuis longtemps mais il reprend de plus belle en ce moment, comme beaucoup d'applications de l'intelligence artificielle, grâce aux capacités de traitement et de stockage qui se développent sans cesse. Quand vous voyez dans une entreprise des sièges vides devant des écrans qui fonctionnent à toute vitesse, c'est le RPA qui est en oeuvre !
Le RPA a beaucoup d'atouts pour l'entreprise, comme le souligne Accenture: c'est une technologie non intrusive; elle ne modifie pas forcément les process existants (ce qui rassure les angoissés de la transformation digitale); elle est prise en main directement, sans intermédiaire, par les équipes métiers; elle se met en place rapidement, en compatibilité avec les structures existantes; elle s'installe via un dialogue naturel avec des objets métiers, sans code. Bref elle se définit comme une "main-d'oeuvre virtuelle agissant comme un agent".
Le RPA a aussi beaucoup de contraintes et de coûts cachés, selon le cabinet Everest. Le danger principal étant bien sûr de recopier à la fois les bonnes habitudes mais aussi les mauvaises.
Et surtout, pour revenir sur le scénario évoqué plus haut, son impact sur l'emploi est immédiatement destructeur, les plus optimistes espérant ensuite que cela permettra aux entreprises de repositionner les collaborateurs sur des tâches plus nobles et à plus forte valeur ajoutée. Vieux débat. Des entreprises performantes comme KPN ont entrepris un vaste projet de RPA qui se répand progressivement dans toutes les activités du groupe de telecom hollandais. C'est un tout petit marché pour l'instant estimé par Everest à moins de 200 millions de dollars mais on peut lui prétendre un grand avenir.

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