jeudi 17 septembre 2009

Ils sont venus, ils sont tous là... pour interopérer

Microsoft vient de lancer son "Interop Lab" pour faire bosser ensemble les acteurs high-tech sur les meilleures voies de l'interopérabilité pour leurs clients. Vaste programme mais démarche louable.
Ils sont d'ailleurs venus nombreux ce jour-là témoigner de leur intérêt pour cette démarche et débattre, animé par le toujours excellent Cyril Dhénin (Brainsonic)
Sur la photo, (prise avec mon iphone, je suis assez content!)  de gauche à droite:
- Olivier Maupaté, directeur IT de Vallourec et membre d'Agora Club des DSI ; il représentait tous les clients à lui tout seul! Il s'en est pas mal sorti: voir mon itw vidéo. "Nous, les entreprises utilisatrices, on ne demande qu'une seule chose aux fournisseurs: on veut que ça marche!".
- Alfonso Castro, directeur de la stratégie interopérabilité de Microsoft, qui officiait en maître de cérémonie après avoir intronisé deux collègues: Thomas Serval (absent de la photo), ex Barracuda et adepte de l'open source rentré récemment chez Microsoft comme directeur de la division plateforme et systèmes - un gars à suivre car il a l'air d'avoir plein d'idées; et Fred Aatz (absent de la photo), directeur du MTC (Microsoft Technology Center). Alfonso Castro, assez à l'aise, a fait ce qu'il a pu dans un exercice de style difficile consistant à essayer de convaincre l'assistance de l'intérêt de Microsoft pour les normes partagées et le logiciel libre... Il a habilement conclu sur le fait qu'il ne fallait pas que la standardisation soit un frein à l'innovation.
- Yann Aubry, directeut général France de Red Hat: un jusqu'au-boutiste de l'open source, on s'en doute : "Il n'y a pas de limites à l'interopérabilité".
- Philippe Desmaison, de Novell, une marque qu'il n'est pas facile de représenter aujourd'hui quand on sait l'importance qu'elle a pu avoir dans le temps... Très content du nouveau slogan: "Making IT work as one"... on dirait du John Lennon
- Guillaume Le Tyrant, de Citrix; il a eu une bonne formule: "Ne pas confondre interopérabilité et intégration". Dommage que le débat n'ait pas approfondi ce thème car c'était le vrai sujet.
- Lionel Cavallière, senior product marketing manager, EMEA, de VMWare ; il s'est contenté de militer pour sa maison: "La brique de base de la virtualisation s'intercale dans toutes les briques applicatives".
- Marc Bernis, regional CTO de HP; manifestement, il était là parce qu'il fallait être là....
- Bruno Pinna, directeur marketing de Bull, toujours bon orateur:  "On est pragmatique, on teste, on regarde si ça marche.."
- Ori Pekelman, chief software architect de la petite société AF83 et membre de la communauté de développeurs Drupal; le trublion de la soirée, ouf,  il y en avait un! Auteur de nombreuses formules choc:
"Un bon standard c'est un standard qui se casse facilement";
"Quand on voit un standard infecté par des royalties ou des brevets, on se méfie, on n'a pas envie de l'utiliser, par peur d'avoir des procès";
"Un standard qui voudrait faire marcher complètement ensemble deux machines différentes, il lui faudrait des millions de lignes de code et alors, ce n'est plus un standard, c'est l'OS lui-même!"
- Yves Yang, directeur général de Soyatec : je n'ai pas bien compris ce qu'il faisait là. Je crois que c'est une des nombreuses start-up aidées par Microsoft et qui a développé un pont entre Eclipse et Silverlight.
- Eric Bachard, professeur et responsable du développement éduction de OpenOffice: il a annoncé un OpenOffice "light" ce qui est une très bonne nouvelle.
Conclusion: l'interopérabilité est une long chemin pavé de bonnes intentions...
Cela me rappelle une bonne histoire: "Dans un couple, l'important est de ne faire qu'un; le problème est de savoir lequel..."
piqué à H.L. Mencken

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